Droits de douane : l'UE adoucit ses surtaxes sur les Tesla made in China
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Les véhicules de Tesla importés de Chine ne seront pas taxés à hauteur de 9% comme prévu mais à 7,8%.
Aly Song
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Les véhicules de Tesla importés de Chine ne seront pas taxés à hauteur de 9% comme prévu mais à 7,8%.
Aly Song
L'Union européenne desserre quelque peu l'étau. Alors qu'elle a annoncé l'imposition d'une surtaxe aux véhicules électriques (VE) fabriqués en Chine, jusqu'à 35,3%, ce mardi, une source au fait du dossier a confié à Reuters qu'elle allait abaisser ces surtaxes pour deux marques.
Ainsi les véhicules de Tesla importés de Chine ne seront pas taxés à hauteur de 9% comme prévu mais à 7,8% quand ceux du constructeur chinois Geely seront réduites à 18,8% contre 19,3% précédemment, a précisé la source. L'exécutif européen avait déjà baissé le mois dernier les surtaxes les Tesla qui devaient initialement être de 20,8%. L'UE s'est refusée à tout commentaire, tandis que Tesla n'a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire de Reuters.
Cette nouvelle décision intervient après la prise en compte des informations fournies par les entreprises, a déclaré la source, ajoutant qu'un taux maximal de 35,3% s'appliquerait à SAIC et à d'autres entreprises qui ne coopèrent pas à l'enquête de l'UE. Aucun changement n'a été apporté au tarif de 17% proposé pour le géant chinois BYD.
Pour rappel, les nouveaux droits de douane s'ajoutent à ceux, standards, de 10% imposés par l'UE sur les importations de voitures. La surtaxe la plus élevée parmi les entreprises ayant coopéré à l'enquête de l'UE serait de 20,7%. Ce tarif devrait s'appliquer à certains producteurs chinois tels que Chery, Great Wall Motor Co et NIO, ainsi qu'à un certain nombre de coentreprises entre des sociétés chinoises et des constructeurs automobiles européens.
Ces droits de douane s'appliqueront d'ici fin octobre pendant cinq ans, sous réserve de nouvelles modifications et surtout de l'aval des Etats européens, très divisés sur le sujet. Ils remplaceront alors des taxes provisoires décidées début juillet. La Chine et les entreprises concernées ont eu dix jours pour présenter leurs observations, dont la Commission a tenu compte pour réviser sa proposition, qui doit encore être soumise au vote des Vingt-Sept. Ils seront mis en oeuvre à moins qu'une majorité qualifiée de 15 membres de l'UE représentant 65% de la population de l'UE ne s'y oppose.
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Pour les Vingt-sept, il s'agit de freiner les importations de véhicules électriques chinois, sans les bloquer complètement comme aux Etats-Unis avec leur surtaxe de plus de 100%. Si la France et l'Espagne poussaient activement pour des mesures proportionnées, l'Allemagne, très engagée en Chine, bataillait au contraire avec la Suède et la Hongrie contre des sanctions, craignant des représailles de Pékin.
Car Pékin ne voit évidemment pas d'un bon oeil ces surtaxes. La Chine tente de faire faire marche arrière à l'Europe et a notamment renouvelé son offre de discussions avec la Commission européenne pour aborder les frictions et tenter d'atténuer l'imposition de droits de douane supplémentaires sur les véhicules électriques fabriqués dans le pays, selon un communiqué du ministère chinois du Commerce publié mardi.
Selon ce communiqué, le vice-ministre chinois du Commerce Li Fei a déclaré, lors d'une réunion avec la directrice générale du commerce de la Commission européenne lundi, que la Chine était disposée à engager un dialogue et des consultations. Le ministère souligne toutefois que la question des taxes supplémentaires sur les véhicules électriques chinois était « complexe » et que parvenir à un accord était très difficile.
Pour tenter de faire reculer Bruxelles, la Chine a annoncé en juillet enquêter sur des pratiques commerciales de l'Union européenne (UE) jugées déloyales concernant certains produits laitiers, au lendemain de la confirmation par Bruxelles d'une fiscalité plus lourde sur les véhicules électriques chinois importés dans l'UE.
« Le ministère du Commerce a décidé d'ouvrir une enquête antidumping sur certains produits laitiers importés depuis l'Union européenne à compter du 21 août 2024 », a-t-il indiqué dans un communiqué. Elle porte sur des produits tels que le fromage frais et le lait caillé, le fromage bleu ainsi que certains laits et crèmes, a précisé le ministère du Commerce. La procédure doit durer un an et pourra éventuellement être prolongée de six mois. La Chine pourra ensuite décider d'imposer des surtaxes sur ces produits pour protéger son marché, si elle démontre que les pratiques de l'UE sont déloyales et nuisent à la concurrence.
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Et ce n'est pas la première tentative de Pékin. Ce dernier avait déjà annoncé en janvier enquêter sur une infraction supposée à la concurrence des eaux-de-vie de vin, comme le cognac, importées de l'UE et en particulier de la France, qui avait donné l'impulsion à l'enquête de Bruxelles. En juin, elle a aussi lancé une enquête antidumping sur les importations de porc et de produits porcins en provenance de l'Union européenne, des marchandises principalement produites en Espagne, en France, aux Pays-Bas et au Danemark.
(Avec agences)
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