Malgré l’arrivée des C3 et C3 Aircross présentées comme des modèles accessibles anti-Dacia, les immatriculations de la marque aux chevrons ont encore chuté de 15 % au premier semestre en Europe. La part de marché est historiquement basse à 2,8 %. Contre 3,3 % encore en 2022, 4 % en 2019, l’année avant le Covid, 5 % en 2013 ! La firme espère repartir sur la seconde moitié de 2025.Citroën a du mal à relever la tête. Malgré des nouveautés attractives et pas trop chères, la firme aux chevrons a encore subi une chute de 15 % de ses immatriculations de voitures particulières neuves en Europe (Union européenne, Grande-Bretagne, Norvège, Suisse) au premier semestre, d'après les statistiques publiées ce jeudi par l'Association des constructeurs ACEA. À 190 000 unités seulement. Le plongeon est trois fois plus important que celui du marché européen dans son ensemble. La marque tricolore recule même de 20 % sur le seul mois de juin.
Parmi les grandes marques de Stellantis, seul l'Italien Fiat fait pire. La part de marché de Citroën se situe à de niveaux historiquement bas. À 2,8 %. Contre 3,2 % sur les six premiers mois de 2024, 3,3 % en 2022, 4 % en 2019 avant le Covid, 5 % en 2013, voire 6 % en 2010 ! Tout un symbole : Citroën s'est fait doubler par Dacia en 2022 sur l'Europe. Et la marque roumaine à bas coûts de Renault affiche une avance de 118 000 voitures au premier semestre.
Chaotique lancement de C3
Conjoncturellement, Citroën paye en particulier le chaotique lancement à la rentrée dernière de la nouvelle C3 (essence, hybride ou électrique), dont la mise au point a été pour le moins difficile. Ce modèle, qui se veut abordable et populaire (à partir de 15 750 euros), était présenté par l'ex-directeur de Citroën Thierry Koskas comme l'arme clé de la reconquête. Un modèle positionné en face de la Dacia Sandero à bas prix, même si le prix de base de cette dernière démarre plus bas (12 990 euros). Mais, à motorisation et équipements identiques, les tarifs sont très proches.