Arrestation de Carlos Ghosn : l'avenir de Renault en pointillé

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Carlos Ghosn a été arrêté ce lundi au Japon plongeant l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi dans la tourmente.
Carlos Ghosn a été arrêté ce lundi au Japon plongeant l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi dans la tourmente. (Crédits : Reuters)
L'arrestation de l'homme fort de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a suscité l'effroi sur les marchés, provoquant l'effondrement du titre Renault en Bourse. Sa démission de la présidence du conseil d'administration de Nissan est imminente et la question de la direction de l'Alliance est désormais posée. Cette question n'avait jusqu'ici jamais été tranchée compte tenu des intérêts divergents des différents protagonistes, parmi lesquels l'Etat français. Si ce sujet n'est pas traité dans les prochains jours, il pourrait mettre Renault dans de très graves difficultés...

Il ne pourra pas dire qu'il n'avait pas été prévenu... Cela fait plusieurs années que les marchés réclament à Carlos Ghosn un plan de succession. L'insuffisante réponse à cette supplique s'est implacablement traduite ce lundi sur le titre Renault. L'action s'est effondrée de plus de 13% après l'annonce de l'arrestation de son PDG au Japon. Celui qui dirige également les conseils de surveillance de Nissan et de Mitsubishi et dirige l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi est soupçonné d'avoir dissimulé au fisc japonais une partie de ses revenus et de s'être livré à des pratiques douteuses. Tel César poignardé par son protégé, Brutus, Carlos Ghosn est notamment accablé par Nissan, l'entreprise dont il a largement contribué au redressement en 1999 et qui lui a valu d'être érigé en Dieu vivant du capitalisme japonais. Le communiqué du constructeur nippon est impitoyable :

« Carlos Ghosn a pendant de nombreuses années déclaré des revenus inférieurs au montant réel. (...) En outre, de nombreuses autres malversations ont été découvertes, telles que l'utilisation de biens de l'entreprise à des fins personnelles », écrit Nissan dans un communiqué avant d'annoncer que le principal intéressé est sur le point de proposer sa démission.

En France, le scandale prendra une ampleur encore plus particulière puisque Carlos Ghosn y était régulièrement attaqué pour son niveau de rémunération, l'un des plus important du CAC 40. Jusqu'en 2017, il gagnait 8,8 millions d'euros au titre de son poste de PDG de Nissan à quoi il fallait ajouter sa rémunération de PDG de Renault soit 7 millions d'euros. C'est en février 2018 que Carlos Ghosn a fini par accepter une baisse de 30% de sa rémunération (côté Renault), sous la pression de l'Etat français.

Emmanuel Macron « extrêmement vigilant »

Derrière le scandale, les enjeux économiques et industriels de cette affaire sont considérables. Au point que le président de la République a dû intervenir en marge d'un déplacement à Bruxelles assurant que le gouvernement serait « extrêmement vigilant » quant à « la stabilité » de Renault, dont l'Etat détient encore 15% du capital. Emmanuel Macron a précisé qu'il serait attentif à la stabilité du groupe mais également à celle de l'Alliance. Pour les investisseurs, la stabilité de l'Alliance repose depuis trop longtemps sur l'autorité charismatique de Carlos Ghosn. Ils craignent que la pérennité de cette union ne survive pas à son chef d'où leurs demandes répétées d'un plan de succession. Carlos Ghosn n'a que très partiellement répondu à cette attente en acceptant de nommer, début 2017, un PDG chez Nissan, Hiroto Saikawa, se contentant de présider le conseil d'administration, puis plus récemment, en nommant un « COO » (numéro 2) à la tête de Renault en la personne de Thierry Bolloré.

Il a fallu que le gouvernement français par la voix de son ministre de l'économie, Bruno Le Maire, se joigne à celle des marchés, pour que Carlos Ghosn accepte d'introniser un dauphin. C'était la condition pour le renouvellement de son mandat. Mais rien n'a été décidé ni prévu pour lui succéder à la tête de l'Alliance. Le patron a accepté de consacrer son nouveau mandat, commencé en mai 2018, à l'établissement d'un plan de succession qui permette de donner une visibilité au delà de son mandat mais également de ses limites d'âge puisqu'à 64 ans, Carlos Ghosn est plus près de la retraite que de la prolongation de carrière.

