Agriculture : le blé français peine à s'exporter
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Tous les grands pays exportateurs bénéficieront de disponibilités record, prévoit Argus Média.
Reuters
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Tous les grands pays exportateurs bénéficieront de disponibilités record, prévoit Argus Média.
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Contrairement à l'année dernière, le potentiel à l'exportation du blé tendre français existe. Après une récolte 2024 « catastrophique », les moissons sont revenues à la normale cet été. Selon la dernière estimation d'Argus Media, la production française a rebondi de 30% par rapport à l'an dernier (à 33,4 millions de tonnes) mais reste inférieure de 4,5% à la moyenne 2017-2023.
Les céréaliers français ont néanmoins perdu leur force de frappe à l'export. « Pour équilibrer le bilan, il faudrait vendre 9,5 millions de tonnes hors Union européenne. Or, Argus ne prévoit que 8 millions de tonnes d'exportations, un objectif déjà ambitieux », écrit le cabinet d'analyse.
L'un des principaux débouchés traditionnels du blé français a tout simplement disparu: le marché algérien, qui en absorbait 5,6 millions de tonnes en 2019-2020, et encore 1,8 million de tonnes en 2023-2024, est complètement bloqué pour des raisons diplomatiques. Depuis cinq ans, l'origine française a été progressivement remplacée par la russe, pour des raisons initialement économiques, puis politiques.
Un autre débouché essentiel, la Chine, se réduit lui aussi comme peau de chagrin. Les 2,4 millions de tonnes de blé français qu'elle achetait en 2023-2024 devraient chuter cette année, selon Argus Média, à 0,5 million, en raison d'une baisse de la demande, mais aussi de la disponibilité interne.
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« La France devra consolider ses positions au Maroc et en Afrique sub-saharienne, tout en explorant de nouveaux marchés », analyse donc Argus. « Les récents contrats vers l'Égypte et l'Asie du Sud-Est illustrent cette obligation de diversification », poursuit le cabinet. « Nous insistons face aux pays acheteurs sur notre capacité à leur fournir de la quantité et de la qualité quand ils en ont besoin, sur notre fiabilité », assure d'ailleurs Benoït Piétrement.
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