Voitures électriques chinoises : Paris et Berlin s'opposent sur la hausse des droits de douane
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Le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz. (Photo d'illustration).
Reuters
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Faut-il imposer lourdement le géant chinois sur ses voitures électriques ? La réponse sera connue dans moins de 4 mois, date à laquelle des droits de douane supplémentaires pourraient être appliqués définitivement aux véhicules électriques venant de Chine et ce, pour une durée de 5 ans. Pour l'heure, la Commission européenne applique des droits de douane provisoires entre 17,4% sur les voitures du constructeur BYD ou jusqu'à 37,6% sur les voitures de SAIC à leur entrée en Europe depuis le 4 juillet dernier, auxquels il faut ajouter les 10% déjà en place avant cette mesure. Une décision de l'UE prise à la suite de son enquête sur les subventions massives du gouvernement chinois en faveur de son industrie automobile, lesquelles sont jugées à l'encontre des règles du commerce international.
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Les Etats membres ont désormais 14 jours pour se prononcer sur cette mesure, de même que les constructeurs visés ont 5 jours pour exposer leur désaccord. Suite à cette consultation, la Commission européenne présentera ses mesures définitives aux Etats membres et elles seront, cette fois, soumises à un vote contraignant. Les droits de douane définitifs ne pourront alors être validés que si plus de 15 pays européens sur les 27 sont favorables et que cette proposition est soutenue par des Etats membres représentant au moins 65% de la population totale de l'UE.