Avec le Boreal, Renault veut enfin percer hors d’Europe
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Renault entend se développer à l'extérieur de l'Europe grâce à son nouveau SUV Renault Boreal.
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Renault entend se développer à l'extérieur de l'Europe grâce à son nouveau SUV Renault Boreal.
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Renault Boreal ? Ce jeudi à São Paulo, la capitale économique du Brésil, Renault dévoile un SUV inédit qui reprend globalement les dimensions du Dacia Bigster, lancé ce printemps en Europe. Mais la carrosserie sera différente. Concurrence ? Non. Car ce Renault Boreal au dessin spécifique est uniquement destiné aux marchés hors du Vieux Continent. Ce nouveau SUV de gamme moyenne se veut même l'un des fers de lance de la firme au losange à l'extérieur de l'Europe.
Renault avait annoncé fin 2023 l'industrialisation de ce modèle au Brésil. Moyennant un investissement de 350 millions d'euros. L'annonce avait été faite durant la cérémonie officielle pour les vingt-cinq ans du site Ayrton Senna de Renault à Curitiba (sud-ouest du Brésil). Le véhicule y sera produit à destination de dix-sept pays d'Amérique latine. Pour une commercialisation fin 2025.
Ce SUV mesure 4,56 mètres de long, comme le Bigster. Une taille respectable, qui rend ce concurrent en Amérique latine des Jeep Compass, Toyota Corolla Cross ou autres Volkswagen Taos. Développé sur une plateforme dérivée de celle des Dacia, le Boreal sera doté d'un moteur 1.3 turbo en version Flex Fuel à alcool (163 chevaux) pour le Brésil, en déclinaison à essence (156 chevaux) pour les autres marchés latino-américains. Le prix n'est pas encore fixé. Il devrait être supérieur à celui du Bigster en France (à partir de 24 990 euros), car les prix sont au Brésil supérieurs aux tarifs européens, à véhicule équivalent.
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Ce Boreal est partie prenante de l'International Game Plan 2027, dévoilé en octobre 2023 à Rio de Janeiro. « À horizon 2027, nous aurons investi trois milliards d'euros pour lancer huit nouveaux véhicules », souligne Fabrice Cambolive, directeur de la marque Renault en montrant le modèle à la presse. But de ce plan : sortir Renault de sa quasi-monoculture européenne, puisque le Vieux Continent absorbe aujourd'hui plus de 70 % de ses ventes totales. Un pourcentage énorme, qui démontre a contrario la faiblesse du groupe hors de son grand marché intérieur.