Renault s'éloigne de l'Algérie

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Renault a peu de chances d'implanter une usine de voitures en Algérie. Le gouvernement l'accuse de faire traîner les négociations alors qu'il est en grande partie responsable de cet échec.

Le projet d'implantation d'une usine de voitures Renault en Algérie est fortement compromis. Le ministre algérien de l'Industrie, Mohamed Benmeradi, a déclaré ce mercredi que le constructeur français refuse d'implanter cette usine à Jijel, ville côtière située à 360 km à l'est d'Alger, comme l'a proposé Alger par souci "d'équilibre entre les régions" en matière d'investissement.

"Les discussions ont pris plus de temps que prévu. Le partenaire étranger (Renault) a considéré que le lieu proposé pour l'implantation de l'usine est loin du bassin de l'emploi et qu'il n'offrait pas les opportunités nécessaires", a déclaré Mohamed Benmeradi. En 2011, pourtant, ce ministre avait annoncé à plusieurs reprises la conclusion imminente d'un accord avec Renault.

La responsabilité d'Alger est grande

Mais début février, le PDG de Renault, Carlos Ghosn, avait indiqué qu'aucune décision n'avait encore été prise par le constructeur sur ce projet. Le gouvernement a fait semblant de n'avoir pas entendu, avant d'accuser Renault de faire traîner les négociations. Pourtant la responsabilité d'Alger dans cet échec est grande.

Plusieurs raisons expliquent cette incapacité de l'Algérie à attirer un constructeur de voitures en dépit de l'importance de son marché, le deuxième en Afrique, avec 400.000 unités vendues en 2011. "La gestion du projet Renault a été confiée à des bureaucrates qui ne connaissent rien à l'automobile", explique un proche du dossier. L'entêtement des négociateurs algériens de s'occuper de la commercialisation des voitures produites en Algérie illustre cette méconnaissance de l'industrie automobile et de l'indécision du gouvernement algérien. "Les Algériens n'ont pas été clairs sur ce qu'ils veulent faire : doter le pays d'une industrie automobile ou devenir concessionnaire", ajoute la même source.

Autres facteurs : la décision d'Alger d'imposer à Renault d'implanter son usine à Jijel, une ville touristique où l'industrie est quasiment inexistante, l'absence de sous-traitants et la politisation du projet. Le régime voulait l'avoir pour maquiller son maigre bilan à la tête du pays à l'occasion de la célébration cette année des 50 ans de l'indépendance. Et aussi, pour faire comme le Maroc marocain où Renault a implanté sa première usine de fabrication de voitures en Afrique.

