BMW, Volkswagen, Toyota, Ford, GM... ou Renault sont paralysés. Pas de panique, il ne s'agit que de leurs usines en Afrique du sud. La production automobile dans ce pays était quasiment à l'arrêt ce lundi, plus de 30.000 ouvriers s'étant mis en grève après l'échec de négociations salariales, selon un responsable syndical. Les ouvriers réclament une augmentation d'au moins 14%, alors que les employeurs ont offert 8% avec effet rétroactif au 1er juillet. L'inflation en Afrique du sud est contenue depuis plusieurs années juste en-dessous de la barre des 6%. "Nous ne produisons plus aucun véhicule", a confirmé à l'AFP Guy Kilfoy, porte-parole de BMW, où la grève avait commencé dès jeudi dernier.
Cette grève n'est pas qu'anecdotique. Car l'automobile contribue à hauteur de 6% du PIB sud-africain et de 12% des exportations. En 2012, le pays a même exporté 277.893 véhicules, y compris vers l'Union européenne. Ford notamment exporte son pick-up Ranger assemblé sur place vers le Vieux continent. BMW exporte vers les Etats-Unis. L'industrie automobile sud-africaine est importante. La plupart des grands constructeurs mondiaux y sont présents depuis les temps de l'Apartheid. Les français sont toutefois peu présents. PSA est absent et Renault a produit a peine 3.400 Sandero l'an dernier à Rosslyn, dans une usine de son allié Nissan. Celle-ci fabrique également un "Best Seller", le pick-up à bas prix NP 200, qui n'est autre qu'une Dacia Logan de Renault... vendue par la firme nippone! Il s'en est immatriculé 9.000 unités au premier semestre.
À lire également
Le marché sud-africain représente quelque 400.000 véhicules annuellement.Les immatriculations ont atteint les 222.000 unités au premier semestre (+5%). Toyota est le premier constructeur local, devant Volkswagen, Nissan et BMW. Le véhicule le plus vendu était en juin la petite Volkswagen Polo, devant le pick-up Toyota Hilux et le Nissan NP 200!
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération
Industrie, mobilités, logements, géothermie : la nouvelle offensive verte de l’Occitanie