Agroalimentaire : deux acteurs étrangers de l'agroalimentaire s'intéressent à la foodtech bourguignonne
Amandine Ibled
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Photo d'illustration
Adobe Stock fournie par Vitagora
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Dans la même dynamique que la FrenchTech, la région Bourgogne-Franche-Comté, et plus particulièrement Dijon, se distingue dans le secteur de l'alimentation. La région contribue activement à l'émergence de la FoodTech, un écosystème regroupant entrepreneurs, experts, créateurs, investisseurs et producteurs spécialisés.
La Bourgogne-Franche-Comté bénéficie de plusieurs atouts, notamment la présence d'entreprises leaders sur le marché international, telles que le Groupe SEB et Dijon Céréales. De plus, elle dispose de réseaux d'innovation et d'outils de développement d'envergure mondiale, comme le Pôle Vitagora, l'Open Food System et la Cité de la Gastronomie. Enfin, la région s'appuie sur l'engagement de pôles universitaires reconnus, incluant l'Université de Bourgogne Europe, l'INRAE et Agrosup.
Un écosystème qui attire des groupes étrangers comme la Kuwaiti Danish Dairy Company (KDD), pionnière de l'agroalimentaire au Koweït, qui a manifesté un intérêt marqué pour l'écosystème bourguignon lors de l'évènement Vita connect', organisé par le pôle de compétitivité, Vitagora, à Dijon.
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Avec une expérience de 62 ans, et un effectif de 2000 employés, KDD se concentre sur la production de jus, de produits laitiers (yaourts, boissons fermentées), de glaces et de produits culinaires (huile d'olive, pâte de tomate). Le directeur exécutif de la recherche et de l'innovation de KDD, Alderson Wolfram, a souligné : « Nous cherchons à développer des produits qui répondent aux préoccupations de santé actuelles, et la Bourgogne-Franche-Comté est reconnue pour la qualité de ses ingrédients et sa gastronomie. » KDD reconnaît la nécessité de répondre aux préoccupations des consommateurs concernant l'impact de certains ingrédients traditionnellement utilisés, comme le sucre qui provoque des maladies métaboliques, comme le diabète. « Nous nous intéressons particulièrement aux ingrédients riches en polyphénols, tels que ceux que l'on trouve dans les raisins, les baies (cassis) et les herbes », explique Alderson Wolfram. « L'objectif est d'incorporer ces composants bénéfiques dans des boissons, en imitant potentiellement l'apparence du vin, mais sans alcool ni sucre excessif », poursuit-il. Cela s'inscrit dans l'engagement de l'entreprise à développer des produits ayant un impact métabolique positif. L'entreprise KDD souhaite développer des partenariats tant pour l'approvisionnement en ingrédients que pour le transfert de technologie. La réputation de la région en matière d'excellence gastronomique (notamment pour le vin avec des raisins de qualité et le cassis) et d'innovation (réseau Vitagora) en fait un lieu attrayant pour la collaboration.
Amandine Ibled