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Commentaires
a écrit le 29/04/2012 à 9:27 :
Avant-dernière ligne de l'article : "Maroc marocain".... Y a-t-il un Maroc non marocain ?
a écrit le 27/04/2012 à 12:14 :
Pour expliquer et comprendre le comportement de Renault d'une manière particulière et de la France d'une manière Générale, il faudrait peut-être remonter jusqu'au départ du pays de cette firme dans les années 60 et à ses "8 milliards d'impôts impayés à l'époque, en passant par l?échec du projet "Oran 7" et enfin à ses desseins politiques qui lui sont dictés par le pouvoir français pour mettre le maximum de pression sur l'Algérie. La réhabilitation des harkis tout récemment par Sarkozy en est un exemple à la veille d'une élection.
a écrit le 27/04/2012 à 10:18 :
On n'installe pas une usine par hasard dans un pays émergent . Il faut d'abord s'assurer de la maturité économique des autorités , du risque pays et de la quantité des pots de vin à verser aux décideurs. Je pense que de ce point de vue le Maroc est infiniment plus sûr surtout à Tanger.
a écrit le 27/04/2012 à 7:41 :
Quand le FMI demande à l'Algérie de lui prêtait de l'argent pour renflouer les caisses afin d'aider des pays occidentaux, et ce afin d'éviter à la france aussi de sombrer comme c'est voisin. Algérie dont les excédents peuvent dépasser 205,2 milliards de dollars, la silence radio personne ne parle, personne ne critique, mais quand il s'agit de Renault, je lis des gens qui nous demandent de nous démerder et tout le monde se lache... égoïste vous avez plus besoin de nous que nous de vous, à bon entendeur.
a écrit le 27/04/2012 à 6:02 :
nous n'avons pas de conseille à recevoir de ce pays ils veulent une usine automobile ils n'ont qu'a ce la fabriquer comme des grands ils savent plus que nous et bien qu'ils se démerdent
Réponse de le 27/04/2012 à 15:56 :
C'est a cause de cette arrogance que les parts de marché de la France en Algérie ne cesse de reculer;et j'éspere que cette tendance va se poursuivre.A vous entendre on croirait que l'Algérie demande l'aumone a Renault .Comme si le constructeur n'allait pas engranger des bénéfices
a écrit le 26/04/2012 à 19:54 :
Il faut dire que les récents grands projets en Chine se sont révélés être de vrais casse têtes pour les entreprises occidentales (cf le fameux métro d'Alger !), alors que les Algériens ne s'étonnent pas qu'on leur tourne le dos. Les Marocains ont tout compris et récoltent les fruits de l'incurie de leurs voisins, avec des usines de pièces aéro low cost, une usine Renault, des projets en énergies fossiles et électrique... Les algériens doivent être amers de fêter leurs 50 ans d'indépendance avec un pays dans un tel état...
Réponse de le 26/04/2012 à 20:48 :
Correction: Je parlais des projets en Algérie et non en Chine ;)
a écrit le 26/04/2012 à 18:11 :
faut suivre l'histoire et les lois, l'algerie les négociation de Renault algerie était ouverture d'usine après 5 ans. Le projet d'usine Algérie devais ce faire bien avant l'usine au Maroc depuis l'an noce de l'ysine au maruc l'algerie fou la pression a renault
a écrit le 26/04/2012 à 18:04 :
l'algerie est un pays qui se foute totalement de l'investissement et de l'emploi, du moment que la rente petrolière existe.
a écrit le 26/04/2012 à 15:34 :
Parce que après la Libye, l'Irak, la Syrie, et l'Irak, l'OTAN veut taper sur l'Algérie. Leur balance commerciale de l'Algérie excédentaire de 150 milliards, nous avec Sarko balance commerciale moins 75 milliards et en plus finance public déficitaire de 1700 milliards.
a écrit le 26/04/2012 à 14:37 :
On peut imaginer que les raisons sont plus politiques qu'économiques et que la diplomatie doit ménager les susceptibilités des uns et des autres, rien d'exceptionnel dans ce type de marché .
Et à l'intention de ceux qui l'ignorerait cela existe également chez nous dans les relations entre l'état ,le pouvoir en place et les collectivités locales où le grand jeu ou le grand plaisir des politiques ou des administrations est de faire obstacle aux projets des élus locaux ....
a écrit le 26/04/2012 à 13:40 :
pq ils veulent ouvrir une usine en algerie, ils en ont une au maroc; c'est pas si eloigne que ca, si? ( et a priori ils n'ont pas ete recus pareil!!)
a écrit le 26/04/2012 à 11:37 :
qu'allons nous faire dans ce pays qui haie la farce!!!????
