Le projet de loi d'orientation agricole adopté à l'Assemblée nationale
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Le texte a été approuvé par 369 voix contre 160, avec le soutien du camp présidentiel.
Reuters
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Le texte a été approuvé par 369 voix contre 160, avec le soutien du camp présidentiel.
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Ouf de soulagement pour les agriculteurs et le gouvernement. Mercredi soir, l'Assemblée nationale a largement adopté le projet de loi d'orientation agricole dans sa version de compromis entre les deux chambres, avant une adoption définitive prévue jeudi au Sénat, à deux jours de l'ouverture du Salon de l'agriculture.
Le texte a été approuvé par 369 voix contre 160, avec le soutien du camp présidentiel, de la droite, de l'alliance RN-UDR et des indépendants de Liot. La gauche s'est massivement opposée, dénonçant une régression environnementale.
La ministre de l'Agriculture Annie Genevard a défendu « un texte très attendu » et « une réponse forte aux demandes de nos agriculteurs ». L'exécutif s'est engagé dans un sprint législatif pour décrocher une adoption définitive avant l'ouverture samedi du Salon international de l'Agriculture, et la visite d'Emmanuel Macron. Ce devrait être chose faite jeudi au Sénat avec un dernier vote sans surprise.
Le texte éclectique mêle des aides à la transmission d'exploitations par un guichet unique, à une simplification de la législation sur les haies. Mais c'est son volet pour lever des barrières au métier d'agriculteur qui suscite une fracture avec la gauche et les écologistes, qui s'inquiètent d'un renoncement environnemental. Ils fustigent aussi une version trop marquée par « une chape de plomb » du Sénat qui a durci le texte, selon André Chassaigne, président du groupe GDR.
« On venait de très loin. Et on est arrivé à un texte de compromis », défend au contraire le rapporteur à l'Assemblée Pascal Lecamp (MoDem), citant en exemple un objectif réintroduit de 21 % de la surface agricole consacrée au bio en 2030. C'est un texte « insuffisant » mais « nécessaire pour aider nos filières à relever la tête », a jugé la députée RN Hélène Laporte. C'est un « texte nécessaire », même s'il a « perd(u) une partie de son ambition initiale », ont, de leur côté, souligné les Jeunes agriculteurs (JA).
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Un constat qui n'est pas partagé par les associations environnementales. « Malgré des avancées », la loi d'orientation agricole « marque une inquiétante régression environnementale », a réagi l'association Agir pour l'Environnement.
Un article controversé révise l'échelle des peines en cas d'atteintes à l'environnement. Il prévoit une dépénalisation lorsque ces infractions ne sont pas commises « de manière intentionnelle », au profit d'une amende administrative de 450 euros maximum, ou d'un stage de sensibilisation. C'est « une loi qui coupe à la tronçonneuse des protections environnementales durement acquises », a estimé Aurélie Trouvé, présidente LFI de la commission des Affaires économiques. « En aucune manière ce texte n'accorde à nos agriculteurs je ne sais quel permis de détruire des espèces », a rétorqué la ministre.
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Parmi les autres irritants, une mesure qui invite le gouvernement à « s'abstenir d'interdire les usages de produits phytopharmaceutiques autorisés par l'Union européenne », ou encore une présomption d'urgence en cas de contentieux autour de la construction d'une réserve d'eau pour l'irrigation.
(Avec AFP)
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