Emissions de CO2 : Bruxelles écarte le spectre des amendes pour les constructeurs automobiles
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Ursula von der Leyen, la président de la Commission européenne.
Reuters
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C'est une sacrée victoire pour le lobby de l'automobile. Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a promis, ce lundi, d'introduire de la « flexibilité » dans la réglementation visant à réduire les émissions de CO2. Le mécanisme permettra, comme le souhaitaient la quasi-majorité des constructeurs, d'éviter le spectre de lourdes amendes s'ils ne vendent pas suffisamment de voitures électriques cette année.
La réglementation prévoie des sanctions financières si ces véhicules, qui n'émettent pas de CO2 en roulant, représentent près d'une voiture neuve écoulée sur quatre pour cet exercice. Or les Renault, Stellantis, Volkswagen et autre Mercedes en sont très loin. Au mois de janvier, la part de marché des voitures électriques a atteint seulement 15 % sur le Vieux Continent, d'après le lobby des constructeurs européens (ACEA). Ce dernier a il y a peu chiffré la facture des sanctions à quelque 16 milliards d'euros.
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Aux yeux de l'industrie automobile, ces dispositions constituent une hérésie et pourraient davantage plomber le secteur, aujourd'hui en crise. Elle estime avoir fait le nécessaire pour proposer une offre suffisamment étoffée de voitures électriques, lesquelles restent bien plus chères que leurs équivalents à motorisation thermique. Elle considère ne pas être responsable de la faible appétence des consommateurs pour les véhicules à batterie, dans un contexte de baisse (comme en France), voire de suppression (comme en Allemagne), des aides à l'achat.