La menace cyber, nouveau casse-tête de l’automobile
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Aux Etats-Unis, les risques liés aux cyberattaques dans l'automobile sont devenus un sujet ultra-sensible.
Jc Milhet / Hans Lucas via Reuters Connect
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Aux Etats-Unis, les risques liés aux cyberattaques dans l'automobile sont devenus un sujet ultra-sensible.
Jc Milhet / Hans Lucas via Reuters Connect
Fini le temps où l'automobile n'était qu'affaire que de carrosserie et de mécanique. Désormais, les voitures modernes, en particulier électriques, sont de plus en plus bardées d'électroniques et de capteurs connectés à Internet. A l'instar des smartphones, toutes sont soumises à des mises à jour fréquentes en se connectant à Internet. L'automobile est, dès lors, exposée à tout l'éventail des menaces cyber. Le secteur constitue en conséquence une cible de choix pour les pirates informatiques, mafieux ou étatiques, qui voudraient espionner, voler des données, ou encore prendre à distance le contrôle d'un véhicule.
Ce danger n'est pas nouveau. Mais il préoccupe de plus en plus les constructeurs et les gouvernements dans le sillage des développements technologiques fulgurants de l'automobile. Des logiciels de conduite autonome ou semi-autonome à la multiplication des aides à la conduite (ADAS) - comme l'assistance au freinage d'urgence et les détecteurs de fatigue -, en passant par l'arrivée des assistants personnels vocaux dopés à l'IA, tous ces dispositifs sont gérés par autant de logiciels qui élargissent la surface des attaques potentielles.
À lire également
Aux Etats-Unis, les risques liés aux cyberattaques dans l'automobile sont devenus un sujet ultra-sensible. L'idée qu'on puisse, en particulier, « transformer une voiture en machine à tuer » préoccupe depuis longtemps les autorités, explique Pascal Urien, professeur à Télécom Paris et chercheur en sécurité informatique. Un événement a, selon lui, provoqué un immense électrochoc au pays de l'Oncle Sam : le piratage en 2015 d'une Jeep Cherokee par deux chercheurs américains. Non content d'activer à distance l'autoradio, la climatisation, les clignotants ou les essuie-glaces, ils ont réussi, en exploitant une faille de sécurité à distance via le réseau de l'opérateur télécoms Sprint, à couper la transmission du véhicule sur l'autoroute.