Lire aussi : Carlos Ghosn ou les limites du PDG "jupitérien"

Son arrestation au Japon a totalement précipité ses plans, et la chute de l'action Renault est proportionnelle aux enjeux industriels encourus par le constructeur automobile français. Le modèle économique du groupe français repose quasi-exclusivement sur son alliance avec Nissan. D'abord, les bénéfices du japonais ont largement contribué à sauver les résultats financiers du français pendant la crise financière de 2008. La valorisation boursière de Renault était d'ailleurs à peine supérieure à la valeur de sa participation de 44% dans le capital de Nissan. Ensuite, Renault partage avec Nissan la plupart, et de plus en plus, de ses plateformes. Ainsi, sur la plateforme CMF on retrouve neuf modèles dont le très juteux Qashqai, le Kadjar, Mégane, Koleos, Talisman...

L'Alliance prévoit de partager 80% de la production mondiale de l'ensemble de ses marques (Renault, Dacia, Lada, Nissan, Infinity, Alpine, Mitsubishi...) sur des plateformes communes, soit des économies de développement considérables. Au-delà, c'est aussi une série de brevets que l'Alliance partageait notamment dans la voiture électrique dans laquelle Nissan avait pris l'initiative bien avant Renault. Il en sera de même dans la voiture autonome, l'intelligence artificielle... Mais également dans les nouvelles mobilités dans laquelle Carlos Ghosn a pris l'initiative d'une très forte offensive. Cette stratégie est développée dans chaque groupe mais elle est pilotée par l'Alliance, sous la direction d'Hadi Zablit. L'Alliance est donc un ciment organisationnel majeur, mais il a le défaut d'être excessivement centralisé autour d'un même homme.

Le Japon fidèle à Ghosn mais pas à Renault...

Les Japonais ont déjà montré qu'ils resteraient loyaux à Carlos Ghosn mais pas nécessairement à Renault. En avril 2015, lorsque l'Etat français est brutalement monté dans le capital du constructeur automobile français afin d'imposer les droits de vote double en assemblée générale, Nissan avait lancé un très sérieux avertissement, indiquant qu'il était inconcevable pour une entreprise japonaise d'être contrôlée par un Etat étranger. L'Alliance est alors au bord de la rupture !

Plus grave, les forces sont largement déséquilibrées entre Renault et Nissan et le rapport de force est clairement défavorable au Français. Le Japonais pèse quasiment deux fois plus lourd et le rapport de force s'est largement creusé après la prise de contrôle de Mitsubishi par le seul Nissan. Si Carlos Ghosn s'est targué d'être à la tête du premier constructeur automobile mondial avec 10,6 millions de voitures par an, devant Toyota et Volkswagen, la réalité est beaucoup plus triviale : l'Alliance n'est en rien un groupe intégré et les synergies, si elles sont importantes ne sont pas suffisantes pour rendre « indétricotables », selon le mot de Carlos Ghosn, cette Alliance. « Toutes les synergies industrielles actuelles sont parfaitement configurables dans le cadre d'un simple partenariat industriel », souffle à La Tribune un analyste fin connaisseur du secteur.

La démission imminente de Carlos Ghosn de la tête de Nissan posera obligatoirement celle de la direction de l'Alliance. Les Japonais voudront certainement imposer un des leurs avec l'argument légitime de son poids économique mais il y a fort à parier que le gouvernement français s'y opposera absolument, rappelant le rapport de force actionnarial, factuellement favorable à Renault qui détient 44% de Nissan, et seulement 15% en sens inverse (et sans droits de vote). La presse a toutefois entrevu une solution en la personne de Didier Leroy, cet ancien collaborateur de Carlos Ghosn, devenu membre du Comité Exécutif de Toyota Motors avec le titre de Vice-Président. Ce Français, très bon connaisseur du secteur automobile japonais, pourrait dès lors être l'homme de la situation. Très sollicité par les médias, ce dernier a jusqu'ici opposé une fin de non-recevoir. La déchéance de Carlos Ghosn pourrait avoir changé la donne. Du moins, la question de sa succession revêt désormais un caractère d'urgence absolue.

