Comment OHB est resté le seul fournisseur des satellites Galileo en dépit des pannes à répétition

 |  | 1410 mots
Lecture 7 min.
OHB System a été jusqu'ici le fournisseur unique des 30 satellites FOC (Full Operational Capability) de la constellation Galileo
OHB System a été jusqu'ici le fournisseur unique des 30 satellites FOC (Full Operational Capability) de la constellation Galileo (Crédits : © STR New / Reuters)
Le déploiement de la constellation Galileo n'a pas été un long fleuve tranquille. En partie en raison de l'inexpérience de OHB System à assumer la maîtrise d'oeuvre d'un programme de cette envergure. Aujourd'hui la PME allemande, qui a toujours été très soutenue par son pays, tente de gagner sur le terrain juridique celle qu'elle a perdu sur le terrain technique et technologique lors du dernier appel d'offres portant sur la fabrication de 12 satellites de nouvelle génération. Décryptage.

Grandeur et décadence pour OHB System, dont la croissance a été dopée par Galileo (1,29 milliard d'euros depuis janvier 2010), le système de positionnement par satellites (radionavigation), en étant le fournisseur unique de 34 satellites FOC (Full Operational Capability) de la première génération. Une constellation payée à 100% par l'Union européenne. Mais la roue a tourné en défaveur d'OHB dernièrement : non sélectionné parmi les trois groupes en compétition pour la fabrication de 12 satellites de nouvelle génération, l'entreprise allemande s'est prise un énorme KO le 20 janvier quand la commission européenne a annoncé avoir choisi Airbus Space en Allemagne et Thales Alenia Space (TAS) en Italie pour ce contrat estimé à 1,47 milliard d'euros.

OHB bloque Galileo

Juste avant l'annonce, le constructeur allemand avait pourtant bien essayé de mobiliser en Allemagne (politiques, syndicats, soutiens allemands à la Commission et à l'ESA) pour faire dérailler la décision du commissaire européen, Thierry Breton. Cette fois-ci, il n'a pas réussi. Un porte-parole de la PME allemande interrogé par l'AFP peu après l'annonce, a pourtant minimisé l'impact de cette décision pour OHB System. Il a assuré que "les conséquences économiques pour OHB sont limitées". Il n'en demeure pas moins que le groupe présidé de façon énergique par Marco Fuchs tente maintenant de faire capoter la décision de la Commission sur le plan juridique, en attaquant Airbus sur une possible déloyauté de sa part, en débauchant un cadre d'OHB qui connaissait le dossier Galileo.

Ainsi, OHB bloque le programme spatial le plus emblématique d'Europe, pour, semble-t-il, "obtenir un lot de consolation" de la part de la Commission ou se substituer à Airbus, estime un bon connaisseur du dossier. Par calcul stratégique, plus il retarde le remplacement des premiers satellites lancés par la nouvelle génération de satellites, plus la Commission pourrait être contrainte de lui confier une nouvelle commande de satellites de la première génération. Car "plus il y a de satellites en orbite, meilleure est la performance du système", rappelle une autre source du domaine. Clairement, un récepteur GNSS (Géolocalisation et Navigation par un Système de Satellites) a besoin de trois satellites au minimum sur une zone pour recevoir le signal Galileo (triangulation : position, temps et vitesse). Et pour être plus précis, il en faudrait quatre, comme le GPS.

Une série de dysfonctionnements

En dépit d'un soutien inconditionnel de l'Allemagne, OHB a semble-t-il payé pour toute une série de dysfonctionnements accumulés ces dernières années : multiples retards de livraison des satellites (y compris pour les derniers), nombreux déboires industriels en raison d'un défaut de maîtrise d'oeuvre (horloges atomiques notamment...). Toute cette série de problèmes reflète l'incapacité d'OHB à se hisser en tant que systémier, selon plusieurs observateurs. Un savoir-faire en revanche parfaitement maîtrisé par Airbus Space et TAS. Ainsi, depuis le début du programme, le constructeur allemand n'a jamais semble-t-il pu se montrer à la hauteur des enjeux techniques de Galileo. "OHB n'arrive pas à maîtriser l'intégration des satellites dans son ensemble : plateforme et charges utiles avec les sous-systèmes (calculateurs...)", résume-t-on à La Tribune.

