Artisan Partners dénonce, lui aussi, le maintien de Faber à la présidence de Danone

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La société de gestion Artisan Partners a critiqué mercredi le maintien d'Emmanuel Faber à la présidence de Danone et réclamé la désignation d'un président vraiment indépendant.
La société de gestion Artisan Partners a critiqué mercredi le maintien d'Emmanuel Faber à la présidence de Danone et réclamé la désignation d'un président "vraiment indépendant". (Crédits : Reuters)
L'actionnaire activiste fustige ce matin "l'absence de supervision" et la "faiblesse des résultats d'exploitation et financiers" et réclame un nouveau leadership. Hier soir, l'autre grand fonds d'investissement activiste Bluebell Capital avait déjà demandé au conseil d'administration de Danone de revenir sur sa décision de maintenir Emmanuel Faber à la présidence du groupe agroalimentaire et de suspendre la mise en oeuvre du nouveau plan stratégique jusqu'à la désignation d'un nouveau directeur général.

La société de gestion Artisan Partners a critiqué à son tour ce mercredi -après la charge hier soir de Bluebell Capital- le maintien d'Emmanuel Faber à la présidence de Danone et réclamé la désignation d'un président "vraiment indépendant".

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Tout en considérant que la séparation des fonctions de président et de directeur général était une mesure positive, Artisan Partners réclame le report ou l'annulation du nouveau plan stratégique du groupe agroalimentaire français.

Artisan Partners réclame un "nouveau leadership"

"L'absence de supervision du conseil et la faiblesse des résultats d'exploitation et financiers que cela implique ne peuvent être surmontés qu'avec un nouveau leadership et une nouvelle direction", écrit Artisan Partners dans une lettre au conseil d'administration.

À la Bourse de Paris, l'action Danone, qui a amorcé une descente depuis son point haut du 25 février dernier, était en légère baisse (-0,18%) ce matin autour de 11 heures, heure de Paris, à 56,02 euros.

Lire aussi : Danone: les ventes baissent mais le PDG, attaqué, promet une "année de reprise"

Bluebell Capital conteste la décision du conseil d'administration

Le fonds Bluebell Capital a demandé mardi au conseil d'administration de Danone de revenir sur sa décision de maintenir Emmanuel Faber à la présidence du groupe agroalimentaire et de suspendre la mise en œuvre du nouveau plan stratégique jusqu'à la désignation d'un nouveau directeur général.

Bluebell a écrit dans une lettre au vice-président de Danone, Gilles Schnepp, que la dissociation des fonctions de président et de directeur général était une première étape favorable mais pas suffisante.

"Pour qu'un PDG réussisse, il/elle doit pouvoir mettre en place la politique décidée choisie pour l'entreprise, sans être limité par les décisions prises par la direction précédente", peut-on lire dans la lettre.

"Le maintien d'Emmanuel Faber à la présidence aura un effet néfaste sur la compagnie, entravant la capacité du conseil à attirer un bon candidat. À en juger par la réaction du marché, nous ne sommes pas les seuls à avoir ce point de vue."

Bluebell a appelé le conseil d'administration de Danone à revoir sa décision et à choisir un président indépendant avant de recruter un nouveau directeur général.

Danone n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire concernant la lettre de Bluebell.

Danone dépassé par ses concurrents Unilever et Nestlé

Le fonds considère que Danone a besoin d'un changement de dirigeant, les performances du groupe en termes de croissance des ventes, de marges et de cours de Bourse étant moins bonnes que celles de compétiteurs comme Nestlé ou Unilever .

À la Bourse, Danone avait clôturé la séance de mardi soir en repli de 1,96% à 56,12 euros.

"Le marché est déçu par le maintien d'Emmanuel Faber à la présidence", explique Grégoire Laverne, un gestionnaire de fonds de la société d'investissement APICIL, basée à Paris, qui détient des actions Danone.

"Pas une rupture nette"

"Ce n'est pas une rupture nette", ont déclaré les analystes de Bernstein à propos du plan visant à scinder les fonctions de PDG et de président.

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Commentaires
a écrit le 03/03/2021 à 12:00 :
Toujours des querelles de clochers au sein du consortium européen financier pendant qu'on se fait dépasser de tous les côtés... non pardon pendant qu'on perd régulièrement du terrain avec ceux qui nous ont dépassé à savoir tous.

Nietzsche avait prévenu, ces gens là ne font plus que lutter contre l'ennui on ne peut plus rien attendre d'eux, ils sont vides, secs, sans âme, sans la moindre once de vie qui les anime.

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