Daimler vise Fiat Industrial

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Selon La Repubblica, le consortium de Stuttgart s'intéresse aux activités "camions" du constructeur turinois. L'ensemble occuperait plus d'un tiers du marché européen du poids-lourd.

Il n'est pas encore coté. Pourtant, il suscite déjà des convoitises ! Fiat Industrial, qui doit être introduit à la bourse de Milan début janvier, intéresse Daimler, selon le journal transalpin Repubblica. Le quotidien, qui ne cite pas de sources, assure que le groupe de Stuttgart "n'a jamais lâché prise, malgré des démentis peu convaincants". Le constructeur automobile allemand serait même prêt à débourser 14,5 milliards d'euros, pour s'emparer de la future entité qui rassemblera notamment Iveco (poids-lourds) et CNH (matériel agricole et de construction). Selon La Reppublica, cette offre serait inférieure à l'attente du turinois, qui valorise à 18 milliards Fiat Industrial. 

La semaine dernière, le magazine allemand Manager Magazin avait déjà affirmé que la firme germanique lorgnait Fiat Industrial. Daimler avait toutefois démenti, le 16 décembre, des pourparlers pour la reprise d'Iveco. Un rapprochement n'aurait rien d'étonnant. Daimler est le numéro un mondial du véhicule commercial et industriel avec notamment ses marques Mercedes et Freightliner (en Amérique du nord). Il pèse plus de 22% du marché européen du véhicule de plus de six tonnes. Iveco occupe pour sa part 12,5% du gâteau. L'ensemble s'en octroierait plus du tiers, ce qui ne serait pas sans poser des problèmes auprès des autorités de la concurrence à Bruxelles !

A la mi-avril, Sergio Marchionne, administrateur délégué du consortium piémontais, avait annoncé la scission. "Il n'y a plus de raison de garder ensemble" des activités ayant des "logiques industrielles et financières aussi différentes", avait-il alors martelé. Les activités automobiles des marques Fiat, Lancia, Alfa Romeo, Ferrari et Maserati, ainsi que les composants, resteront au sein du groupe Fiat actuel. Les actionnaires doivent recevoir une action du nouveau groupe pour une action Fiat. La famille Agnelli restera en principe l'actionnaire de référence des deux sociétés, avec une part de 30%.

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