Nicolas Chamussy (Airbus) en pole position pour diriger Nexter
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Nicolas Chamussy en connait un rayon sur la relation franco-allemande. Il a passé plus de 20 ans dans le groupe Airbus
Airbus
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Nicolas Chamussy en connait un rayon sur la relation franco-allemande. Il a passé plus de 20 ans dans le groupe Airbus
Airbus
L'épilogue est très proche. Après plusieurs semaines d'attente, le nouveau directeur général de Nexter, très attendu par le camp français, va être nommé en fin de semaine, selon plusieurs sources concordantes. Le conseiller espace du groupe Airbus et ancien patron des activités Espace au sein d'Airbus Defence & Space, Nicolas Chamussy, tient la corde pour succéder à l'ancien PDG, Stéphane Mayer. A condition qu'il ait le feu vert de l'Élysée. Il a d'ailleurs le profil du candidat décrit en décembre par les conseillers industrie et affaires sociales du ministère des Armées aux organisations syndicales de Nexter :
Si sa nomination a pris un peu de temps, c'est parce que Nicolas Chamussy était également en course pour la présidence du CNES, dont le processus de sélection patine depuis maintenant de longs mois. Nexter ne pouvait plus attendre son directeur général au moment où les négociations sur le programme MGCS (Main Ground Combat System) entrent dans une période cruciale entre Paris et Berlin. D'autant que les tensions entre les deux pays sont actuellement aiguës sur les grands programmes en coopération, y compris le MGCS. Le nouveau patron opérationnel doit remettre en marche Nexter, aujourd'hui dans un état de sidération.
À lire également
Au sein du groupe franco-allemand KNDS, maison-mère de Nexter et de Krauss-Maffei Wegmann (KMW), Nicolas Chamussy sera bien encadré entre le président du conseil d'administration de KNDS et garant des intérêts français, Philippe Petitcolin, et le PDG de KNDS et président du conseil d'administration de Nexter, Frank Haun. Autant dire que sa marge de manoeuvre sera très étroite face à deux forts caractères. Pour conquérir ce poste, il a été soutenu par la ministre des Armées Florence Parly mais aussi par Tom Enders, l'ex-PDG d'Airbus, dont il avait été son ancien directeur de cabinet (juillet 2012-juillet 2016). Il aura besoin de toute son expérience passée chez Airbus où il a débuté en 1999 et qui est le symbole de la coopération industrielle franco-allemande, pour faire gagner du temps à Nexter dans la compréhension de la partie allemande.
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération
Industrie, mobilités, logements, géothermie : la nouvelle offensive verte de l’Occitanie
Acier : entre surcapacités chinoises et barrières américaines, la sidérurgie européenne sous pression