Réponse de le 28/04/2012 à 20:48 :
ce n'est pas une farce mis du poison enrobé
a écrit le 26/04/2012 à 10:48 :
Quand la manne du pétrole et du gaz sera tarie et qu'il faudra vraiment réfléchir au développement et à l'avenir du pays, il sera trop tard et le train sera passé. le futur est sombre.
a écrit le 26/04/2012 à 10:32 :
Ce que le gouvernement algérien semble ne pas avoir compris :
1/ on ne construit pas une usine..;pour faire comme le pays voisin !
2/ on ne construit pas un puit en plein désert juste parce que c'est là qu'on aimerait avoir de l'eau . Il faut aussi qu'il donne sur une nappe phréatique !
3/ le temps de l'économie dirigé est passé : ça ne marche pas, et il n'y a plus que le gouvernement algérien et JL Mélanchon pour croire le contraire !
Bon courage aux algériens et à l'économie algérien, mais souvenez-vous: on n'attire pas les abeilles avec du vinaigre...
Réponse de le 26/04/2012 à 11:39 :
Les 1eres amateurs de cette affaire, ce sont les dirigeants de Renault qui n'auraient jamais du commencer ce "mauvais plan". Il y a tellement d'autres "mauvais plans" des staffs de dirigeants (grands chefs / moyens chefs / petits chefs, chefs / micros chefs / minus chefs etc ... et des administrateurs dont les représentant de l'Etat français impotents) de Renault.
Réponse de le 26/04/2012 à 13:29 :
C'est l'état francais sous la pression du president algérien qui a ordonné a Renault de reflechir a une usine en algérie. L'état se sert de Renault comme un outil éléctoral (c'est pas bien de délocaliser) et diplomatique (il faut faire une usine en algérie).
C'est l'image de Renault qui paye. Vive l'etat actionnaire.
Réponse de le 26/04/2012 à 14:54 :
Heureusement que Renault construit où il veut et quand il veut et ce n'est pas l'état qui décide bien-sûr. Nous ne sommes pas dans une économie planifiée. Le drame de l'Algérie c'est qu'elle est toujours dirigée par des hommes qui ont fait leurs classes en ex-URSS; toutes les expériences sur paradigme ont tourné au désastre et à la dictature.
Réponse de le 26/04/2012 à 17:11 :
Pourvu que les algeriens arretent d'acheter des renault qui ont du mal à se vendre en France d'ailleurs.
Vive les voitures japonnaises, coreennes ou allemandes.
Algeriens sortez vos tripes, vous en avez quand il faut.
a écrit le 26/04/2012 à 8:59 :
Y a-t-il quelqu'un de compétent pour contrôler quoique ce soit en Algérie?
Réponse de le 26/04/2012 à 16:02 :
Malheureusement non !
Les compétents sont en France, Canada, USA etc...
Pays gouverné par des nuls
a écrit le 26/04/2012 à 8:38 :
La France et l'Algérie n'ont jamais mis de coté leur égaux et voilà le résultat.
Le Maroc est déjà un pays qui n'appartient plus au Maroc, tout est privatisé, mais est ce la bonne solution ? L'avenir nous le dira ....
Réponse de le 27/04/2012 à 9:21 :
égos pas égaux...
a écrit le 26/04/2012 à 7:31 :
Le Maroc est marocain c'est indéniable :) amicalement.
Réponse de le 26/04/2012 à 14:42 :
Le Maroc appartient aux touristes et aix capitaux étrangers qui representent plus de la moitié de son PIB. L'Algérie n'est dépendante de personne financièrement et économiquement. Les algériens devraient boycotter Renault et Peugeot dont ils sont les premiers client dans le continent africains. D'autres négociations sont en cours avec Volkswagen et espérons que le dénouement sera plus heureux. Le parc algérien se renouvelle plutôt bien et jamais les algériens n'ont été aussi riches, avec le deuxième PIB d'Afrique et une croissance prévue de 4%, en pleine crise. Le litre d'essence étant à 20 centimes le litres, on peut même rouler en Q7, alors les Clios et autres Mégane, aux oubliettes !
Réponse de le 26/04/2012 à 16:10 :
oui Ben on en reparlera quand il n y aura plus de gaz et de pétrole (bientot) si il y avait une croissance économique réelle le chomage serait pas à ce niveau en Algérie
Réponse de le 29/04/2012 à 21:20 :
les chevaux barbes sont une bonne race et le soleil une énergie absolue.........
Réponse de le 09/05/2012 à 19:52 :
il y a 600 000 algeriens qui vivent en France , avec le développement économique que vous annoncez , tous ces gens vont pouvoir retourner au pays pour assurer les besoins en personnel de production !mais finies , les alloc familiales , logement , retraite , logement sociaux , hopital gratuit etc etc

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