Danone : malgré les effets du plan "local first, il "reste encore beaucoup" à faire, estime le PDG

Le chiffre d'affaires du groupe croît sans atteindre le niveau de 2019, et sa rentabilité baisse, pénalisée par le contexte inflationniste. Danone présentera sa prochaine stratégie en mars.
Le quatrième trimestre a néanmoins été particulièrement encourageant pour Danone, avec un retour à la croissance des volumes (+0,4%) et une augmentation globale du chiffre d'affaires de 6,7% en données comparables, portée par l'ensemble des régions et des pôles du groupe.
Le quatrième trimestre a néanmoins été particulièrement encourageant pour Danone, avec un retour à la croissance des volumes (+0,4%) et une augmentation globale du chiffre d'affaires de 6,7% en données comparables, portée par l'ensemble des régions et des pôles du groupe. (Crédits : Reuters)

2021 a été une année de grands défis pour Danone. Aux difficultés externes, telles que la pandémie de Covid 19, qui a chamboulé ses marchés, et le contexte inflationniste, se sont ajoutés des problèmes internes : une crise de gouvernance, avec l'éviction d'Emmanuel Faber il y a près d'un an, et la mise en oeuvre du plan de réorganisation Local First, décidé à l'automne 2020 et prévoyant la suppression nette de 1.850 postes dans le monde dont 425 en France d'ici fin 2022, principalement dans l'encadrement. Si cette stratégie est en cours de déploiement, elle produit déjà des effets positifs, notamment en Amérique du Nord, première région à l'appliquer, a rassuré le directeur général, lors de la présentation des résultats annuels.

Le chiffre d'affaires, porté par un effet valeur (+4,0%, contre un effet volume de -0,6%) a crû en 2021 par rapport à 2020 : de 3,4% en données comparables, en atteignant près de 24,3 milliards d'euros. Et le quatrième trimestre a été particulièrement encourageant pour Danone, avec un retour à la croissance des volumes (+0,4%) et une augmentation globale du chiffre d'affaires de 6,7% en données comparables, portée par l'ensemble des régions et des pôles du groupe.

Mais en 2021 les ventes de la multinationale alimentaire française sont restées inférieures de plus d'un milliard d'euros par rapport à leur niveau de 2019, révèle un communiqué. Et sa marge opérationnelle courante, qui mesure sa rentabilité, pénalisée par "l'inflation du coût" des matières premières et des emballages, n'a atteint que 13,7%, contre 14% en 2020 et 15,2% en 2019. Le groupe prévoyait qu'elle reste "globalement en ligne avec celle de 2020". Le bénéfice net a reculé de 1,6% sur un an, à 1,9 milliard d'euros.

Une année de grands défis

"(...) Nous avons clôturé l'année avec une forte performance. (...) Nous avons tenu notre engagement de retour à la croissance rentable au S2 (...) grâce à nos efforts constants en matière d'exécution, à une amélioration de notre productivité, à une approche proactive sur les prix et à la mise en place rigoureuse de Local First", a commenté le directeur général de Danone, Antoine de Saint-Affrique, cité dans le communiqué.

Mais "il reste encore beaucoup à améliorer", a-t-il reconnu lors d'une présentation aux analystes et investisseurs, en évoquant un modèle de croissance "équilibré", des améliorations dans la productivité, mais des difficultés à capter entièrement le potentiel des marchés investis. Le groupe, qui a engagé le renouvellement presque complet de son conseil d'administration et remanié son comité exécutif, présentera sa prochaine stratégie le 8 mars, lors d'un séminaire investisseurs.

Lire aussi | Antoine de Saint-Affrique est nommé directeur général de Danone

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Commentaire 1
à écrit le 24/02/2022 à 9:44
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Avec l'inflation tous les secteurs vont souffrir c'est forcé.

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