Maladies animales : la Confédération paysanne tire la sonnette d'alarme
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Un troupeau de moutons
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Un troupeau de moutons
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Dans un contexte de recrudescence de cas de maladies - qui touchent les élevages de moutons, brebis et bovins -, la Confédération paysanne enjoint le gouvernement à agir différemment. « Il faut changer radicalement de méthode sur le sujet de la FCO (fièvre catarrhale ovine) et des questions sanitaires », a insisté Laurence Marandola, porte-parole de ce syndicat, troisième plus important de la profession.
Le pays est confronté à une crise sanitaire « jamais vue par son ampleur, par la couverture géographique, le nombre de fermes d'élevage touchées, le taux de mortalité, le taux de pertes directes et indirectes ». Depuis les premiers cas de FCO de sérotype 3 confirmés début août en France, le nombre de foyers a grimpé à toute vitesse.
On en dénombrait 712 au 5 septembre, dernier bilan officiel en date. Et avant l'apparition de cette maladie virale transmissible par un moucheron, les éleveurs français faisaient face depuis plusieurs années aux FCO de sérotype 4 et 8. Ce dernier connaît aussi un regain d'activité ces dernières semaines dans le sud du pays.
Aux yeux de la Confédération paysanne, la réponse apportée ces dernières semaines par l'État n'est pas optimale. Pour rappel, le gouvernement a annoncé fin août commander plusieurs millions de vaccins supplémentaires. Soit 14 millions d'euros de plus déboursés, pour 5,3 millions de doses complémentaires, en plus des 6,4 millions de doses déjà commandées. Ils sont mis gratuitement à la disposition des éleveurs situés dans une zone géographique délimitée, qui s'étale jusqu'à région Rhône-Alpes dans le sud et la région des Pays de la Loire à l'ouest, englobant ainsi « 70% des départements », selon le ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau.
Laurence Marandola a déploré cette différence de prise en charge. « En termes d'efficacité sanitaire, c'est hautement discutable », a-t-elle-taclé ce mercredi. Précédemment, son syndicat avait déjà plaidé pour un vaccin pour tous. Une mesure souhaitée également par la Coordination rurale, deuxième syndicat représentatif, qui demandait fin août une « mise à disposition gratuite des vaccins dans toute la France pour tous les éleveurs qui le souhaitent ».
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C'est aussi la différence de traitement entre les vaccins contre la FCO 3 et la FCO 8 qui « scandalise » la Confédération paysanne. En effet, un précédent vaccin contre la FCO 8 a été pris en charge par l'État de 2008 à 2018. Or, il ne l'est plus aujourd'hui, cette épizootie étant désormais considérée comme endémique dans le pays.
Enfin, Laurence Marandola a plaidé pour des « indemnités fortes ». « Il va falloir très rapidement envoyer des signaux aux éleveurs, sinon il y en a qui vont mettre la clé sous la porte », a-t-elle plaidé, prévenant que les éleveurs seront « extrêmement mobilisés sur le terrain ».
La FCO et ses différentes variantes ne sont pas les seules maladies à sévir dans les élevages de France. Trois foyers de grippe aviaire ont été recensés ces dernières semaines en Bretagne, 518 de maladie hémorragique épizootique (MHE), une épizootie distincte qui touche particulièrement les bovins, depuis le 1er juin et plusieurs cas de fièvre charbonneuse ont été détectés dans le Cantal.
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Hormis pour celles touchées par la grippe aviaire, la détection de la FCO ou de la MHE n'entraîne pas l'abattage des bêtes. Car ces maladies ne sont pas transmissibles à l'homme. Elles peuvent néanmoins affaiblir les troupeaux, être fatales à des petits en gestation et, dans certains cas, conduire à la mort des animaux. Concernant la fièvre charbonneuse, les cas de contaminations d'animal à homme restent rares, les derniers remontant à 2008. Une fois contaminés, les animaux évoluent en revanche rapidement vers la mort.
(Avec AFP)
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