Kraft Foods abaisse ses perspectives 2011
latribune.fr, avec Reuters
latribune.fr, avec Reuters
Risqué mais indispensable. C'est ainsi que Kraft jusfitie sa politique de hausse de prix liée à la flambée des matières premières, quitte à perdre certains de ses clients. La patronne du géant américain de l'agroalimentaire et numéro deux mondial, Irene Rosenfeld, a indiqué à l'occasion des résultats annuels du groupe que la croissance du chiffre d'affaires se fera "par les prix plutôt que par les volumes".
"Il est évident que dans les marchés développés d'Amérique du Nord et d'Europe, la confiance des consommateurs reste faible. Elle le restera dans un futur proche" a-t-elle précisé dans une interview à Reuters.
Conséquence : le bénéfice opérationnel par action (hors coûts liés à l'intégration du britannique Cadbury) augmentera de 11 à 13% en 2011, alors que le groupe tablait précédemment sur une croissance "autour de 15%". Cela représente entre 2,24 et 2,28 dollars, inférieur aux attentes des annalystes qui visaient 2,31 dollars.
L'an dernier, le bénéfice net de Kraft a tout de même crû de 36 %,à 4,1 milliards de dollars, malgré un recul au quatrième trimestre. Le chiffre d'affaires est ressorti en hausse de 27% à 49,2 milliards de dollars.
Kraft a déjà augmenté les prix de la plupart des produits vendus en Europe et de plus de la moitié de ceux du marché américain. Et ce mouvement devrait se poursuivre.
À lire également
Le groupe ne peut en faire l'économie : même en demandant à ses clients de mettre davantage la main au porte-monnaie, Kraft indique que les hausses de prix ne compenseront pas celle de ses matières premières (café, sucre ou viande) avant la seconde moitié de l'année.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Un raisonnement partagé par d'autres géants du secteur : ce jeudi, PepsiCo a tenu des propos similaires sur sa stratégie pour les mois à venir.
latribune.fr, avec Reuters
Décarbonation de l’aviation : le pari du e-SAF dans le sud de la France
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer