« Entraves au métier »: la surenchère des agriculteurs sème la zizanie
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Contre les « contraintes », les agriculteurs se sont faits plus exigeants qu'il y a un an.
Reuters
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Contre les « contraintes », les agriculteurs se sont faits plus exigeants qu'il y a un an.
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Mi-novembre, la principale cible des protestations des agriculteurs, le traité de libre échange entre l'Union européenne et le Mercosur, avait permis de réunir les syndicats agricoles de gauche comme de droite, des sénateurs et des députés de tous rangs, le gouvernement et l'opinion publique. Depuis l'annonce par l'UE le 6 décembre que cet accord contesté à finalement été conclu, les agriculteurs se concentrent sur une autre bataille : celle pour une « simplification » des normes et des démarches, afin de lever les « entraves à l'exercice du métier ».
Elle se révèle toutefois bien plus controversée, et remet à nu des visions de l'agriculture parfois irréconciliables. D'autant plus que, depuis le début du mouvement agricole en janvier, les demandes des syndicats majoritaires (la FNSEA et les Jeunes agriculteurs) ont gagné du terrain.
Une surenchère est notamment évidente en matière de produits phytosanitaires, à propos desquels en janvier la FNSEA se bornait à réclamer un « rejet d'Ecophyto et (un) moratoire sur les interdictions ». Si elle demandait déjà d'« arrêter les surtranspositions et permettre une harmonisation des normes au niveau européen », elle se gardait toutefois d'exiger explicitement une remise en cause de normes législatives déjà existantes.
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La barre a été rehaussée dès la fin août lorsque, dans son « projet de loi Entreprendre en agriculture », le syndicat a proposé une mesure jusqu'alors refusée par le gouvernement Attal : la réautorisation de l'acétamipride, un néonicotinoïde interdit en France depuis 2020. Cette demande est aujourd'hui au centre d'une proposition de loi visant à « lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur », qui sera examinée à partir du 27 janvier au Sénat.