Les partenaires chinois de Volkswagen s'intéressent à ses usines allemandes
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Pour redresser sa compétitivité, Volkswagen a annoncé mi-décembre supprimer 35.000 emplois et réduire sa production en Allemagne. Ainsi, ses usines de Dresde, à l'Est du pays, et Osnabrück, au Nord-Ouest, doivent être reconverties. Des informations de presse, notamment de l'agence de presse Reuters, ont fait état ces derniers jours de l'intérêt d'investisseurs chinois pour ces sites. Ce qu'a en partie confirmé ce mardi le président du directoire du premier constructeur européen.
« Nous avons des partenariats étroits en Chine et, bien sûr, il y a eu des conversations, mais pas de décisions concrètes », a déclaré Olivier Blume, interrogé lors d'une conférence organisée à Berlin par le quotidien allemand Welt, considérant qu' « il est toujours positif que des entreprises investissent en Europe ».
Volkswagen explore en parallèle d'autres possibilités pour ces usines afin de réduire ses coûts, sans plus de détails néanmoins pour le moment. À Dresde, où travaillent environ 340 personnes, on sait seulement qu'il n'y aura plus de voitures produites après fin 2025. Et à Osnabrück, où 2.300 personnes sont employées, la production de véhicules devrait être stoppée après mi-2027, en vue d'un « autre usage » de l'usine. Au total, le groupe prévoit de réduire sa capacité de production dans plus de dix usines outre-Rhin.
L'idée d'une usine automobile allemande rachetée par un investisseur chinois a d'ailleurs été évoquée la semaine dernière par la fédération allemande des constructeurs (VDA). « Si nous voulons produire en Chine, c'est bien sûr aussi une bonne chose que les entreprises chinoises produisent en Allemagne et en Europe », a déclaré Hildegarde Müller, la présidente de cette organisation, questionnée lors d'une conférence de presse sur l'avenir des deux usines de Dresde et d'Osnabrueck. Et d'ajouter : « Cet échange mutuel crée de la richesse et des emplois dans toutes les régions ».
Actuellement, Volkswagen compte trois partenaires dans des coentreprises en Chine - SAIC, FAW et JAC - et détient une participation dans la start-up chinoise Xpeng. Aucun de ces groupes n'a toutefois de capacité de production en Allemagne, ni même en Europe d'ailleurs. Mais d'autres entreprises chinoises sont néanmoins déjà présentes sur le Vieux continent. À l'image du constructeur BYD, qui a lancé la construction d'une usine en Hongrie. Ou du producteur de batteries chinois CATL, qui a ouvert une usine de batteries en Allemagne en 2023.
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Jusqu'à présent, les constructeurs automobiles chinois ont manifesté peu d'intérêt pour la construction ou l'achat d'usines en Allemagne. Car le pays est connu pour ses coûts élevés en matière d'énergie et de main-d'œuvre, ce qui fait fuir les entreprises.
Une situation qui pose aussi problème aux constructeurs locaux. Surtout que, à ces coûts élevés, s'ajoutent une baisse de la demande mondiale et la concurrence des marques chinoises. Si bien que Volkswagen comme les autres constructeurs allemands traversent une période compliquée. « Nous devons créer des conditions pour qu'il soit possible de construire des voitures ici de manière compétitive », a lancé Hildegarde Müller.
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La fédération réclame ainsi au futur gouvernement allemand une réforme des prix de l'électricité, la réduction de la bureaucratie et la baisse des impôts sur les sociétés. Des élections législatives anticipées auront lieu le 23 février prochain en Allemagne et la question de la crise du secteur automobile jouera pour sûr une place centrale dans les résultats. Car relancer la machine allemande permettrait de donner un coup de boost à l'économie entière du pays, qui vient d'enchaîner deux années de récession. Du jamais-vu depuis vingt ans.
(Avec agences)
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