Renault signe un accord de flexibilité pour rendre les usines espagnoles encore plus compétitives

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Copyright Reuters (Crédits : Renault Douai Plant 2010)
L'Espagne va devenir encore plus productive pour Renault. Un accord vient d'être signé avec les syndicats pour davantage de flexibilité. Un exemple que la firme automobile voudrait suivre en France, où les négociations ont démarré.

Etre plus compétitif pour produire plus. Renault a annoncé clairement la couleur. La firme au losange a signé un accord avec les syndicats espagnols UGT, CCOO et CCP sur les conditions de travail pour la période 2014-2016,  alors même que les négociations ont tout juste démarré en France. Le  "pacte social", noué jeudi dernier et ratifié mardi, porte sur les coûts du travail, la flexibilité, l'emploi et les avantages sociaux, "des domaines fondamentaux pour améliorer la compétitivité de l'entreprise", explique Renault dans un communiqué. Il inclut une augmentation des salaires correspondant à 50% de l'indice d'inflation  chaque année, avec la possibilité d'un paiement lié aux objectifs. Le temps de travail annuel sera lui augmenté d'une journée obligatoire à partir de 2014 et de deux journées "négociables" par an. L'accord crée en outre une nouvelle catégorie de contrat d'une durée de 18 mois avec "un salaire équivalant à 72,5% de celui d'un agent de production qualifié".

Plus de fléxibilité

Parmi les mesures de flexibilité adoptées, le groupe "pourra mettre en place un roulement permettant la production pendant les sept jours de la semaine": "il pourra être mis en place dans n'importe quel site de production de Renault en Espagne et les salariés seront libres d'y participer". En contrepartie, 800 intérims verront leur contrat transformé en contrat  à durée indéterminée entre 2014 et 2016, tandis que certains avantages sociaux sont améliorés (création d'un chèque garderie, augmentation de l'aide aux salariés dont les enfants sont handicapés, doublement du congé pour la naissance d'un enfant...).

280.000 voitures par an

En Espagne, que Renault cite souvent en exemple de compétitivité,  le groupe emploie au total quelque 10.000 personnes. L'Espagne génère 30% de la production des moteurs et boîtes de vitesses ainsi que 10% des véhicules du groupe au losange. Renault est présent sur place depuis les années 50. L'usine de "Palencia pourra augmenter sa production de 190.000 unités annuelles aujourd'hui à 280.000  à l'horizon 2016", nous expliquait récemment un porte-parole de Renault Espagne. L'usine, qui fabrique actuellement des Mégane compactes, recevra ainsi la production de "quatre carrosseries différentes" sur une toute nouvelle plate-forme, ainsi que sur une deuxième dérivée de la première et commune avec l'allié Nissan. Les véhicules devraient être les successeurs de la gamme Mégane actuelle. Renault affirme toutefois que Palencia n'est pas en concurrence avec le site français de Douai, qui produit aujourd'hui le Scénic, dérivé monospace de la gamme Mégane. Douai devrait en effet, pour sa part, fabriquer cinq futurs modèles sur les mêmes plates-formes que Palencia. 

Futur petit 4x4 à Valladolid

Par ailleurs, l'usine de moteurs de Valladolid et celle de transmissions de Séville passeront "d'un million d'unités environ chaque année à 1,4 million chaque à l'horizon 2014-2015". Par ailleurs, l'usine d'assemblage de Valladolid (Modus, Twizzy) doit "démarrer en 2013 la fabrication d'un nouveau véhicule (futur petit 4x4 dérivé de la Clio IV)". Pour des cadences de "90.000 unités annuelles".

 

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a écrit le 08/01/2013 à 8:36 :
Il n'y a aucune raison pour qu'une voiture de luxe destinée au directeur de banque madrilène soit produite par des Allemands en Allemagne, rapportant ainsi au fisc allemand par le biais des impôts sur les salaires, elles pourrait toute aussi bien être produite en Espagne par des Espagnols, ce qui rapporterait au fisc espagnol et réduirait du même coup les dépenses allocations, donc le déficit budgétaire, le chômage ainsi que le brain drain auquel nous assistons actuellement. Le transfert du travail me semble plus judicieux et plus facile à faire accepter par des prolétaires allemands que les transferts de capitaux permanents nécessaires vu les déficits des balances commerciales chroniques de ces pays, déficits commerciaux qui sont la conséquence logique et inévitable des excédents chroniques allemands, Chinois et autres.
a écrit le 14/11/2012 à 17:23 :
je pense que cette histoire de valladolid va faire polémique...
Réponse de le 14/11/2012 à 17:34 :
...la fameuse controverse de Valladolid (1550) !
a écrit le 14/11/2012 à 12:52 :
Pour la France c' est pour quand ?
Réponse de le 14/11/2012 à 14:24 :
Quand les syndicats accepteront de sauver les emplois et sites français.
Réponse de le 14/11/2012 à 14:34 :
à Mat : Alors on peut attendre longtemps....d' ici là l' industrie automobile aura quitté le pays.
Réponse de le 15/11/2012 à 14:47 :
Çà s'appelle la méthode "Continentale", ce nom (et les résultats obtenus !) ne vous dit rien ?!
Réponse de le 15/11/2012 à 17:47 :
sauver les emplois ??????? la flexibilité a mourir de rire , c plus de profit pour les actionnaire et nous baisse des salaires et on change quand de voitures !!!!!!!!!!!! pas d'argent pas de voitures acheter faut pas avoir l' ENA

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