Pourquoi deux laiteries du Centre-Val de Loire surpayent « l’or blanc »
Guillaume Fischer
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La Laiterie de Saint-Denis-de-l'Hôtel embouteille annuellement environ 400 millions de litres de lait.
( © LSDH)
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La Laiterie de Saint-Denis-de-l'Hôtel embouteille annuellement environ 400 millions de litres de lait.
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Le 10e anniversaire de la Journée mondiale du lait, organisée le 1er juin dans tout l'Hexagone, a été célébrée cette année sous le signe de l'optimisme. Avec une augmentation de 5% en 2024 du prix du lait VS 2023, « l'or blanc » atteint un prix moyen constaté de 460 euros les 1.000 litres, soit environ un euro le litre pour le consommateur. « Les hausses de 2022 et 2023 permettent aujourd'hui d'assurer une rémunération correcte aux éleveurs de vaches laitières, explique un expert du secteur. On peut même affirmer qu'ils figurent, sans atteindre le niveau des céréaliers, parmi les franges les plus favorisées des agriculteurs. Tout l'enjeu est désormais de maintenir ces augmentations de prix dans la durée ». A la clé, la pérennité des fermes d'élevage, dont le lait constitue l'un des revenus majeurs. Elles sont ainsi confrontées à des hausses très significatives depuis 2022 des coûts de l'énergie, de construction et d'aménagement, ainsi que de transport et de main-d'œuvre.
En France, le prix du lait pratiqué par une laiterie vis-à-vis d'une organisation de producteurs ou d'une coopérative est déterminé par un contrat. Ainsi, il n'est pas une variable indépendante, mais corrélée à d'autres objets de la négociation. Or, ceux-ci ressemblent à un vrai casse-tête.
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Pour la Laiterie de Saint-Denis-de-l'Hôtel, basée à 25 km d'Orléans, la juste rémunération des éleveurs fait partie de son ADN. Cette ETI agro-alimentaire (1,2 milliard de chiffre d'affaires et 2000 salariés en 2023) réalise environ 50% de ses recettes via la transformation et l'embouteillage de quelque 400 millions de litres de lait par an. LSDH participe ainsi à la coopérative de consommateurs « C'est qui le patron ?» qui, outre le lait, concerne aussi notamment le beurre, les œufs et la farine. « Dès son lancement en 2016, nous nous sommes inscrits dans cette démarche équitable qui définit un cahier des charges précis pour les éleveurs, production française sans OGM notamment, explique Emmanuel Wasseneix, PDG de LSDH. En échange de quoi, ils bénéficient d'un prix voté et garanti pendant un an pour leur lait ». Le groupe, qui s'appuie sur 500 exploitations agricoles situées dans un arc géographique entre Nantes et Bourg-en-Bresse, paye en moyenne 490 euros le kilolitre de lait en 2024. Soit un bonus de 8% par rapport à la moyenne.
Guillaume Fischer