Ghosn consent à différer le versement de 30% de sa rémunération variable
latribune.fr
latribune.fr
Voilà un petit effort pour tenter apaiser les syndicats : le PDG de Renault, Carlos Ghosn, a accepté de subordonner le versement de 30% de sa rémunération variable de 2012 à la signature et mise en ?uvre d'un accord social dans l'entreprise, et au respect de certains indicateurs, selon Les Echos.
Le journal évalue à 430.000 euros le montant de rémunération que le patron de Renault ne touchera qu'en 2016, à condition notamment que les volumes de production promis par la direction soient respectés. Carlos Ghosn touchera de toute façon son salaire fixe (1,23 million d'euros) et 70% de sa rémunération variable (1 million d'euros) au titre de la Présidence-Direction Générale du constructeur automobile français soit 2,23 millions d'euros.
L'entreprise automobile est en pleine négociation d'un plan de compétitivité à appliquer en France. La direction du groupe au losange demande des efforts aux salariés, et propose le gel des salaires en 2013, la refonte des comptes épargne-temps, 8.260 suppressions de postes d'ici à 2016, essentiellement via des départs naturels non remplacés. En contre partie, si un accord est trouvé, la direction assure qu'il n'y aura ni fermeture de site ni licenciement. Pour 2011, Carlos Ghosn avait bénéficié de 1,23 million d'euros en tant que salaire fixe et de 1,59 millions d'euros de part variable.
Mais la majeure partie de la rémunération dont bénéficie Carlos Ghosn provient essentiellement de Nissan: il perçoit environ 10 millions d'euros par an pour ses fonctions de Président Directeur Général du constructeur d'origine japonaise.
POUR ALLER PLUS LOIN :
À lire également
» Renault-PSA: la compétitivité des usines... ou la mort
» Renault prêt à produire des Nissan en France
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

latribune.fr
Décarbonation de l’aviation : le pari du e-SAF dans le sud de la France
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer