Renault s'engagerait à ne pas fermer d'usines en France
Alain-Gabriel Verdevoye
Alain-Gabriel Verdevoye
La carotte? La direction de Renault a indiqué ce mardi, au cours de la deuxième séance de négociations sur la compétitivité, qu'elle "pourrait s'engager à ne pas fermer d'usines en France" si un accord était signé avec les syndicats. Et ce, "malgré un marché européen sans véritable croissance à l'échéance du plan Renault 2016". Renault a ouvert un cycle de négociations avec les syndicats, avec l'objectif de rendre ses usines en France plus compétitives et permettre d'y pérenniser sa base industrielle ainsi que la recherche et développement. Histoire de parvenir aux niveaux de compétitivité des sites de Nissan à Sunderland (Grande-Bretagne) ou de Renault à Palencia (Espagne).
Renault propose de créer deux pôles industriels en regroupant les usines. L'actuelle dispersion de la dizaine de sites de production en France est en effet un "handicap en termes de coûts fixes". Renault envisage ainsi des regroupements régionaux: le pôle ouest (Cléon, Sandouville, Flins...) et un pôle Nord-est (Douai, Batilly, Maubeuge).
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La direction souhaite par ailleurs introduire encore plus de flexibilité, via la mobilité des salariés entre les sites. La prochaine cession de négociations aura lieu le 29 novembre. Confronté à la baisse de la demande, Renault multiplie en outre les jours chômés, comme à Douai (Nord, 4.500 salariés), qui produit le monospace Scénic et en comptabilise 30 au cours du deuxième semestre, dont 11 restant à faire, selon la direction.
Alain-Gabriel Verdevoye
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