• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Entreprises & FinanceDistribution

Quand Carrefour joue les bons élèves de la lutte anti-gaspillage

Photo de Marina Torre

Marina Torre

Publié le 18 octobre 2015 à 08:00 - Mis à jour le 26 novembre 2015 à 11:12

L'essentiel de l'actualité

jeudi 4 juin

  • SpaceX vise une valorisation totale de 1.765 milliards de dollars pour son entrée en Bourse
  • Le Premier ministre australien juge « injustifiés » les nouveaux droits de douane américains
  • Programmation militaire : Lecornu appelle le Parlement à « trouver une solution » pour voter la loi
  • Incendies : la France commande deux nouveaux Canadair, livraison estimée à 2032
  • Le nombre de riches et leur fortune à un sommet en 2025, selon une étude
Voir plus

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

  • 4

    Emploi : la Fed désigne le coupable inattendu du chômage des jeunes diplômés américains

  • 5

    « Absurde », « prétexte », « injustifié »... Bruxelles hausse le ton face à la nouvelle offensive douanière de Trump

  • 6

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Le numéro trois mondial de la distribution dévoile ses coulisses... et ses poubelles. Une opération transparence à quelques semaines de la COP21 qui soulève toute la complexité de la gestion des déchets dans ce secteur.

Carrefour compte ses bons points "verts". Le groupe de distribution multiplie les occasions de mettre en avant ses efforts en matière de responsabilité sociale et environnementale (RSE). Il organise ainsi pour ses clients des visites guidées des coulisses de ses hypermarchés depuis le 5 octobre.

A Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine) dans le centre commercial Qwartz inauguré début 2014, plusieurs groupes sont déjà venus découvrir le métier des boulangers, bouchers ou chefs de rayon - pour certains dès 7h30 du matin. L'occasion pour le distributeur de mettre en avant ses  "métiers", ou bien des producteurs de sa "filière qualité", marque de distributeur de gamme moyenne sélectionnant notamment des PME françaises. Comme Jérôme Vernhes, fournisseur de fromages venu de Savoie vanter son Beaufort d'alpage vendu 34,30 euros le kilo. Ou bien un couple d'éleveurs du Maine-et-Loire qui fait griller sa viande sur un petit stand, avec un petit air Salon de l'Agriculture.

Hypermarché-témoin

Ces producteurs ont fait le chemin jusqu'à cet hypermarché qui, à la veille de la journée de lutte contre le gaspillage alimentaire le 16 octobre, a aussi convié quelques journalistes pour un parcours surtout centré sur l'environnement. Cette très grande locomotive de 40.000 références alimentaires, presque autant dans le non alimentaire, deux étages et 11.000 m2 de surface, se voulait déjà exemplaire en matière d'innovation digitale. Elle se dévoile cette fois en vitrine "verte" pour le groupe.

"C'est un peu le prototype de ce que nous sommes en train d'essayer de faire", explique Jérôme Bédier, le secrétaire général de Carrefour, venu lui aussi pour l'occasion. Il ajoute:

"Notre projet pour 2016 consiste à commencer à mettre en place de manière opérationnelle un système dans lequel chaque patron de magasin devient l'acteur de sa propre RSE. Cela ne doit pas quelque chose que l'on fait pour faire plaisir au siège"

Sur place, cela passe concrètement par des formations dédiées pour un personnel qui serait incité à multiplier les astuces. "C'est notre boulanger ici qui doit savoir faire ses croissants aux amandes avec des croissants de la veille", explique par exemple Sylvain Belkhiter, le directeur de l'hypermarché.

1300 tonnes de "poubelles"

Au-delà de l'anecdote, le chantier se révèle bien plus vaste. La taille des "poubelles" d'un tel vaisseau-amiral en témoigne : elles contenaient 1290 tonnes de déchets 2014. Ici, 80% de son contenu serait recyclé selon son directeur. Un niveau bien supérieur au taux national de 67% affiché par un groupe qui compte près de 12.000 magasins dans le monde au total, dont 1500 hypermarchés.

Newsletter

Industrie et service

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Illustration de la newsletter Industrie et service

La plus grosse partie des déchets valorisés - la moitié - est constituée d'emballages, servant notamment au transport de gros des marchandises. Plutôt "propre" il sont plus faciles à recycler que d'autres déchets. Mais tous les sacs plastiques, cartons et autres matériaux servant au conditionnement des produits eux-mêmes ne sont pas tous ne sont ni recyclés ni recyclables, surtout ceux qui servent au transport par le consommateur lui-même. "Vouloir supprimer les emballages de caisse est une fausse bonne idée car cela reste nécessaire pour le client", estime à cet égard Jérôme Bédier.

>> De Paris à San Francisco, les sacs plastiques perdront-ils leur droit de cité ?

Quant au "vrac" popularisé par les magasins bio, "ce n'est pas un succès commercial considérable", admet le secrétaire général de Carrefour qui affirme à propos de l'entreprise qu'elle "le premier vendeur de bio en France".

Le triste sort des bananes esseulées

Côté "bio" justement, quelques incongruités apparaissent. Comme ces sacs en plastique pour emballer des bananes biologiques estampillées du label équitable Max Havelaar. "La réglementation nous impose de séparer les fruits" biologiques des autres argue Bertrand Swiderski, le directeur de RSE du groupe en désignant un stand où tous les fruits du même type sont pré-emballés.

Ces sacs permettent surtout d'éviter les "célibataires", ces bananes solitaires écartées par des clients et qui ont le plus grand mal à trouver preneur une fois détachées de leur grappe. "La banane est le produit frais le plus vendu dans tous les magasins Carrefour du monde, devant la pomme", assure Bertrand Swiderski. Dans certains pays, afin de réduire les quantités détruites de ce produit coûteux à transporter, les solitaires (pas forcément bio) ayant encore bonne allure sont scotchées avec d'autres compagnes d'infortune, puis bradées.

