Article modifié à 21h07 le 20 janvier en raison d'un important complément d'informations obtenu par La Tribune.
La Commission européenne a annoncé mercredi avoir confié un contrat de douze satellites à Thales Alenia Space (TAS) et Airbus Space pour 1,47 milliard d'euros, pour la prochaine génération du système Galileo de positionnement par satellites. La fabrication de six satellites a été attribuée à TAS en Italie, les six autres à Airbus Space en Allemagne. Si la France, qui a joué ainsi un rôle majeur dans la création de Galileo, n'apparait pas dans le communiqué de la Commission, elle bénéficiera pour autant d'un retour géographique supérieur à l'Allemagne et à l'Italie, selon nos informations. Les contrats doivent être signés d'ici à la fin du mois. Le commissaire européen chargé des questions spatiales Thierry Breton avait annoncé la semaine passée une accélération du calendrier, arguant de la nécessité de "projeter l'Europe dans les prochaines courses technologiques".
A l'issue d'un appel d'offres lancé en mai 2018, les deux industriels l'ont emporté aux dépens de l'allemand OHB, qui avait remporté tous les contrats pour les satellites (FOC) de la première génération de la constellation Galileo, à l'exception des quatre premiers satellites IOV. Thales Alenia Space et Airbus ont présenté "les meilleures offres techniques et financières", justifie la Commission, qui avait délégué l'étude des offres à l'agence spatiale européenne (ESA).