Fièvre catarrhale ovine : « C'est une catastrophe et ce n'est pas maîtrisé », alerte la FNSEA
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L'épizootie de fièvre catarrhale ovine (FCO) qui frappe la France a provoqué à ce stade la perte de 10% du cheptel de brebis.
ROBERT PRATTA
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L'épizootie de fièvre catarrhale ovine (FCO) qui frappe la France a provoqué à ce stade la perte de 10% du cheptel de brebis.
ROBERT PRATTA
L'épizootie de fièvre catarrhale ovine (FCO) qui frappe la France a provoqué à ce stade la perte de 10% du cheptel de brebis, a estimé ce jeudi Arnaud Rousseau, le président de la FNSEA, qui réclame un accès accéléré aux vaccins et des indemnisations.
Dans le détail, le cheptel ovin adulte en France comptait 5 millions de têtes dans quelque 66.000 élevages, selon une étude de l'Interbev, l'association interprofessionnelle du bétail et des viandes publiée en 2023. Le nombre de foyers de fièvre catarrhale ovine (FCO) de sérotype 3 a doublé en une semaine, passant à 712 foyers au 5 septembre, selon le dernier bilan officiel.
Il faudra également, selon Arnaud Rousseau, « indemniser rapidement » les éleveurs qui ont perdu leur troupeau.
Décelé pour la première fois en Europe en septembre 2023 aux Pays-Bas, où des milliers de foyers ont depuis été recensés, de premiers cas de cette maladie virale transmissible par un moucheron ont été confirmés début août en France, avant de se propager à grande vitesse.
Avant l'apparition de la FCO 3, les éleveurs français faisaient face depuis plusieurs années aux FCO de sérotype 4 et 8. Or, la FCO 8 connaît aussi un regain d'activité ces dernières semaines dans le sud du pays. Un vaccin, différent de celui contre la FCO 3, existe et a été pris en charge par l'Etat de 2008 à 2018 mais ne l'est plus pour cette épizootie, désormais considérée comme endémique en France.
En parallèle, la Confédération paysanne a également appelé mercredi l'Etat à « changer radicalement de méthode » dans le suivi des crises sanitaires. « Il faut changer radicalement de méthode sur le sujet de la FCO (fièvre catarrhale ovine) et des questions sanitaires », a ainsi jugé Laurence Marandola, porte-parole du troisième syndicat de la profession. Le pays est selon elle confronté à une crise sanitaire « jamais vue par son ampleur, par la couverture géographique, le nombre de fermes d'élevage touchées, le taux de mortalité, le taux de pertes directes et indirectes ».
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Fin aout, l'Etat a annoncé commander plusieurs millions de vaccins supplémentaires et les mettre gratuitement à disposition des éleveurs. « On est dans une course contre la montre » donc « on élargit la zone » dans laquelle les vaccins sont fournis gratuitement aux éleveurs, a déclaré le ministre démissionnaire de l'Agriculture, Marc Fesneau. Celle-ci concerne désormais « 70% des départements » et s'étale jusqu'à la région Rhône-Alpes dans le sud et la région des Pays-de-la-Loire à l'ouest, a-t-il précisé. Le gouvernement a indiqué qu'il allait débourser 14 millions d'euros pour 5,3 millions de doses complémentaires, en plus des 6,4 millions de doses déjà commandées.
Marc Fesneau avait annoncé aussi la commande de deux millions de doses d'un vaccin tout juste homologué contre la maladie hémorragique épizootique (MHE), une épizootie distincte qui touche particulièrement les bovins et qui a été recensée dans 518 foyers, selon un dernier bilan. Ces deux millions de doses de vaccin contre la MHE seront fournies gratuitement jusqu'au 31 décembre, selon un arrêté publié jeudi au Journal officiel.
Détectée pour la première fois en septembre 2023 en France et en dormance dans les élevages ce printemps, la MHE a ressurgi ces dernières semaines avec 344 foyers recensés en France depuis le 1er juin, selon le dernier bilan du ministère. Ces vaccins, gratuits, permettront de protéger un million de bovins, précise le ministère.
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La détection de ces maladies n'entraîne pas l'abattage des bêtes, contrairement à la grippe aviaire. Elles ne sont pas transmissibles à l'homme mais peuvent affaiblir les troupeaux, être fatales à des petits en gestation et, dans certains cas, conduire à la mort des animaux. Plusieurs cas de fièvre charbonneuse, une maladie qui est, elle, transmissible à l'homme même si cela reste rare, ont été détectés chez des bovins dans le Cantal, où des mesures sanitaires ont immédiatement été prises, a fait savoir vendredi la préfecture du département.
(Avec AFP)
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