Une conjoncture défavorable

Pour noircir un peu plus le tableau, cette affaire survient au moment où le secteur automobile mondial arrive au bout d'un cycle haussier historiquement long. Le marché automobile américain est arrivé à un plus haut et est condamné à stagner voire à régresser un petit peu. En Chine, les croissances à deux chiffres sont définitivement derrière elle. En octobre, le premier marché automobile du monde a même baissé de 11%. En Europe, le marché est proche de son niveau d'avant la crise, tandis que le marché s'est retourné en Amérique Latine.

De plus, l'inflation de normes anti-pollution partout dans le monde nécessite plus que jamais de trouver des synergies en R&D, sous peine de voire ses marges fortement impactées comme l'a récemment annoncé BMW. Carlos Ghosn se targue trop souvent d'avoir bâti une alliance industrielle mondiale, il sera pourtant comptable de son effondrement si celui-ci survenait au plus mauvais moment et que ce soit finalement ses 470.000 salariés dans le monde qui soient les premières victimes...

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a écrit le 22/11/2018 à 6:47 :
le gouvernement francais est il vraiment surpris?
après avoir tordu le bras des japonais pour n´avoir aucun droits de vote et limiter la participation dans Renault des japonais mais se gaver sur nissan et mitsubishi...

la patience est un plat qui se mange froid. les japonais vont maintenant changer les règles.

meme sort chez fincantieri dans quelques mois...
Réponse de le 23/11/2018 à 9:06 :
1/ En 99 l'état Français possédait 44% de Renault et au Japon aucune levée de bouclier à l'arrivée salutaire de Renault pour redresser Nissan. Dans ces conditions les 25% de Macron 15 ans plus tard ne sont qu'un pretexte stratégique.

2/Renault à fait un très bon placement et en a récolté un énorme bénéfice lorsque a son tour la crise à fortement compromis de résultats en 2007/2008 il n'y a aucune contrepartie a attendre en retour. C'est un placement financier et industriel dont Renault a eu la chance de se placer en tête. C'est le capitalisme, l'économie de marché, appelez ça comme vous voulez.

