Sur le premier point, « (...) l'accord de Paris sur le changement climatique devient un "élément essentiel" du partenariat », se réjouit notamment la Commission européenne, qui ne publiera toutefois pas les nouveaux textes avant la semaine prochaine.
Reuters
Mercosur : l'UE défend un accord « tout neuf » et bon pour les agriculteurs
L'accord négocié répond aux préoccupations des États membres en matière de climat et de déforestation, selon Bruxelles. Il ouvre de nouvelles opportunités aux exportations agroalimentaires européennes, tout en protégeant les agriculteurs, estime la Commission.
L'exécutif européen affirme en effet que leurs principales préoccupations, concernant la lutte contre le réchauffement climatique et la déforestation, ont été prises en compte dans le cadre des toutes dernières négociations. Quant aux inquiétudes du secteur agricole, tout en reconnaissant qu'à ce sujet rien n'a vraiment changé par rapport au texte de 2019, il se veut rassurant.
Une obligation d'arrêter la déforestation en 2030
Sur le premier point, « (...) l'accord de Paris sur le changement climatique devient un "élément essentiel" du partenariat », se réjouit notamment la Commission européenne, qui ne publiera toutefois pas les nouveaux textes avant la semaine prochaine. « Cela signifie que toute partie pourra le suspendre, partiellement ou entièrement, vis-à-vis de tout pays qui déciderait de quitter l'accord de Paris ou qui ne se conduirait pas en membre de bonne foi », explique-t-elle. Il s'agit d'un mécanisme inédit dans un accord avec des pays en voie de développement, souligne Bruxelles.
Un « protocole sur le développement durable de plusieurs pages » prévoit en outre une obligation pour les parties de mettre en place des mesures pour arrêter la déforestation en 2030, affirme la Commission. Or, « c'est la première fois qu'une telle obligation juridique, individuelle et soumise à un règlement des différends, est prévue dans un accord de libre-échange », insiste-t-elle, en notant également que cela ne concernera pas seulement les produits exportés vers l'UE.
En échange de ces engagements exigés par l'Union européenne, celle-ci a concédé au Mercosur la possibilité de poursuivre des politiques industrielles un peu plus protectionnistes que ce qui était prévu en 2019 : notamment en matière d'accès aux marchés publics, de tarifs et de droits de douane à l'exportation.
Newsletter
Industrie et service
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.