L'exercice 2024 a constitué un chemin de croix pour Forvia, et Patrick Koller ne le cache pas. « L'année dernière a été une année difficile », affirme ce vendredi le directeur général de l'équipementier automobile français. À l'occasion de la publication de ses résultats annuels, le dirigeant déplore « la baisse de 2 % de la production automobile mondiale », dont le groupe a souffert. Celui-ci a vu ses ventes reculer de 1 %, à près de 27 milliards d'euros. En conséquence, Forvia affiche une perte de 185 millions d'euros, contre un bénéfice de 222 millions d'euros en 2023. Sa marge opérationnelle, elle, baisse légèrement, à 5,2 % du chiffre d'affaires. De quoi refroidit les investisseurs: le titre chutait de plus de 20%, à 8,70 euros, à l'ouverture des marchés.
À l'instar de son rival Valeo, Forvia a pâti du « ralentissement de l'électrification » en Europe, dans un contexte « d'incertitude », souligne Patrick Koller. En Amérique du Nord, l'activité a souffert du « niveau élevé des stocks automobiles », ajoute le dirigeant. Seule l'Asie, notamment la Chine où l'équipementier est très présent, affiche une dynamique satisfaisante. Sur les 31 milliards d'euros de commandes enregistrées l'an dernier, plus d'un tiers venait d'Asie. « La majorité a été signée avec des constructeurs automobiles chinois », précise Forvia dans son communiqué, citant BYD, Li Auto et Chery.