3/ de toute façon c'est plié Renault a déjà perdu le contrôle de Nissan en Renault a ses droits au conseil. C'est un acteur muet désormais.
a écrit le 21/11/2018 à 12:45 :
Carlos a rachete 10% d'actions Nissan?
a écrit le 21/11/2018 à 7:59 :
Le fisc nippon est tres severe en cas de malversation a son encontre. Ghosn vient de prendre 10 jours de ballon.....en attendant l'amende qui sera tres salee.
Peut-etre cela lui permettra de mediter sur le sort de tous les ouvriers francais mis sur le carreau par son intermediaire, on peut rever.
a écrit le 20/11/2018 à 20:58 :
Il est bien regrettable que l'avenir d'un grand groupe industriel dépende d'un seul homme providentiel. Le pont d'or qui lui est offert permettrait de recruter, pour le même prix, deux ou trois managers extrêmement compétents, et honnêtes de plus. Il est regrettable aussi que l’État qui possède 15 % du capital Renault, ait toléré salaire et stock-options stratosphériques. Au pays du soleil levant, après l'échec, le Hara-kiri ?
a écrit le 20/11/2018 à 19:31 :
Avec 16 millions d'euros, cela ne suffisait pas sans compter les actions et tout les avantages payés par la boite !
Tout ces patrons ont leurs émoluments multipliés par 20 depuis 40 ans et ils sont tjrs gagnant, ils arrivent à faire les résultats demandés ils ont le bonus qui explose, ils sont virés, ils ont un beau parachute doré comme prime départ qui est négociée d'avance à leur embauche. Et le quidam de base, il connait la baisse de son niveau de vie, pour certain la précarité quand ce n'est pas le chômage et la déclassification.
a écrit le 20/11/2018 à 19:18 :
Il a eu le tort après avoir redressé NISSAN et MITSUBITSHI (plusieurs milliards de gains) de vouloir augmenter le capital de RENAULT dans l'association avec N&M.Cela n'a pas plu aux JAPONAIS et ils ont tout fait pour le détruire.
Cela me rappelle le premier tour de la présidentielle ou tout a été fait pour détruire FILLON.
Dans les deux cas c'est le peuple de FRANCE qui paie ou qui paiera.
a écrit le 20/11/2018 à 14:10 :
Fraude fiscale : entre la demande de vérification et la réponse du fisc français , il aura fallu 2 heures (DEUX!) . C'est vrai que c'est un premier de cordée qui ne fait , pour Macron, que de l'optimisation fiscale .
Réponse de le 21/11/2018 à 9:33 :
A l'époque où il était ministre de l'éco, Macron avait déjà Ghosn dans le nez, inutile de dire que sa situation fiscale a dû à l'époque être scrutée à la loupe à Bercy.... et que son dossier fiscal doit avoir été assez épluché pour, effectivement, pouvoir donner une réponse en 2 heures.
a écrit le 20/11/2018 à 12:29 :
quand on sait que certain ministre dee finances octroie des faveurs a certain
patrons
qui va enqueter en France pour verifier que rien n'a été fait de frauduleux
ce qui prouve que le modele que l'on nous propose est pouris
des taxes pour les salaries et des passe droit pour les dirigeants
a écrit le 20/11/2018 à 11:58 :
Bruno Le Maire veut des preuves: encore une fois aurait il dû se taire car cela prouve qu'en France, la Justice laisse échapper des informations , que l'Etat laisse divulguer ? Pourquoi vouloir s'ingérer dans des affaires judiciaires strictement nipponnes?
a écrit le 20/11/2018 à 11:08 :
certains médias essayent de chercher qui à fait ce "coup d'état" . si Carlos Ghosn est conforme à la loi sur sa fiscalité personne ne pourrait le "destituer" . sinon encore un qui donne des conseils mais surtout ne pas se les appliquer.
a écrit le 20/11/2018 à 10:44 :
Contrairement à ce qu'écrit WEBES l'état est loin d'être majoritaire avec 16% du capital !!
environ 60% est détenu par des actionnaires privés , 15% par Nissan ..
a écrit le 20/11/2018 à 10:43 :
Ce qui se passe au Japon n'aurait jamais pu être vu en France avec son gouvernement si collaboratif qui ne désire pas être éclaboussé!
a écrit le 20/11/2018 à 10:35 :
Bizarre cette affaire, ça sent le coup monté, à plein nez.
a écrit le 20/11/2018 à 9:10 :
Cette affaire Ghosn est pitoyable ;

Au Japon Carlos GHOSN est arrêté,

en France, au Luxembourg, au Pays Bas, bref en Europe il est adulé par les politocards ...la fraude fiscale de Renault est le sport f1a
a écrit le 20/11/2018 à 8:55 :
Vu que Renault et l actionnaire majoritaire chez Nissan, je ne vois pas comment Nissan pourrait rompre l alliance unilatéralement ? La seule chose a craindre, c est la prise en main de ce problème par le "génie" de l Olympe et de son comptable en chef !
Réponse de le 20/11/2018 à 9:52 :
je partage votre avis et il faut craindre le pire sur le moyen long terme .
On peut dire ce que l'on veut sur Carlos Ghosn, c'est un vrai capitaine de l'industrie qui a sauvé Nissan.
N'est pas stratège qui veut...et la France ne voulait plus d'alliance.
Notre enarco Macron ne sait rien de l'industrie et gare aux conséquences pour la suite....
Réponse de le 20/11/2018 à 10:42 :
Majoritaire mais pas à 51% !
Réponse de le 20/11/2018 à 13:06 :
@ Bruno
Si je suis tombé sur les bons chiffres de l'actionnariat de Nissan, il est trop ventilé; Renault n'a pas besoin de monter plus. Si tout ceci est pour éjecter Renault du capital, il faudrait que Nissan fasse une augmentation de capital monstrueuse en empêchant Renault d'y souscrire, est ce que la loi Nippone le permet ???. ou qu'il y ait une OPA. Dans les deux cas cela couterait très très cher et parait irréaliste ! En lisant The Japon Time cela donne plus l'impression d'un problème de pouvoir au sein de l'alliance et de la volonté de torpiller la demande du gouv FR sur le caractère irréversible du groupement . Il y a un article "Ghosn et ses maisons" avec le commentaire d'un internaute Steve Jackman qui pourrait être un début d'explication. En tout cas comme me le disait mon ami d'analysebourses, garder dans le coin de son écran le cours de Nissan ne mange pas de pain, seulement un peu de pixel :)
Réponse de le 22/11/2018 à 6:49 :
très simple en fait. les japoanis peuvent faire comme les francais : voter des lois `al Floragne. décréter que Nissan et Mitsubishi sont des entrperises stratégiques pour le japon. comme l´a fait la France pour Renault.