Les moches prennent leur marque

Ici, le principe du "fruit ou légume moche", une trouvaille du rival Intermarché, fait un peu tiquer. "Pour une carotte qui pourrait être réutilisée pour faire de la carotte râpée c'est inutile, et puis cela génère une attente chez le consommateur", estime le responsable RSE. Mais, Carrefour référence tout de même depuis septembre la marque "anti-gaspi" qui produit à bas prix des flocons de céréales enrobés mal calibrés ou bien des camemberts difformes.

Plus original, pour tous les déchets organiques qui ne peuvent vraiment pas être commercialisés, l'hyper de Villeneuve-la-Garenne teste la méthanisation. Entre 5 et 6% des produits organiques sont ainsi récoltés et récupérés dans un compost pour produire du biogaz.

L'autre solution pour réutiliser ces déchets : les donner. Dans l'hypermarché de Villeneuve-la-Garenne, sur cent kilos d'invendus alimentaires, vingt kilos ont été donnés aux associations l'an dernier. Cela représente l'équivalent de 471.000 repas distribués. Au total, les hypermarchés du groupe en ont distribué 77 millions au total en France aux principales associations en charge de la redistribution. Un niveau stable depuis ces dernières années. "Notre objectif n'est pas d'augmenter les dons, mais de bien les valoriser en travaillant avec les associations afin d'essayer de créer les conditions pour qu'il y ait une bonne gestion du frais", précise Jérome Bédier.

Camions frigorifiques

La logistique, c'est justement le principale problématique des associations. Car la récupération des denrées réunies dans un hypermarché, a fortiori aussi grand que celui-ci, permet de constituer des stocks relativement importants en une seule fois. Celle des produits donnés par des magasins de plus petite surface nécessite plusieurs voyages donc des coûts plus élevés. D'où la nécessité de soutiens financiers pour acheter des camions réfrigérés par exemple. Cette année, la fondation Carrefour a donné 400.000 euros à des associations à cette fin, de quoi payer un peu moins de 20 véhicules, précise Sophie Fourchy-Spiesser, directrice de cette fondation.

Cette problématique logistique nécessitera des dons bien plus élevés si les plus petites surfaces de moins de 1000 m2 (et plus de 400 m2) participent aussi aux programmes de dons. Une proposition de loi en ce sens déposée au Parlement pourrait les y contraindre qui reprend le principe des mesures figurant dans la loi de transition énergétique censurées par le Conseil constitutionnel au cours de l'été.

Trois mois pour faire preuve de bonne volonté

Pour l'heure, les distributeurs ont promis que, même sans loi, ils généraliseraient la lutte contre le gaspillage aux magasins de proximité. Les représentants des principaux groupements ont en effet signé une convention proposée par Ségolène Royal, la ministre chargée de l'Ecologie, le 27 août. Non sans que certains rechignent pour la forme, le patron de E.Leclerc fustigeant même le ton de "maîtresse d'école" de la ministre qui critiquait les pratiques de javellisation quelques jours avant de convoquer les distributeurs.

Un point d'étape était prévu au bout de trois mois, qui doit donc avoir lieu fin novembre, pile au moment du lancement officiel de la Conférence des Nations unies sur le climat. D'ici là, pas sûr que les grands distributeurs auront eu le temps de se mettre au pas. Du moins l'exemple de Carrefour le laisse supposer. "Il y a déjà des choses qui se font dans les petites surfaces", indique Sophie Fourchy-Spiesser, qui évoque des initiatives près de Reims, à Rueil-Malmaison (92), ou encore des conserveries dans le Nord-pas-de-Calais. Mais "on pourrait faire davantage avec la proximité si les associations avaient la capacité de collecter les produits", reconnait-elle. Surtout, ces plus petits magasins sont souvent des franchisés pas nécessairement engagés comme leur tête de réseau.

De l'art de bien gérer sa marchandise

Reste que même étendus aux surfaces de proximité, ces dons ne représentent qu'une part restreinte de l'ensemble déchets des distributeurs. En matière de lutte contre le gaspillage, le plus logique serait de s'y prendre bien en amont pour limiter la suproduction."La base de l'anti-gaspi c'est de bien gérer sa marchandise", martèle même le secrétaire général de Carrefour.

À lire également

  • Carrefour dans la course aux prix bas
  • Et si la Data nous permettait de diminuer le gaspillage alimentaire ?
  • Gaspillage alimentaire: "Mme Royal a voulu faire un coup avant la COP21"
  • Ces ruses de distributeurs européens contre le gaspillage alimentaire

Dans l'hyper-modèle de Qwartz, "nous ne produisons que les baguettes dont nous avons besoin" glisse par exemple son directeur Sylvain Belkhiter. Mais le magasin doit rester "attractif", intervient son supérieur hiérarchique Jérôme Bédier: "c'est ça tout l'équilibre et la difficulté, il ne faut pas que si l'on vient un peu tard le soir, il n'y ait plus qu'une baguette au rayon boulangerie." Une gestion plus raisonnée peut-être, mais pas question donc de renoncer à l'impression d'abondance dans les linéaires.

Marina Torre

Sur le même sujet

  • 1

    Éolien en mer flottant : la filière est prête à passer à l’échelle industrielle en Méditerranée

  • 2

    Nucléaire : EDF s'apprête à signer un méga-contrat pour le génie civil de ses six EPR2

  • 3

    L’accord Trump-TotalEnergies sur l’abandon de l'éolien offshore attaqué en justice par sept États

  • 4

    Solaire résidentiel : la filière dénonce un « dogme fiscal » qui freine les batteries