Pourquoi TechnicAtome, le spécialiste de la propulsion nucléaire militaire, est en fusion
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Le deuxième sous-marin Barracuda sera mis en service en 2022.
Marine nationale (Axel Manzano)
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Le deuxième sous-marin Barracuda sera mis en service en 2022.
Marine nationale (Axel Manzano)
En dépit d'une baisse de près de 5% de son chiffre d'affaires l'an dernier (400 millions d'euros en 2020, contre 420 millions en 2019), TechnicAtome reste orienté sur une très belle dynamique. Spécialisée dans la conception des réacteurs nucléaires compacts, la société, détenue à 50,3% par l'État, a réalisé l'année dernière un niveau de rentabilité inédit (14%), soit un excédent brut d'exploitation (EBE) supérieur à 66 millions d'euros. Et l'avenir s'annonce de façon très positive. Pourquoi ? Le carnet de commandes de TechnicAtome (environ 1 milliard d'euros fin 2020) va être gonflé sur une très longue durée par deux grands programmes emblématiques dans la défense.
Ces deux grands programmes ont été lancés en 2021 (SNLE 3G, sous-marin nucléaire lanceur d'engins de nouvelle génération) ou en voie de confirmation (PANG, porte-avions de nouvelle génération). Deux bâtiments amiraux pour la marine française, qui seront propulsés par une chaufferie nucléaire. "Nous avons entre 10 et 15 chaufferies à réaliser dans les 30 ans qui viennent", a expliqué le PDG de TechnicAtome, Loïc Rocard lors d'une conférence de presse. Dans cette optique, la société table "sur une croissance de l'activité de l'ordre de 10%". En outre, les effectifs devraient passer de 1.700 (stable par rapport à 2019) à 1.800 salariés fin 2021.
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L'année 2020 a été marquée par les essais en mer du premier sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) de la classe Suffren (Barracuda), entre le 26 avril et le 6 novembre, date de réception officielle par la marine nationale. "Nous livreront à la marine les cinq chaufferies nucléaires de la série tous les deux ans environ", a précisé le directeur des programmes neufs et responsable du programme SNLE 3G, Hugues Martin. Après les retards du Suffren (trois ans) lancé en 2007, TechnicAtome a dû reprendre "un rythme très soutenu" pour livrer les cinq autres sous-marins de la classe Barracuda, a fait remarquer Loïc Rocard.