et hop plus de droits de vote.... et le long manche de balayette pour la france
a écrit le 20/11/2018 à 7:55 :
Ghosn tombe parce qu'il a voulu concentrer trop de fonctions et donc trop délégué à des personnes pas forcément fiables et loyales. Le coup de poignard ici vient du management de Nissan, mais ce n'est pas la première fois qu'une telle situation se produit. Ghosn avait déjà été fortement déstabilisé par la pseudo affaire d'espionnage qui avait mené au départ du DG de Renault Patrice Pelata.
Réponse de le 20/11/2018 à 10:07 :
On a le sentiment que vu de France ce serait un complot ! L'inverse serait un scandale.
En réalité M. Ghosn tombe parce-qu'il est suspecté d’avoir, depuis l’exercice 2010, minimisé de plus de cinq milliards de yens [plus de 38 millions d’euros] sa rémunération dans les rapports financiers annuels. Il est également suspecté d'avoir utilisé de l'argent de la société à des fins personnelles. Le directeur délégué de Nissan, Greg Kelly, est également mis en cause pour avoir collaboré à cette dissimulation. Nissan avait ouvert une enquête interne sur ce dossier depuis plusieurs mois, suite à des révélations faites par un employé.
C'est incroyable cette indulgence envers lui en France alors que d'autres furent cloués au pilori pour bien moins que ça dès que l'affaire fut rendue publique. Être le pdg de Renault n'excuse pas tout. Peut-être que la justice française devrait aussi s'intéresser à lui ?
Réponse de le 20/11/2018 à 10:48 :
Mouais, encore le fait d'un "lanceur d'alerte" (manière d'embellir les termes de délateur, balance, cafard) interne. Sur ce point je suis d'accord avec Macron, on attend les preuves. Quant à la justice et au fisc français, j'ai comme dans l'idée qu'il ne leur est pas inconnu depuis quelques années...
a écrit le 20/11/2018 à 7:31 :
Pour ma part, ça "pue" le règlement de compte du staff nippon à l'égard du staff français et européens. Les nippons ont eu beaucoup de mal à supporter la tutelle. C'est un assassinat economique. L'avenir nous le dira, mais c'est mon point de vue
a écrit le 20/11/2018 à 6:22 :
45000 euros par jour, elle est pas belle la vie ?
Réponse de le 20/11/2018 à 7:33 :
c'est pas cher paye lorsque l'on fait vivre 450.000 personnes directement et lorsque l'on a 120 usines à faire tourner. Je vous en donne le double... seriez vous capable d'en faire autant ?
a écrit le 20/11/2018 à 1:03 :
Selon Bloomberg,le processus de séparation a été lancé par les japonais
a écrit le 19/11/2018 à 23:41 :
Une rupture de l'alliance serait plus une catastrophe pour Renault plus que pour Nissan, assez gros pour continuer seul sans partage de plate-formes (au fait de quel côté irait Mitsubishi ?). Même avec Dacia, Lada, Samsung, Renault aurait-il la taille critique ? Par ailleurs dans l'alliance Renault s'est spécialisé sur le diesel et Nissan sur l'essence, mais grâce à Renault Nissan a pu offrir en Europe une gamme diesel... mais le diesel n'est plus guère en odeur de sainteté en Europe... Et ils brillent tous deux par leur absence dans l'hybride et partagent leur technologie dans l'électrique. Si l'alliance rompt, et surtout si Mitsubishi tombe dans l"escarcelle de Nissan, il faudra sans doute envisager l'absorption de Renault par PSA.
a écrit le 19/11/2018 à 23:37 :
Il est possible que cette affaire d'évasion d'impôts soit véridique,mais ça paraît un règlement des comptes de la part des cadres japonais contre les dirigeants étrangers, Ghosn et un autre dirigeant étranger, sont accusés et cela quelques mois seulement après l'arrivée d'un japonais comme directeur général de Nissan. Il ne faut pas oublier que Nissan Japon a été secoué par une crise, il y a quelques mois , sur le mauvais contrôle de qualité,des voitures fabriquées au Japon et cela a fait beaucoup chuter l'action Nissan. Peut être que l'encadrement japonais veut se séparer de Renault, alors que c'est Renault qui a sauvé Nissan en 1999.
a écrit le 19/11/2018 à 23:25 :
" il sera pourtant comptable de son effondrement si celui-ci survenait au plus mauvais moment et que ce soit finalement ses 470.000 salariés dans le monde qui soient les premières victimes.."
Un pt'tit coup de mou Nabil, essaie Gibolin ça donne un coup de boost au mental!
a écrit le 19/11/2018 à 22:16 :
On a fait tomber Al Capone pour fraude fiscale... cette affaire a probablement pour origine profonde la volonté nippone de dèbarrasser Nissan de la tutelle de Renault.
a écrit le 19/11/2018 à 21:00 :
Si le nom de Didier Leroy est cité aussi vite cela veut peut être dire qu'un scénario était déjà en place pour la succession et que cette affaire de contrôle fiscal n'est qu'un prétexte pour l'accélérer et contraindre Carlos Ghosne à céder la place ..
a écrit le 19/11/2018 à 20:15 :
Circulez y a rien à voir à part eux.
A la justice, ils préfèrent le fric.
a écrit le 19/11/2018 à 19:45 :
Il se goinfre de fric et en plus fraude ! il faut le virer sans tarder de Renault !
Réponse de le 19/11/2018 à 20:46 :
C'est hallucinant...je pensais avoir tout vu, mais non, cette nouvelle dépasse l'entendement. En effet, avoir 15 millions de salaire, des avantages exorbitants, et malgré cela, tricher pour économiser des impôts.
J'espère que la vérité est moins évidente
Réponse de le 20/11/2018 à 4:18 :
A CHEVRONS. Si vous en avez le loisir, lisez un bouquin ecrit par De Closet, dont le titre est "Toujours plus" Il y disseque les comportements predateurs de ces pretendus dirigeants. C'est edifiant.
Ghosn est foutu. Au Japon, on ne plaisante pas avec les impots, comme au USA et la Coree, quand vous etes pris les doigts dans la confiture, soyez certain que l'addition est tres lourde. Peut-etre la tole l'attend. Fric ou pas.
a écrit le 19/11/2018 à 19:23 :
Et alors si le dieu Carlos Ghosn disparaît s'en est fini de Renault, n'importe quoi, ou quand les médias nous imposent des hommes providentiel pour mieux exploiter le petit peuple !!!
a écrit le 19/11/2018 à 19:15 :
Un 1er de cordé.... Macron va mettre son gilet jaune ?
Réponse de le 19/11/2018 à 19:57 :
oui, mais là c'est aussi ou plutôt un premier de gibet

