Œufs contaminés: la Belgique accuse les Pays-Bas, la France enquête chez les fabricants

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Article publié le 09 août à 16h38 et mis à jour à 19h
L'Europe du renseignement sanitaire étale ses dysfonctionnements au grand jour, et c'est peut-être là une chance d'améliorer les choses. Ce mercredi 9 août, le ministre belge de l'Agriculture, Denis Ducarme, ne décolère pas, fustigeant les autorités néerlandaises qui selon lui savaient que du fipronil, insecticide à l'origine d'un scandale alimentaire portant sur des millions d'œufs en Europe, avait été détecté dans des œufs aux Pays-Bas dès novembre 2016, et d'avoir gardé l'information secrète.
Il a présenté mercredi matin aux représentants des commissions Agriculture et Santé le rapport rendu la veille par l'Agence belge pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) sur le circuit de contamination des œufs.
Lors de cette audition devant la Chambre, le ministre de l'Agriculture a déploré que la Belgique ait dû attendre un mois avant d'obtenir des réponses à des questions posées à l'Agence de sécurité alimentaire néerlandaise au sujet de la contamination d'œufs au fipronil, rapporte La Libre Belgique.
Le rapport avait été commandé par le gouvernement belge qui souhaite lever la confusion régnant autour de l'origine de la contamination. La Belgique avait été le premier pays de l'UE à notifier le 20 juillet la Commission européenne via le système d'alerte mis en place en cas de risque pour la santé des consommateurs.
Avec ces informations, "la vigilance par rapport au fipronil aurait été accrue, fortement accrue", a déploré M. Ducarme, sommé de venir s'expliquer en pleine vacances d'été, après l'éclatement du scandale des œufs contaminés le 1er août.
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Les Pays-Bas ont, pour leur part, démenti l'affirmation belge. Un haut responsable de l'agence néerlandaise de la sécurité alimentaire a expliqué que cela "ne correspondait pas à la vérité". Dans un communiqué remis à l'AFP, l'inspecteur général de l'institution a expliqué :
En lisant le rapport de l'Afsca intitulé Fipronil, résultats complémentaires (08/08/2017), dont nous reproduisons un extrait ci-dessous, on comprend la difficulté d'établir le degré de contamination des œufs. En effet, dans un premier cas, les prélèvements montrent des taux de fipronil inférieurs aux seuils européens puis supérieurs à ces taux dans une deuxième analyse: ![]()
La France, par la voix de son ministre de l'Agriculture Stéphane Travert a réagi, ce mercredi, critiquant en creux la Belgique et les Pays-Bas dans leur information. Le ministre a exprimé son souhait d'avoir à l'avenir "des échanges beaucoup plus fructueux et beaucoup plus rapides" avec eux.
Dans le même temps, Stéphane Travert a annoncé l'ouverture d'une enquête nationale chez "l'ensemble des fabricants d'ovoproduits" (produits transformés à base d'œufs) agréés en France, qui sont au nombre de 80 environ.
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"La coopération doit mieux se passer à l'avenir", a insisté le ministre, qui entend présenter "une initiative européenne", fin août, lors d'un conseil européen informel de l'Agriculture et de la Pêche à Tallin, en Estonie. A cette occasion, la France entend présenter "un nouveau mécanisme pour faire en sorte que nous puissions mieux collaborer et avoir des échanges beaucoup plus fructueux et avoir des échanges beaucoup plus rapides, notamment lorsqu'il y a des cas de contamination avérés comme nous l'avons vécu".
Les résultats de l'enquête menée par l'Anses sur les lots incriminés seraient connus en fin de semaine, permettant de "retirer les lots incriminés s'il en était besoin",
(Avec AFP)
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