Quand le motoriste espagnol ITP Aero a bloqué cet automne le programme SCAF
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Le SCAF risque de ne jamais être un long fleuve tranquille...
Dassault Aviation / Eridia Studio / V. Almansa
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Le SCAF risque de ne jamais être un long fleuve tranquille...
Dassault Aviation / Eridia Studio / V. Almansa
Décidément le SCAF rend fou... Profitant des négociations interminables entre Airbus et Dassault Aviation sur le pilier 1 (Nouvel avion de combat du futur ou NGF), le motoriste espagnol ITP Aero a tenté de remettre en cause cet automne l'accord signé en avril 2021 avec Safran Aircraft Engines et l'allemand MTU Aero Engines sur le pilier 2 (moteur), selon des sources concordantes. Tous les piliers du programme sont aujourd'hui en ordre de bataille. Ce qui va permettre à la France, chef de file du programme, via la Direction générale de l'armement (DGA), de notifier peut-être ce mardi (?) le contrat à tous les industriels pour l'ensemble des piliers.
Les trois motoristes avaient déjà difficilement finalisé l'année dernière un accord de coopération pour le développement, la production et le soutien du moteur du futur avion de combat européen (NGF) dans le cadre du programme SCAF (Système de Combat Aérien du Futur). Car lors de ces discussions, le motoriste espagnol, filiale de Rolls Royce, ne souhaitait plus adhérer aux principes fondateurs, qui ont été à la base de l'accord fin 2019 entre Safran et MTU à savoir le principe du meilleur athlète (« best athlete »).
A l'image de la fable de La Fontaine « La grenouille qui se veut faire aussi grosse que le bœuf », ITP Aero (915 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2021) a voulu s'inviter dans EUMET, l'entreprise commune à 50/50 entre Safran et MTU créée pour gérer le moteur du NGF (New Generation Fighter). Très clairement, le motoriste espagnol, qui doit être le principal partenaire contractuel d'EUMET, a cette fois-ci tenté de forcer le verrou de la société commune en réclamant un partage équitable entre les trois motoristes. Soit un tiers pour chaque motoriste.
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En outre, ITP Aero a souhaité à l'image des accords entre Airbus et Dassault séparer la phase 2 de la phase 1B alors que Safran et MTU souhaitaient un accord dans la durée pour s'épargner de nouvelles négociations susceptibles de déraper. Les deux motoristes avaient d'ailleurs indiqué en avril 2021 dans leur communiqué commun que l'accord finalisé en avril 2021 « restera en vigueur pendant toute la durée de vie du programme ».
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