Sanofi Aventis dans le collimateur d'Alger

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Sanofi-Aventis risque de perdre son agrément d'importateur en Algérie. Le ministère de la Santé accuse le géant français de surfacturation et lui reproche d'être en partie responsable de la pénurie de médicaments dans le pays

Sanofi-Aventis risque gros en Algérie. Depuis quelques mois, le ministre algérien de la Santé Djamel Ould Abbès multiplie les accusations à l'encontre de la filiale algérienne du géant français de l'industrie pharmaceutique. Sans qu'elle soit citée officiellement, Sanofi-Aventis Algérie, comme de nombreux autres laboratoires, est soupçonnée de surfacturation des produits importés et donc de transfert illégal de devises. « Leurs dossiers sont au niveau de la justice », répète sans cesse M. Ould Abbès qui évalue le montant des surfacturations à 95 millions de dollars en 2011. « Sanofi n'a pas reçu d'information particulière à ce jour. Sanofi a toujours travaillé dans le strict respect des lois algériennes », a répondu la direction de la communication de Sanofi.

Les labos à l'origine des pénuries de médicaments?
Outre la surfacturation, Sanofi-Aventis est malmenée sur un autre dossier. Fin mars, le ministre algérien de la Santé l'avait accusé, avec d'autres laboratoires, d'être à l'origine des pénuries fréquentes de médicaments dans les pharmacies et les hôpitaux du pays. «Les opérateurs n'ont pas importé les quantités de médicaments sur lesquelles ils s'étaient engagés», avait indiqué M. Ould Abbès qui a mis en demeure les importateurs de remédier à la situation avant le 20 avril, au risque de perdre leurs agréments. « L'exécution des plans d'approvisionnement de SANOFI tient compte principalement de la disponibilité des produits en stock sur le marché algérien. A ce jour, sauf élément externe à la volonté de SANOFI, la disponibilité de nos produits ne souffre pas de perturbations pouvant être à l'origine de ruptures », explique à La Tribune, la directrice de la communication de Sanofi-Aventis Algérie, Naouel Tamazirt.

Trois milliards de médicaments importés en Algérie en 2011

Le dossier Sanofi a été évoqué lors des réunions entre les autorités algériens et Jean-Pierre Raffarin, envoyé spécial du président Nicolas Sarkoy pour la coopération économique. «Les attaques contre Sanofi visent à affaiblir sa position sur le marché algérien pour faire profiter d'autres laboratoires notamment proches des décideurs », affirme une source proche du dossier. Ce que dément un responsable au ministère de la Santé : « c'est très facile de dire qu'on veut favoriser d'autres, mais la justice tranchera ».
L'Algérie a importé pour 3 milliards de dollars de médicaments en 2011, selon les chiffres officiels. Sanofi-Aventis est le premier groupe privé sur le marché algérien du médicament avec 12% de parts et un volume de vente de 70 millions d'unités en 2011.

 

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Commentaires
a écrit le 27/04/2012 à 13:27 :
affirmations sans fondement venant d'un gouvernement corrompu...
Réponse de le 27/04/2012 à 20:34 :
Mauvaise langue
a écrit le 19/04/2012 à 14:26 :
Même cas au Maroc, une manière astucieuse de faire sortir la devise, la méthode contaté d'après l'hébdomadaire " la vie éco", une surestimation des objectifs à réaliser, une fois l'objectif réel réalisé le reste importé "très proche périmé" qu'une fois la date s'expire on l'ote des impots.

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