Pesticides : un risque de perturbateurs endocriniens dans l’eau, alerte l’UFC-Que Choisir
Marine Godelier
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Il y a moins d'un an, l'UFC-Que Choisir critiquait vivement Générations Futures, lui reprochant de « surjouer l'alerte » au sujet de la présence de pesticides dans nos robinets, « semant une belle panique » sur son passage, du fait d'un « combat militant » - pour le plus grand bonheur des vendeurs de bouteilles en plastique.
Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts : c'est aujourd'hui l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP) - syndicat représentant les entreprises productrices de pesticides -, qui s'étonne du « ton alarmiste » employé par l'UFC-Que Choisir en la matière.
En effet, ce mardi 21 avril, l'association de défense des droits des consommateurs a publié une étude pour le moins inquiétante - menée conjointement avec Générations Futures -, afin d'alerter les consommateurs sur les traces de produits phytosanitaires dans l'eau potable. Elle révèle que près de 450.000 Français, notamment en zone rurale, peuvent retrouver ces molécules « particulièrement nocives » dans leurs verres. Et même parmi les analyses considérées comme conformes à la réglementation, plus d'un quart (28%) sont soupçonnées de contenir des perturbateurs endocriniens.
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Quand, pour évaluer la toxicité d'un produit, la question de la dose est déterminante - ce qui permet de protéger le consommateur en-dessous d'un certain seuil -, ce n'est pas le cas pour les perturbateurs endocriniens. « Il suffit en fait de très peu de cette substance capable d'interférer avec notre système hormonal, pour potentiellement générer des conséquences sur l'organisme », explique Olivier Andrault.
Marine Godelier