La capitalisation boursière de Stellantis divisée par trois
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Stellantis se retrouve aujourd'hui dans le bas du tableau des grands constructeurs traditionnels en termes de capitalisation.
Stephanie Lecocq
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Stellantis se retrouve aujourd'hui dans le bas du tableau des grands constructeurs traditionnels en termes de capitalisation.
Stephanie Lecocq
Quelle dégringolade ! La capitalisation boursière de Stellantis a été carrément divisée par trois depuis son record d'avril 2024. C'est la pire chute d'un constructeur automobile. La valorisation du constructeur franco-italo-américain se traîne aujourd'hui à 25 milliards d'euros. Soit quatorze milliards en dessous de la capitalisation atteinte lors de la constitution du groupe début 2021 (39 milliards), à travers la fusion de PSA et de FCA (Fiat Chrysler).
Au printemps 2024, c'était encore l'époque flamboyante de Carlos Tavares, quand les analystes ne tarissaient pas d'éloges sur la clairvoyance du directeur général. Le groupe venait il est vrai d'annoncer des résultats historiques avec un profit net de 18,6 milliards d'euros en 2023 et la meilleure marge opérationnelle (12,8 %) des grands constructeurs automobiles mondiaux - ex aequo avec Mercedes. Seuls les ténors du très haut de gamme comme Ferrari ou Porsche faisaient mieux.
Mais le plongeon allait être rude. En septembre dernier, la valorisation s'était déjà repliée à 43 milliards. Elle retombait ainsi aux niveaux de début 2023. La Bourse n'avait pas apprécié que son idole, à qui tout semblait jusque-là réussir, ait affiché une marge opérationnelle en repli au premier semestre 2024 (à 10 %). En décembre 2024, juste après la démission forcée de Carlos Tavares, la capitalisation de Stellantis passait carrément sous la barre des 38 milliards.
Stellantis se retrouve aujourd'hui dans le bas du tableau des grands constructeurs traditionnels, derrière Toyota (230 milliards d'euros), Volkswagen (49,7 milliards), Mercedes (48), BMW (46,9), Honda (44), General Motors (41), Ford (37), Hyundai Motor (32). Seuls Renault (11,7) ou Nissan (7,7) font moins bien.
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L'action Stellantis a encore perdu de sa valeur depuis la nomination du nouveau directeur général, Antonio Filosa, fin mai. Certains investisseurs regrettent en effet qu'il ait fallu six mois pour que Stellantis et son président John Elkann trouvent un successeur à Carlos Tavares en interne. « Dans le contexte actuel, ces choix internes pour le poste de Directeur général, puis pour l'équipe dirigeante, n'offrent pas vraiment de catalyseur pour que les investisseurs achètent à court terme », résume Massimo Baggiani, fondateur de Niche Asset Management à Londres.
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