la cordée du nouveau monde
a écrit le 19/11/2018 à 19:14 :
Le japonais Nissan veut peut-être se débarrasser de Renault? Les voitures Nissan sont vendues aux USA mais pas les Renault donc Nissan cartonne mais pas Renault.
D'autre par le Japon a une dérogation de D.Trump pour acheter son pétrole aux Iraniens donc les japonais vont continuer à acheter des voitures neuves alors que les consommateurs européens sont touchés par le pétrole très cher et risquent de ne pas acheter d nouvelles voitures.
a écrit le 19/11/2018 à 19:08 :
L'affaire est sérieuse. Mais gardons à l'esprit qu'il est improbable que M.Ghosn fasse lui-même sa déclaration d'impôt au Japon (en japonais?). Je ne crois même pas qu'il soit capable de relire un tel document avant de le signer..J'imagine qu'il a un comptable qui récupère les infos et documents transmis par l'entreprise notamment.. Et ensuite, les personnes qui comme lui font des déclarations dans de multiples pays sont certainement plus à même d'êtres contestées par les administrations fiscales dans leurs pratiques déclaratives.. C'est évidemment mauvais pour Renault, et mauvais pour l'alliance Renault-Nissan, donc c'est clairement une mauvaise nouvelle.
a écrit le 19/11/2018 à 17:54 :
encore un qui va devoir traverser la rue!
a écrit le 19/11/2018 à 17:31 :
Encore un de ces indispensables qui va disparaître des écrans radar. Mon Dieu, comment allons continuer à vivre ? Le monde va sans doute s'effondrer !
a écrit le 19/11/2018 à 17:23 :
Encore un x qui se prend les pieds dans le tapis .
a écrit le 19/11/2018 à 17:22 :
Renault monte qui a sauvé un Nissan qui perd un peu de terrain cette année, des jalousies peuvent être à l' origine de ce qui risque d' apparaitre dans quelque temps comme un moyen de sortir le français du jeu.
a écrit le 19/11/2018 à 16:56 :
En ce qui concerne les conséquences sur les ventes, détendez vous tout le monde hein, ce qu'a fait VW est bien pire, tricher au dépend des autorités et de leurs clients et finalement jamais ils n'ont vendu autant de bagnoles.

