Les syndicats agricoles (FNSEA, JA) dénoncent les "prix cassés" de la grande distribution
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Un autre facteur pèse cette année sur les négociations commerciales: l'inflation.
Reuters
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Un autre facteur pèse cette année sur les négociations commerciales: l'inflation.
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Les négociations annuelles entre industriels et distributeurs autour des tarifs et des conditions générales de vente des produits des marques nationales, commencées à l'automne et censées se conclure avant le 1er mars, étaient déjà tendues. Elles le sont davantage avec la communication musclée de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) et des Jeunes agriculteurs (JA).
Ils invitent aussi à suivre les opérations sur le terrain via le hashtag #TransparenceGMS.
Les négociations commerciales se déroulent cette année dans un contexte inédit: l'application de la toute nouvelle loi Egalim 2, adoptée en octobre 2021 et censée protéger la rémunération des agriculteurs. Pour les conventions signées après le 1er janvier 2022, elle rend non négociables la part des tarifs des industriels correspondant aux coûts des matières premières agricoles, à leur tour découlant de contrats souscrits entre l'agriculteur et son premier acheteur pour au moins trois ans.
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A cette nouvelle contrainte, s'ajoute cette année une inflation record, pesant sur tous les coûts de production des industriels. Résultat: ces derniers demandent à la grande distribution des hausses qu'ils disent être nécessaires au maintien de leur capacité d'innovation.
Les distributeurs toutefois, traditionnellement attachés à la défense du pouvoir d'achat des consommateurs, rechignent.
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