Les constructeurs chinois, nouveaux rois de l’automobile en Russie
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Des embouteillages dans le centre de Moscou.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Des embouteillages dans le centre de Moscou.
Reuters
Le marché automobile russe a totalement changé de visage. Depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, celui-ci est largement passé sous pavillon chinois, dans le sillage des départs des constructeurs européens, japonais, coréens et américains. Cette offensive des nouveaux modèles de l'empire du Milieu est tout bonnement stupéfiante. Eux qui ne représentaient que 18 % du marché en 2022, année de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, en possèdent désormais 61 % ! Et la tendance continue de s'accélérer. En 2024, les ventes des véhicules des constructeurs chinois ont progressé de pas moins de 76 %, à plus de 943 000 unités.
Plusieurs groupes ont effectué une percée. Leader du marché, Great Wall titille désormais les 192 000 ventes, contre un peu plus de 110 000 un an plus tôt. Chery a pour sa part écoulé 158 000 véhicules. Il est talonné par Geely (158 000 ventes), lequel est suivi par Changan (103 000 ventes), Omoda (50 000 ventes) et Exeed (41 000 ventes).
Cette offensive, le constructeur national russe Avtovaz en fait visiblement les frais. Cet acteur, qui possède la marque Lada, était contrôlé par le groupe Renault avant la guerre entre la Russie et l'Ukraine. Il a certes vu ses ventes progresser de 34 % à 440 000 unités l'année dernière. Mais sa part de marché a, en revanche, fondu de trois points, à 28 %. Avant la guerre en Ukraine, Avtovaz immatriculait près de 500 000 véhicules par an.
À lire également
La progression des constructeurs chinois est d'autant plus marquante que la Russie a retrouvé, l'année dernière, un niveau de ventes de 1,5 million de véhicules par an, qui était le sien avant la guerre en Ukraine. « Le marché reprend progressivement son rythme normal, constate le cabinet Inovev. Mais on est encore très loin des chiffres enregistrés durant les années de prospérité économique de la Russie (2011-2014) où le marché dépassait largement les deux millions de véhicules par an. »