Gaspillage alimentaire : les consommateurs ne sont pas les seuls responsables

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Dix millions de tonnes, d'une valeur commerciale de 16 milliards d'euros : c'est la quantité de produits alimentaires perdus ou gaspillés tous les ans en France, selon une étude de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) publiée jeudi 26 mai. Des volumes qui représentent par ailleurs un impact carbone de 15,3 millions de tonnes équivalent CO2, soit 3% des émissions de gaz à effet de serre de la France, souligne l'agence, à l'occasion du lancement d'une campagne nationale de sensibilisation et quelques mois après l'adoption par le Parlement de mesures visant à lutter contre ce fléau.
Pour l'Ademe, la sensibilisation passe tout d'abord par l'exacte compréhension du phénomène :
Si la consommation à elle seule est à l'origine de 33% du total des pertes et gaspillages, la production en cause 32%, la transformation 21% et de la distribution 14%. Cependant, il est vrai que "plus de 40%" de leur valeur correspond à l'étape de consommation, car la valeur d'un produit augmente tout au long de la chaîne alimentaire, du fait du coût du transport, de la transformation, de la vente ou de la publicité, admet l'Ademe.
Quant à la part des pertes et gaspillages de chaque acteur de la chaîne alimentaire, elle représente 7,3% du tonnage pour la consommation (au foyer et hors foyer), 4,5% pour la transformation, 4% pour la production et 3,3% pour la distribution.
Chez lui, chaque consommateur gaspille 29 kg de nourriture par an. Cela représente "environ 34 g par repas et par convive", précise l'Ademe. En restauration collective et commerciale, les pertes et gaspillages sont "quatre fois plus importants", avec 138 g par repas et par convive.
Les fruits et légumes sont surtout perdus et gaspillés au niveau de la production (produits abîmés, surproduction, exigences du marché). Pour les salades, en revanche, les pertes et gaspillages sont "importants à chaque étape", à cause de leur fragilité et des exigences des distributeurs et des consommateurs.
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Pour les produits des filières animales, les pertes et gaspillages sont "beaucoup plus faibles que pour les productions végétales", mais "les impacts économiques et carbone sont plus significatifs", indique encore l'Ademe.
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