Conséquence de la récente décision du géant agroalimentaire Lactalis de réduire de 9% sa collecte annuelle de lait en 2026, 50 éleveurs de l’Ouest de la France devraient rejoindre dès l’année prochaine la Laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel (LSDH). Ils viendront compléter une liste d’attente de 100 autres exploitations, déjà candidates auprès de cette ETI du Centre-Val de Loire.Une cinquantaine de producteurs de lait du Maine-et-Loire, de Loire-Atlantique, de Vendée et des Deux-Sèvres, jusqu'à présent fournisseurs de Lactalis, trouveront asile d'ici un an à La Laiterie-de Saint-Denis-de-l'Hôtel. Le groupe, basé dans le Loiret à 25 kilomètres d'Orléans, et qui opère deux autres usines à Varenne-sur-Fouzon dans l'Indre et à Cholet en Maine-et-Loire, s'est engagé à les intégrer.
L'annonce faite courant octobre par Lactalis de limiter de 450 millions d'hectolitres sa collecte annuelle de lait à partir de 2026 (soit 9% sur un total de 7 milliards hectolitres), se traduira concrètement par le non-renouvellement de leur contrat pour 600 producteurs. Ce choix de la part de certains de ces éleveurs de vaches laitières, parfois distants de plusieurs centaines de kilomètres, d'intégrer la laiterie loirétaine atteste de la notoriété croissante au sein de la filière de l'ETI familiale réputée notamment pour les rémunérer correctement.
Considération et prix
LSDH, qui produit également des jus de fruit et des salades en sachets (Les Crudettes) pour la grande distribution, est ainsi à la base de la marque de consommateurs C'est qui le patron ? Le groupe, qui a réalisé 950 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2023 et emploie 2.000 salariés, produit les briques de lait estampillées sous ce label éco-responsable.
Créé en 2016, il intègre un cahier des charges où figurent en priorité, parmi d'autres critères, la transparence et la considération garanties aux producteurs. « Cela se traduit d'une part par une rémunération de la tonne de lait supérieure d'environ 8% au tarif pratiqué par les grands groupes agroalimentaires, soit 490 euros en moyenne, assure Philippe Leseure, directeur des filières du pôle liquide de LSDH. D'autre part, nous travaillons en collaboration avec nos producteurs qui ne sont pas de simples fournisseurs mais des partenaires au sein de l'écosystème ».