Réduction des pesticides : 30 millions d'euros pour aider les agriculteurs à investir

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Lors de l'annonce de cette aide, en mai 2020, le ministère de l'Agriculture avait souligné qu'elle s'inscrivait en cohérence avec le nouveau dispositif mis en œuvre au 1er janvier 2020 pour renforcer la protection des riverains lors de l'utilisation des produits phytosanitaires: les zones de non traitement (ZNT) aux pesticides.
Lors de l'annonce de cette aide, en mai 2020, le ministère de l'Agriculture avait souligné qu'elle s'inscrivait "en cohérence avec le nouveau dispositif mis en œuvre au 1er janvier 2020 pour renforcer la protection des riverains lors de l'utilisation des produits phytosanitaires": les zones de non traitement (ZNT) aux pesticides. (Crédits : Stephane Mahe)
Ce programme a "pour objectif d'aider les investissements permettant de réduire ou de substituer l'usage de produits phytosanitaires en vue de préserver l'environnement", explique l'organisme FranceAgriMer dans un communiqué.

Une enveloppe de 30 millions d'euros a été débloquée et est "opérationnelle" pour aider les agriculteurs à s'équiper en matériels destinés à réduire l'usage de produits phytosanitaires et les nuisances pour les riverains, rapporte ce mercredi l'organisme FranceAgriMer.

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Ce programme a "pour objectif d'aider les investissements permettant de réduire ou de substituer l'usage de produits phytosanitaires en vue de préserver l'environnement", souligne FranceAgriMer dans un communiqué.

"L'État accompagnera ainsi l'achat des pulvérisateurs les plus performants et de certains équipements alternatifs à l'utilisation de produits phytosanitaires", est-il précisé.

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La liste des investissements éligibles a été publiée le 9 juillet au bulletin officiel du ministère de l'Agriculture.

Limiter la "dérive"

Ces matériels doivent en particulier permettre de limiter la "dérive", c'est-à-dire le dépôt de produits en dehors des zones de traitement, sous l'effet du vent notamment.

Lors de l'annonce de cette aide, en mai 2020, le ministère de l'Agriculture avait souligné qu'elle s'inscrivait "en cohérence avec le nouveau dispositif mis en œuvre au 1er janvier 2020 pour renforcer la protection des riverains lors de l'utilisation des produits phytosanitaires": les zones de non traitement (ZNT) aux pesticides.

L'État a fixé des distances minimales pour l'utilisation de pesticides près des habitations : cinq mètres pour les cultures dites basses comme les légumes et céréales, dix mètres pour les cultures hautes, fruitiers ou vignes, 20 mètres pour les produits "les plus dangereux", qui représentent environ 0,3% des substances actives utilisées.

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Des dérogations sont toutefois possibles en cas d'utilisation d'"un matériel homologué réduisant la dérive de pulvérisation", selon le ministère.

Les distances minimales peuvent également être raccourcies dans le cadre de chartes locales dites "de bon voisinage", entre agriculteurs et riverains.

Des ONG de défense de l'environnement estiment que ces mesures ne sont pas assez protectrices pour les agriculteurs, les riverains, la ressource en eau et la biodiversité.

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a écrit le 30/07/2020 à 9:09 :
Poudre aux yeux. Les dérogations sur les ZNT sont innombrables. C'est du pur greenwashing.
a écrit le 29/07/2020 à 23:01 :
30 millions pour acheter du matériel pulvérisateur performant !
Ce ne serait pas un peu du "foutage de gueule" ?
Ce n'est pas moins de pesticides qui est demandé, c'est PLUS de pesticides. Performant ou pas, les doses resteront les mêmes à Epsilon près !
a écrit le 29/07/2020 à 18:25 :
Où en sont ils dans les lycées agricoles svp ? Parce que c'est la que tout se joue.
a écrit le 29/07/2020 à 17:29 :
La agriculteur ont surtout besoin de retourner sur les bancs des écoles pour apprendre a diminuer leurs "charges" en ayant une autre vision de "leur profession"! C'est de l'investissement perenne et cela ne sera pas au goût des banques et assurances!
Réponse de le 30/07/2020 à 13:05 :
Pour le coup j'aimerais bien voir l'analyse des comptes de quelques fermes. De ce que je peux comprendre. Ils s'endettent pour que les intérêts mettent le résultat á 0. Sans faire attention qu'il faudra rembourser Intérêt et principal.
Moralité la valeur des exploitations est poussée vers le haut, rendant leur revente plus difficile tandis que le cash flow devient nul. Et lá les agriculteurs meurent ou se suicident.
Ca durera tant que leur pricipal partenaire financier sera leur banque qui est le grand gagnant de ce jeu.
a écrit le 29/07/2020 à 16:12 :
Formation agricole = rente à vie. Les pouvoirs publics paient pour faire ensuite pour défaire. Les agriculteurs ne sont plus des des travailleurs mais des prestataires de subventions.
Réponse de le 29/07/2020 à 17:31 :
Les céréaliers principalement.
a écrit le 29/07/2020 à 15:41 :
Si on importait tout fini les problèmes de produits pour la protection des plantes (nom plus joli des pesticides).
Des pulvérisateurs qui pulvérisent mieux, c'est l'avenir. Ça existe encore, la pulvérisation par avion/ULM (quand le vent ne va pas tout balayer, bien sûr) ?
écoPhyto 1 : -50%, avait échoué (augmentation), écoPhyto 2 pareil ? Quelles sont les procédures ministérielles pour désherber sans produit, protéger quand un nuisible arrive (pas par principe mais quand il est repéré) sans produit, ?? De nombreux passages avec des engins desherbeur mécaniques mais donc une consommation de fuel démultipliée d'autant (= €€€€)(= CO2 en plus) ? Ou alterner des plantes qui font "insecticide" aux autres, voire ne laissent pas les nuisibles s'installer (le cas lors des répétitions de culture identiques, là faut traiter, traiter, régulièrement) et parfois enrichissent la terre, mais c'est plus compliqué à gérer (multi-culture).
On est censé manger plus de céréales plutôt que de la viande, poisson, mais il faut que ça pousse.
a écrit le 29/07/2020 à 12:27 :
Quand on voit la photo de l'article, on se dit qu'il faut être un peu fêlé de vouloir habiter la campagne.
Réponse de le 29/07/2020 à 17:29 :
j y vis.... il faut juste prendre des précautions quand ça pulvérise.....et certains commencent vraiment à s équiper correctement.....en attendant que l on apporte les solutions plus respectueuses de l environnement...... hors OGM...
le problème est... quel moyens à mettre en oeuvre en terme de recherche?
parce que la, lire... 30 millions d euros..... c 'en est presque risible.
Réponse de le 29/07/2020 à 17:32 :
au fait, ce n est pas une pulvérisation que vous voyez sur la photo....c 'est la poussière que vous voyez quand on enfoui les tiges après récolte
Réponse de le 29/07/2020 à 23:38 :
ce que vous voyez c'est juste un appareil qui broye les tiges après la récolte et en aucun cas un pulvérisateur !!!

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