Prix alimentaires : « Tous les facteurs sont réunis pour que la déflation continue »
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Les prix du rayon épicerie perdent 0,6%, ceux des produits frais libre service 1,7%.
JIM VONDRUSKA
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Les prix du rayon épicerie perdent 0,6%, ceux des produits frais libre service 1,7%.
JIM VONDRUSKA
C'était la bonne nouvelle de la rentrée. Pour la première fois depuis août 2021, en août 2024 la hausse des prix à la consommation sur un an est repassée en France sous la barre symbolique des 2%. Elle s'est en effet établie à 1,9%, contre 2,3% en juillet, selon l'Insee.
Pour les produits alimentaires, dont les prix avaient pourtant atteint, au pic de l'inflation, début 2023, +16% (contre +6,3% pour l'ensemble des prix à la consommation), les taux sont désormais bien inférieurs. Pendant juillet et août, l'inflation sur un an n'a été que de 0,5%.
Et dans la grande distribution, sans prendre en compte les fruits et les légumes mais en comptant les produits d'hygiène (produits grande consommation et frais en libre service, dits PGCFLS), on est carrément face à une déflation. Or, celle-ci s'accélère après avoir débuté à -0,27% en mai, elle a atteint -1,2% en août, selon le cabinet NielsenIQ.
Le phénomène est généralisé : le seul rayon à n'être pas passé, de peu, en déflation, est celui des boissons (+0,1%). Les prix du rayon épicerie perdent 0,6%, ceux des produits frais libre service 1,7%. Et si ce n'était pas pour les coûts encore très élevés de quelques matières premières (l'huile, le jus d'orange, le cacao notamment), la baisse serait bien plus élevée.
C'est d'ailleurs le poids plus important de ces matières premières dans les coûts de production des marques des distributeurs et des premiers prix qui expliquent la raison pour laquelle la déflation est moins nette pour les premiers (-0,7%) et pourquoi une faible inflation se maintient même pour les deuxièmes (+2%).
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Plusieurs causes sont à l'origine de cette inversion de tendance générale, explique Emmanuel Cannes, responsable du développement commercial chez NielsenIQ. En juillet, la baisse des prix agricoles à la production s'est poursuivie pour le 16e mois consécutif. Elle s'est surtout accentuée sur un mois (‑3,7% après ‑2,3% en juin) et sur un an (‑1,1%, après ‑0,1% en juin), selon l'Insee. L'institut fait également état, en août, « d'un très net ralentissement des prix de l'énergie » sur un an (bien que « principalement en raison d'un effet de base lié à la hausse des tarifs réglementés de l'électricité appliqués au 1er août 2023 »).