Et pour les actionnaires c'est classique étant donné que "Tout est bruit pour celui qui a peur" Sophocle.
Réponse de le 19/11/2018 à 22:19 :
Là je vous rejoins pour VW, ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. Reste que Nissan peut probablement vivre sans Renault, la réciproque est-elle vraie ?
Réponse de le 20/11/2018 à 13:47 :
"Là je vous rejoins pour VW"

Ca ne m'aide pas beaucoup.

"ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort."

Enfin c'est surtout VW qui a tué et beaucoup...

Nissan a été le meilleur coup de Ghosn, mais on comprend parfaitement que les japonais, honnêtes hommes d'affaires, aient envie de s'écarter de plus en plus de l'obscurantisme financier européen, même si c'est certainement sur conseils de Trump.

Il est évident que c'est très mauvais pour le business européen ce néolibéralisme nihiliste mais bon peut-être que quand l'oligarchie financière aura totalement anéantie l'économie européenne elle ira s'abattre ailleurs et de la vie pourra enfin renaitre ici.
Réponse de le 21/11/2018 à 6:59 :
"Enfin c'est surtout VW qui a tué et beaucoup..."
Je vous ai connu moins naïf, tous les constructeur ont considérablement réduit les émissions polluantes de leurs véhicules, VW inclus. Honêtement le VW gate, j'en ai rien à cirer.
Vu la joie mauvaise que certains ont eu quand cette affaire a éclaté, qui espéraient voir VW tomber de son piédestal, le fait que VW n'en soit pas mort est une nouvelle réjouissante. Le constructeur qui est vraiment mal aujourd'hui est Renault en cas maintenant très probable de rupture de l'Alliance.
a écrit le 19/11/2018 à 16:53 :
L’État s'en mêle, on est sauvés ! Y'a qu'à voir Vallourec, au bord de la falaise ce matin, ou encore Ascométal Saint Saulve rassuré en 2017 personnellement par l'Elysée quant à son avenir. Non, sincèrement on peut y aller les yeux fermés.
a écrit le 19/11/2018 à 16:51 :
Il serait bon d'attendre la version du principal intéressé.
je trouve que le N° deux de Nissan semble pressé de prendre la place.
Quand est-il des relations Renault Nissan, Nissan ne souhaite-il pas redevenir indépendant ???
Beaucoup de questions avant de connaitre la vraie vérité.
Réponse de le 19/11/2018 à 19:17 :
Oui Tout à fait d'accord avec vous.
Le PDG japonais semble très très pressé de virer le Big Boss alors qu'on n'a pas encore entendu s'exprimer Carlos Ghosn ou ses avocats.
a écrit le 19/11/2018 à 16:42 :
Là MACRON reagit vite pour le peuple des gilets jaunes on verra !!!!!!


voila ou vont les primes pour les bas salaires !!!!!!
a écrit le 19/11/2018 à 16:33 :
... et il a une voiture Diesel ?
a écrit le 19/11/2018 à 16:31 :
... et il a voitures Diesel ?
a écrit le 19/11/2018 à 16:27 :
Ghosn avait un gros très réseau lui permettant de diriger efficacement la multinationale mais même les très gros réseaux ne protègent pas de tout, la preuve.

Le pouvoir japonais n'aurait jamais pris une telle initiative sans en avoir informé les autorités américaines, c'est du business là hein, c'est du sérieux pour eux.

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