Les déboires d'OHB sur les satellites Galileo ont débuté assez rapidement après le lancement du programme européen. Ils ont fini par éclater sur la place publique en octobre 2013. Pour sortir le programme alors dans une impasse technique, l'Agence spatiale européenne (ESA) et l'Union européenne sont contraintes de demander à l'été 2013 à Astrium (devenu depuis Airbus Space), le rival malheureux d'OHB lors des deux appels d'offres en janvier 2010 (14 satellites) et en février 2012 (8), ainsi qu'à TAS, de jouer les pompiers de service pour aider la PME allemande à remettre le programme sur la bonne orbite. Airbus Space obtient une mission d'assistance à maîtrise d'œuvre. Un comble... quand on connait les rapports difficiles entre les deux groupes à cette époque. Pour sa part, TAS qui avait été interdit de concourir en 2010 pour des raisons de retour géographique, a été appelé pour aider les équipes d'OHB à intégrer les satellites dans les deux chaînes de production de l'entreprise allemande.

Moins d'un an plus tard, le programme est officiellement remis au carré. Mais manque de chance pour la Commission, les deux premiers satellites fabriqués par OHB et lancés en août 2014 par le lanceur russe Soyuz, sont "mis sur une orbite plus basse que prévue", avait expliqué Arianespace. Des satellites qui aurait dû être injectés sur une orbite circulaire de 23.000 km d'altitude, et qui ont été placés sur une orbite elliptique et plus basse, aux alentours de 17.000 km. Un fiasco pour lequel OHB n'y est évidemment pour rien. Tout comme la panne révélée fin 2014 sur le quatrième satellite IOV (antenne défaillante) fabriqué par Airbus. Sur les quatre premiers satellites de la constellation (IOV) lancés en 2011, puis en 2012, trois IOV fonctionnent encore.

Des horloges toujours défaillantes

A partir de novembre 2016, une mystérieuse épidémie frappe les horloges des satellites de la constellation, qui en ont quatre à bord chacun, révèle La Tribune. Au total, à l'été 2017, ce serait une vingtaine d'horloges, qui auraient des dysfonctionnements et dont dix seraient hors service. Le nombre d'horloges en panne serait aujourd'hui supérieur, estime un bon connaisseur du dossier. Le dysfonctionnement des horloges de Galileo agace alors toute l'Europe. Des experts avancent des problèmes d'intégration rencontrés par OHB "incapable de faire "parler" les instruments entre eux au sein de la charge utile". Résultat, les satellites Galileo sont moins robustes que ceux du GPS américain, selon ces mêmes experts.

Mais, en dépit de ces problèmes majeurs, la commission sélectionne à nouveau OHB en juin 2017 pour la fourniture de huit nouveaux satellites (+ quatre en option) alors que personne ne sait aujourd'hui encore pourquoi ces horloges dysfonctionnent. Puis, en octobre 2017, la commission lève discrètement l'option pour les quatre derniers satellites (157,7 millions d'euros). Personne, et notamment la France, qui avait pourtant des arguments à faire valoir, ne s'est opposée à ce que voulait l'Allemagne : paresse ? Calcul ? Résultat, Berlin est passée en force pour couler le principe de la double source.

Pourtant très favorable à ce principe, la commissaire européenne au Marché intérieur et à l'industrie Elżbieta Bieńkowska s'est fait tordre le bras par les Allemands, via le vice-président de la commission européenne Maroš Šefčovič, selon nos informations. Elle souhaitait commander six satellites à OHB et six autres à un autre fournisseur qui restait à sélectionner. "Lors de l'attribution du dernier lot de 12 satellites, l'évaluation des experts avait pourtant recommandé une double source ce qui au regard des difficultés d'OHB semblait d'une logique implacable", confirme-t-on à La Tribune.

