« Près de 70 % de l'empreinte carbone de l'alimentation est liée à la production et à la consommation de viande », alors que « 32 % de la population adulte consomme trop de viande hors volaille, 63 % trop de charcuterie », reconnaît la dernière version...
La « Stratégie nationale alimentation, nutrition et climat », attendue depuis des années, devrait être mise en consultations prochainement. Les derniers retards semblent dus aux différends entre parties prenantes et ministères sur l'objectif de réduire la consommation de viande.
Gouvernance des politiques alimentaires à leur financement, en passant par la promotion de régimes sains et durables... Autant d'éléments qui devraient figurer dans le document orientant la transformation des systèmes alimentaires français d'ici 2030 - aussi appelé « Stratégie nationale alimentation, nutrition et climat » (Snanc), selon la loi Climat résilience de 2021.
Pourtant, alors qu'il aurait dû être publié avant le 1er juillet 2023... il se fait toujours attendre. Les bruits d'une « mise en consultation publique » prochaine courent néanmoins régulièrement, et se sont accélérés depuis quelques semaines. Le communiqué de presse diffusé mardi par l'Élysée après la tenue du quatrième Conseil de planification écologique, d'ailleurs, la mentionne. La révélation de ses contenus serait donc imminente.
Mais comment expliquer un tel décalage. Ce dernier semblerait s'expliquer par un sujet particulier : la réduction de la consommation de viande. Et pour cause, il oppose les ministères de la Santé et de la Transition écologique et celui de l'Agriculture.
La dernière version connue de la Snanc, datée d'avril 2024, et révélée en novembre par le média Contexte, mentionnait en effet, dans ses « objectifs chiffrés », celui de « atteindre les objectifs de la SNBC (Stratégie nationale bas carbone, ndlr) à horizon 2030 par une évolution progressive vers des régimes alimentaires conformes aux repères du PNNS (Programme national nutrition santé, ndlr) ». La Snanc les mentionnait d'ailleurs explicitement : une baisse de la consommation de 12 % de viande rouge et de 4 % pour la volaille.
« Près de 70 % de l'empreinte carbone de l'alimentation est liée à la production et à la consommation de viande », alors que « 32 % de la population adulte consomme trop de viande hors volaille, 63 % trop de charcuterie », lisait-on dans le texte, qui hésitait néanmoins encore entre deux formules pour la recommandation à adopter : une « limitation de la consommation de viandes et de charcuterie » ou « une consommation globale moindre de protéines animales au profit d'autres sources de protéines, notamment en réduisant la surconsommation ».
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