Sous-marin nucléaire d'attaque Suffren : le retour de "l'amiral Satan*" français
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Marine nationale (Axel Manzano)
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"Il n'y a pas l'ombre d'un doute : les SNA (sous-marins nucléaires d'attaque, ndlr) de la classe Suffren seront des instruments de puissance et des navires de combat d'exception. Tenir une permanence sous la mer, en toute discrétion, au plus loin comme au plus proche des côtes, procure une supériorité essentielle à notre pays", a rappelé la ministre des Armées, Florence Parly, à tous ses alliés et également aux autres... Naval Group a livré vendredi à Toulon à la Direction générale de l'armement (DGA), le SNA Suffren, qui accueille un équipage de 65 marins et des commandos.
L'admission au service actif du Suffren (99,5 mètres de long) est prévue en 2021, à l'issue d'une série d'essais opérationnels réalisés par la Marine nationale et destinés à vérifier ses performances militaires dans des conditions d'emploi proches de celles des théâtres d'opérations.
Destiné à la Marine nationale, le Suffren (déplacement en plongée : 5.200 tonnes) est le premier d'une série de six SNA dans le cadre du programme Barracuda, qui remplaceront progressivement les SNA de type Rubis actuellement en service. Les livraisons des cinq autres sous-marins (Duguay-Trouin, Tourville, de Grasse, Rubis et Casabianca), actuellement à différents stades de construction, s'échelonneront jusqu'à l'horizon 2030. L'assemblage du deuxième SNA, le Duguay-Trouin, qui est actuellement en phase d'achèvement, sera terminé d'ici à la fin de l'année. Sa réception est prévue en 2022.
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Le troisième, le Tourville, est en cours d'intégration à côté du Duguay-Trouin sur le site de Cherbourg. Sur le site Naval Group de Nantes-Indret, le montage de l'appareil propulsif et du module chaufferie nucléaire du quatrième, le De Grasse, est en cours. Les tronçons et les pièces des chaufferies nucléaires du Rubis, le cinquième, et du Casabianca, le sixième, sont en cours d'usinage respectivement sur le site de Cherbourg et sur le site de Nantes-Indret.