Dyson investit 2,3 milliards d'euros pour lancer une voiture électrique

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L'inventeur de l'aspirateur sans sac, mais également du ventilateur sans hélices, veut lancer une voiture électrique à horizon 2020.
L'inventeur de l'aspirateur sans sac, mais également du ventilateur sans hélices, veut lancer une voiture électrique à horizon 2020. (Crédits : DR)
Le groupe qui a fait fortune dans les aspirateurs sans sacs vise un lancement commercial à horizon 2020. Le projet de voiture électrique mobilise près de 400 ingénieurs depuis plusieurs années déjà et dans le plus grand secret.

L'inventeur britannique James Dyson a annoncé mardi que son entreprise investissait 2 milliards de livres (2,3 milliards d'euros) pour lancer une voiture électrique d'ici à 2020.

"Il y a deux ans et demi, j'ai commencé à développer une voiture", a expliqué Dyson devant des journalistes à Londres. Il a constitué une équipe de 400 ingénieurs qui travaillent sur ce projet, pour lequel son entreprise va investir un milliard de livres pour développer la batterie et un autre milliard pour la voiture proprement dite.

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Cet ambitieux projet, mené dans le plus grand secret jusqu'à présent, s'appuie sur "des spécialistes de Dyson et des experts de l'industrie automobile", a précisé le Britannique dans un communiqué. L'entreprise qu'il a fondée et qu'il dirige recrute "de façon vigoureuse" des talents susceptibles de l'aider à sortir un véhicule électrique de son cru, non polluant.

Dyson gardera désormais le silence

Spécialiste de l'aspirateur sans sac et des sèche-cheveux et sèche-mains électriques, Dyson ne s'était jusqu'à présent jamais invité dans le secteur des transports.

Maintenant public, "ce projet va croître rapidement", a ajouté James Dyson, tout en prévenant qu'il ne fournirait "aucune information" supplémentaire désormais afin de "garder confidentielles les spécificités de [son] véhicule".

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Il rappelle que près de 9.500 personnes meurent à Londres chaque année du fait de l'exposition à la pollution de l'air, d'après des chercheurs du King's College de Londres.

Les autorités au Royaume-Uni ont récemment fait part de leur intention, comme en France, d'interdire la vente des voitures diesel et essence sur leur marché d'ici à 2040.

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Commentaires
a écrit le 28/09/2017 à 5:40 :
il faudra avoir le salaire d'un ministre pour l'acheter
a écrit le 27/09/2017 à 18:45 :
Soyons politiquement incorrect
Cet engouement poussant l’auto,vers l’électrique va voir émerger de nouveaux et nombreux constructeurs, nouvelle technologie donc nouvelle approche industrielle,
Mais cette autocratie ayant défini, sans en avoir évalué tous les contours du tout électrique, avec des avantages mais aussi des désavantages sous estimés, plus dommageables qu’en apparence va déstabiliser pour un temps et gravement tout ce pan de l’industrie automobile traditionnelle.
Une approche plus pluridisciplinaire et pragmatique aurait été plus plus prudente d'autant que d'autres formes et moyens sont encore encore à l'étude.

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