Avis de tempête sur la sous-traitance automobile normande
Nathalie Jourdan
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Le groupe Bosch a confirmé la fermeture définitive de son usine normandie de Mondeville (en photo) à l'été 2026.
Bosch
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Le groupe Bosch a confirmé la fermeture définitive de son usine normandie de Mondeville (en photo) à l'été 2026.
Bosch
Le couperet est tombé pour l'usine Bosch de Mondeville dans le Calvados. Faisant suite à l'échec de la tentative de reprise, la direction de l'équipementier allemand Bosch a confirmé officiellement le 9 juillet « la fermeture progressive » de ce site spécialisé dans la fabrication de produits mécatroniques pour l'automobile. Il baissera définitivement le rideau mi-2026, laissant quelque 500 salariés sur le carreau.
L'établissement avait pourtant tout du site modèle. Primé en 2018 pour l'exemplarité de sa transformation digitale puis labellisé « usine du futur » l'année suivante, il s'était distingué par une stratégie de diversification audacieuse dans la tech, en particulier. Celle-ci l'a conduit, par exemple, à assembler la fameuse enceinte Phantom du français Devialet, devenue un blockbuster outre-Atlantique.
Las, cela n'a pas suffi à lui sauver la mise. « Le site faisait face depuis plusieurs années à une baisse d'activité due à la transformation de l'industrie automobile. La sous-traitance électronique pour des entreprises tierces avait certes apporté des succès, mais ne s'est pas avérée économiquement viable », justifie-t-on au siège de la direction française du groupe allemand interrogée par La Tribune.
La chute de ce gros employeur industriel du Calvados survient après plusieurs autres sinistres dans la sous-traitance automobile normande, malmenée par l'électrification des véhicules, la concurrence des pays à bas coût et le contexte inflationniste. Avant l'annonce de Bosch, trois autres usines ont mis la clef sous la porte, à quelques jours d'intervalle.
A Argentan, dans l'Orne, le site Marelli, propriété du fonds d'investissement américain KKR, a baissé pavillon en janvier dernier. Ses 160 salariés fabriquaient des boitiers papillon pour les moteurs diesel et essence. L'activité doit être relocalisée en Slovaquie.
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Même sort pour l'usine vieillissante de l'équipementier français Akwel sise à quelques dizaines de kilomètres de là, à Gournay-en-Bray en Seine-Maritime. Elle était notamment spécialisée dans la fabrication de pédaliers et de mécanismes d'arrêt de portes (77 collaborateurs). Comme Marelli, l'établissement a fermé juste après les fêtes du Nouvel An après que sa maison-mère a annoncé vouloir « adapter son outil industriel pour sauvegarder sa compétitivité ».
Nathalie Jourdan