Au-delà de l'arrestation de deux trafiquants en train de livrer des détenus dans une prison proche de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle à l'aide de drones, l'armée de l'air et de l'espace a intercepté pendant les Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) 90 aéronefs volant dans des zones interdites et a permis l'interpellation de 85 télé-pilotes.Plein succès pour la sécurisation aérienne pilotée lors des JOP (Jeux Olympiques et paralympique de Paris) par l'armée de l'air et de l'espace, qui a coordonné l'ensemble des dispositifs mis en place pour en garantir la sécurité. Insérée au sein de l'organisation générale de la sécurité des JOP, l'armée de l'Air a déployé un dispositif multicouches « hors norme de par l'ampleur, la durée et l'empreinte territoriale », qui a notamment généré 90 interceptions d'aéronefs dans des zones sécurisées, selon un communiqué du ministère des Armées. Ce dispositif a même surpris deux trafiquants pris la main dans le sac en train de livrer début septembre du matériel à des détenus dans une prison. Ils télé-pilotaient des drones en train d'effectuer une livraison de matériels illégaux dans un établissement pénitentiaire proche de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle.
Arrestation de deux trafiquants
Le système mis en place pour assurer la protection de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle a détecté « un drone de modèle inconnu, aux abords d'une prison », a expliqué le ministère. Ainsi, le superviseur de lutte anti-drones, appartenant à la gendarmerie des transports aériens, s'est appuyé sur la chaîne de contrôle et d'intervention de la lutte anti-drones (LAD) pour alerter la salle d'information et de commandement de la Direction interdépartementale de la Police nationale (DIPN), ainsi que le Centre d'opérations de lutte anti-drones de niveau 2 (COLAD 2), à la Préfecture de Police de Paris, puis celui de niveau national (COLAD 1) situé sur la base aérienne 107 de Villacoublay.
Déclenchée rapidement, l'intervention a permis d'interpeller deux télé-pilotes livrant des matériels prohibés dans l'établissement. Ils ont été placés en garde à vue par les forces de sécurité intérieure. Le drone et le matériel ont été saisis.
90 interceptions
Au-delà de cette anecdote, l'armée de l'Air s'est appuyée sur le socle de la Posture permanente de sûreté-air (PPS-A), qui a été renforcé et complété par des Dispositifs particuliers de sûreté arienne (DPSA) à Paris et Marseille. Pour autant, la gestion des zones interdites de survols en Île-de-France a été rendue possible par la création d'une nouvelle structure de coordination, le Centre de coordination civilo-militaire des opérations aériennes (C3MOA), complétée par un réseau de confiance permettant de faciliter le dialogue avec l'ensemble des aérodromes civils. Ce travail a garanti un maximum d'activité aux opérateurs aériens de la région parisienne, malgré les restrictions imposées par les impératifs de la sûreté aérienne.