Maroš Šefčovič a donc été chargé "de contrôler" la commissaire sur ce dossier en lui expliquant clairement qu'il "n'est pas évident que cette double source soit nécessaire". Message finalement reçu par la commissaire contrainte d'accepter OHB comme unique fournisseur des satellites FOC de Galileo. Isolée, elle n'a pas pu résister à la puissance de feu du lobbying allemand : du directeur général de l'ESA Jan Wörner et de son directeur de la navigation, le néerlandais Paul Verhoef, aux représentants allemands du Parlement, en passant par le commissaire européen au budget, l'Allemand Günther Oettinger ainsi que le secrétaire général de la commission Martin Selmayr et le directeur des programmes de navigation par satellite de l'UE, Matthias Petschke.

26 satellites lancés

Aujourd'hui, 26 satellites Galileo ont été lancés (22 OHB, 4 Airbus). Les deux premiers  satellites du dernier lot commandé en 2017 aurait dû être lancés en 2020 par le nouveau lanceur européen Ariane 62, qui avait pourtant comme back-up le lanceur russe Soyuz. Tout comme Ariane 6, les satellites Galileo fabriqués par OHB ont donc du retard. Officiellement en raison de la Covid-19, qui aurait retardé la fabrication des satellites, selon l'ESA. A ce jour, aucun de ces douze satellites n'a encore été accepté par l'ESA bien qu'ils aient été commandés depuis 2017. Ils sont actuellement en cours de construction et de tests, explique l'ESA. En principe, un lancement des deux premiers satellites du "batch 3" est aujourd'hui attendu autour du troisième trimestre de cette année. Avec, faut-il l'espérer, des horloges, qui ne clochent pas ?

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 24/02/2021 à 12:19 :
1/ Airbus est allé soutenir OHB à la demande de l'ESA et non par 'amitié'...l'ESA étant un client majeur il était difficile de refuser...surtout si il paye.
2/ Il appartient au maître d'oeuvre de prendre ses responsabilités et éventuellement de proposer des alternatives. Qu'OHB ait identifié avant tir les problèmes survenus en orbite reste à démontrer...
3/Si, si, c'est honteux dans le cas d'OHB qui a fait une offre avec dumping et qui est ensuite allé pleurer et se refaire au travers de multiples "CN". (Change Notice). En plus les accointances de Fuchs père avec la CSU étaient notoires.
4/ On parle du segment spatial. sinon expliquez nous pourquoi OHB a ouvert un 'claim' sur cet AO.
5/ Justement, mon téléphone reçoit tous les signaux et un test rapide montre que si l'on voit bien les US (5 satellites en visibilité) , les Russes (3 sats en visi) et même les Chinois (3 sats en visi) on ne reçoit qu'un seul Galiléo qui est supposé couvrir l'Europe. Et un seul satellite c'est un peu insuffisant pour faire un point...dommage...
a écrit le 23/02/2021 à 14:28 :
En réponse a Bertrand e, OHB a été soutenu par les politiques allemands, cela ne fait aucun doute. Meme si OHB etait plein de bonne volonté et moins cher, cela ne faisait pas l`affaire.
Les allemands veulent l`europe allemande.
Voir ce qui s`est passe pour le futur char MGCS (main mise des allemands sur ce programme).
Et voir ce qui se passe en ce moment pour le futur avion de combat furtif SCAF; le partage avait été fait avec les allemands entre le MGCS et le SCAF ; une fois le leadership sur le MGCS acquis (en cédant politiquement sur le SCAF) , les allemands reviennent sur le sujet du SCAF pour avoir plus....
Les loups sont dans le pre...
Le pouvoir politique francais sera-t-il un agneau ?
Suivre l`actualité pour le savoir...
Réponse de le 24/02/2021 à 10:28 :
Les Allemands veulent l'Europe allemande tout comme les Français veulent l'Europe française etc., c'est de bonne guerre si j'ose dire et ici comme ailleurs ce sont les rapports de force qui prevalent, rien de nouveau sous le soleil. S'agissant maintenant particulierement du lobbying des etats dans le secteur spatial au niveau de l'ESA et de la CE, tous les connaisseurs s'accordent a dire que celui de l'Allemagne est de loin moins operant que celui de la France et de l'Italie, renseignez-vous. A cet egard la montee en puissance de l'Allemagne dans le cadre de la derniere conference ministerielle de l'ESA constitue un changement (recent) de paradigme, qui n'etait en tous cas pas d'actualite lors de la mise en place des precedents contrats Galileo FOC. D'ailleurs Airbus, auquel la CE a attribue le nouveau contrat Galileo (sous reserve de la decision de justice en cours) au detriment de OHB, est aussi allemand donc l'argument consistant a dire que l'etat allemand est derriere OHB dans le cadre de l'obtention de ces contrats europeens ne tient guere. Si l'etat allemand soutient effectivement OHB, c'est plutot par le biais de contrats nationaux (defense) tout comme la France le fait envers Thales par exemple, rien de nouveau ni de scandaleux non plus ici.
a écrit le 22/02/2021 à 18:13 :
Deutsche über alles !!
a écrit le 22/02/2021 à 17:17 :
En retraite maintenant, j'ai vécu professionnellement un peu le sujet . Longue et complexe histoire qui n'a d'égal que la naïveté des Français. Pour faire simple le projet initié par l'Europe il y a plus de 20 ans a pris dès le début un considérable retard de plusieurs années du fait que l'Allemagne (et parfois d'autres partenaires) n'était pas d'accord dans la répartition du travail avec l'Italie (notamment sur les stations sol entre autres). La France avait trouvé son bonheur dans sa part du gâteau en prenant comme d'habitude tous les risques techniques en maitrise d'oeuvre pour le développement et la réalisation des 3 premiers satellites prototypes par Airbus Space France et leur mise en orbite par Arianespace . Travail correctement réalisé et validé par les experts. Dans la phase de réalisation des lots de série, l'allemand OHB (avec force de lobbying vers l'UE et des tarifs probablement en dumping) a remporté le premier marché 14 satellites sur 27prévus initialement) contre Airbus Space et contre toute attente alors qu'il n'était qu'un équipementiers de second rang sans maitrise technique du sujet. Ce qui devait arriver arriva, OHB s'est 'planté' dans la réalisation du programme série et Airbus Space bon prince est venu à la rescousse pour sauver le projet à la demande de l'UE. Comme cela ne suffisait pas, le second lot de satellites a encore était attribué à OHB malgré quelques problèmes technique de ceux déjà livrés en vol témoignant une certaine suspicion dans l'attribution de ce marché alors que la plus élémentaire prudence aurait voulu qu'il y ait au moins deux fournisseurs pour sécuriser l'approvisionnement. Pour ce 3ème lot de série OHB la rejoue sur le plan juridique cette fois parce qu'il a perdu de mauvaise grâce face à Airbus Space et que sa mésaventure Galiléo l'a affaibli financièrement. Il faut savoir pour conclure que nos amis allemands n'acceptent pas le partage et veulent tout du savoir faire dans le domaine du spatiale. Ils n'acceptent pas la domination du sujet qu'ont avec Airbus Space, Arianespace et Alctatel-Alénia Space. Ils (les allemands) se sont développés en toute discrétion une 3ème industrie spatiale en Europe en quelques années, alors qu'un seul industriel eût suffi comme pour les avions (voir éventuellement 2 mais pas 3...pour des raisons évidentes de dispersion des budgets et d'éfficacité économique).
Réponse de le 22/02/2021 à 20:33 :
Cet article d’une délicieuse franchouillardise comme d’habitude s’agissant des articles du secteur spatial dans ce journal, est mensonger, et oublie aussi de restituer le « segment space » de Galileo dans l’ensemble du projet, dont il ne représente que env. 10% du coût, le reste relevant du « segment sol », qui représente donc env. 90% du projet. Cela semble utile s’agissant de traiter ce sujet mal connu du grand public.
Ceci étant dit, il est absolument faux de dire que les satellites conçus et construits par OHB ont présenté des défaillances techniques. En l’occurrence ils fonctionnent plutôt très bien jusqu’à présent, les défaillances dont il est implicitement question dans cet article sont liées aux horloges qui sont des sous-systèmes imposés et préalablement qualifiés par l’ESA, précisément lors de la phase de validation en orbite qui a été réalisée avec des satellites réalisés par Airbus (ex-Astrium). Ces défaillances ne sont donc pas imputables à OHB.
Par ailleurs OHB a certes, dans les premiers lots, offert un prix compétitif face à des concurrents ayant des coûts de structure plus importants : cela ne fait pas d’OHB une entreprise qui pratique le dumping pour autant, c’est la compétition.
Pour finir, il faudrait en savoir plus sur l’évaluation des différentes offres pour les satellites de nouvelle génération avant d’affirmer, comme le fait ce journaliste peu scrupuleux sur la qualité des informations qu’il diffuse, que le choix de la Commission Européenne met en cause la qualité technique de l’offre d’OHB. Le journaliste a-t-il eu accès à l’évaluation réalisée par le jury en charge de cette offre ?? Si oui alors qu’il en publie ce qui lui permet d’étayer ses propos !
Réponse de le 23/02/2021 à 9:31 :
1/ Le commentaire indiquant qu'Airbus a dû aller aider OHB pour la réalisation des satellites Galileo est absolument exact. Au passage cela n'a pas été gratuit, puisqu'à la demande de l'ESA...
2/ le sous-système horloge est certes fourni au travers de l'ESA mais il appartient au maître d'oeuvre de s'assurer que le produit est acceptable. Un produit qualifié n'est pas un exemplaire automatiquement accepté.
3/ OHB a été soutenu de façon éhontée par l'Allemagne et par l'ESA qui ont toujours voulu créer un compétiteur à Airbus et accessoirement TAS (qui sait très bien s'associer à OHB quand cela lui est utile...).
4/ sans le segment spatial, le segment sol n'est pas d'une immense utilité...
5/ Quand vous recevrez le signal Galileo sur votre téléphone ou dans votre véhicule, prévenez-nous....
Réponse de le 23/02/2021 à 15:53 :
Bertrand e., vous avez une conception curieuse de la maîtrise d'oeuvre. OHB en tant que maitre d'oeuvre aurait dû s'assurer que son satellite livré à l'Union européenne et à l'ESA était en état de fonctionnement. Trop facile de reporter la cause sur l'ESA. Quand on répond à un appel d'offres pour être maître d'oeuvre, on s'assure de livrer un produit sain et en état de fonctionner. Point barre.
Réponse de le 23/02/2021 à 16:17 :
@Bertrand e. Je garde soigneusement votre IP dans mes archives.
Réponse de le 24/02/2021 à 10:44 :
En reponse a Benvoyons,
1/ oui c'est exact mais c'est reste limite a un renfort tres temporaire par la mise a disposition de ressources dans le contexte d'une montee en regime/cadence transitoire qu'OHB n'avait effectivement pas suffisamment/correctement anticipee. Dans ce secteur industriel en particulier ou les challenges a relever sont nombreux, il arrive effectivement que les adversaires d'un jour se retrouvent a se donner un coup de main et/ou a associer leurs forces un autre jour : ce n'est ni la premiere ni la derniere fois que ca arrive et c'est tant mieux pour le spatial europeen et tout a l'honneur d'Airbus en l'occurrence effectivement.
2/ le probleme est precisement que ces horloges ont ete dument acceptees en dernier ressort par l'ESA precisement, et selon le cahier des charges que l'ESA avait impose, alors que ces defaillances avaient ete mises en evidence par OHB.
3/ Voir mon commentaire a ce sujet : rien de honteux dans le fait qu'un etat soutienne les fleurons de son industrie, ce que la France fait egalement, et heureusement. Je ne vois pas pourquoi ce serait honteux lorsque c'est l'Allemagne qui le fait et pas lorsque c'est la France...
4/ certes, mais s'agissant de discuter de la repartition des contrats Galileo au sein des industriels europeens, il serait ridicule d'en ignorer les 90% restant !! Sinon on ne regarde que la partie emergee de l'iceberg, et encore !
5/ moi je recois tres bien le signal Galileo sur mon telephone. Si vous ne le recevez pas c'est que votre telephone est d'une generation assez ancienne. Renseignez-vous !
Réponse de le 24/02/2021 à 14:09 :
en reponse a Michel Cabirol (auteur de l'article, donc, je presume) : je vous ai meme envoye un email comme ca vous aurez mon adresse en plus de mon IP, a toutes fins utiles (?!). Cordialement,
Réponse de le 27/02/2021 à 12:41 :
@Bertrand e. Je n'ai malheureusement pas reçu votre email. Pour plus de précaution, voici mon email : mcabirol@latribune.fr
a écrit le 22/02/2021 à 13:14 :
GALILEO, qui ne fonctionne toujours pas
Réponse de le 22/02/2021 à 22:09 :
Mais si !! Et bien même ! Quand on ne sait pas, mieux vaut ne rien dire !!
a écrit le 22/02/2021 à 13:12 :
Les Français sont les pigeons officiel de l'UE
Réponse de le 22/02/2021 à 22:16 :
Ah oui ? Alors il faudrait peut-être savoir que jusqu’à présent, le marché de lancement des satellites Galileo attribué comme il se doit à l’unique opérateur de lancement européen Arianespace, qui n’est pas allemand sauf erreur, représente à lui seul une valeur égale au prix des satellites construits par OHB, à savoir que lancer 2 satellites Galileo FOC d’un coût unitaire de 40M€ coûte environ 80M€. Donc « la France » ne s’en sort pas si mal sur ce coup-là, non ?
Réponse de le 23/02/2021 à 16:12 :
Cher @bertrand e., encore heureux que Arianespace ait lancé les satellites européens Galileo. Imaginons un seul instant que SpaceX lance Galileo : le scandale. Vous êtes à côté de la plaque.
Réponse de le 24/02/2021 à 14:06 :
en reponse a Totoff : tout a fait d'accord, je ne pretendais pas denoncer un scandale, mais seulement mettre les choses en perspective en rappelant que si on considere le programme Galileo comme un gateau a se partager si possible equitablement en Europe (bien que le principe de retour geographique ne s'applique pas formellement a Galileo qui est un programme CE et non ESA), ce n'est pas parce que jusqu'a present le marche des satellites a echappe aux industriels francais que la France n'a pas sa part (ou tout du moins une part substantielle) du gateau !
Réponse de le 24/02/2021 à 14:10 :
en reponse a Totoff : tout a fait d'accord, je ne pretendais pas denoncer un scandale, mais seulement mettre les choses en perspective en rappelant que si on considere le programme Galileo comme un gateau a se partager si possible equitablement en Europe (bien que le principe de retour geographique ne s'applique pas formellement a Galileo qui est un programme CE et non ESA), ce n'est pas parce que jusqu'a present le marche des satellites a echappe aux industriels francais que la France n'a pas sa part (ou tout du moins une part substantielle) du gateau !
a écrit le 22/02/2021 à 10:27 :
"Germany First", ça devrait être le slogan de l'UE (plus facile à comprendre en anglais qu'en allemand).
a écrit le 22/02/2021 à 9:46 :
Au bout de combien de catastrophe on mettra à plat l'organisation de l'UE..

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :