Renault-Nissan : Carlos Ghosn a-t-il été le si bon patron qu'il prétend ?

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(Crédits : MOHAMED AZAKIR)
Exilé au Liban après avoir fui la justice japonaise, l'ancien patron de Renault et Nissan, fustige ses successeurs les rendant responsables de la chute des résultats. En réalité, le bilan de Carlos Ghosn à la tête de Renault, mais également à la tête de l'Alliance, est moins flatteur qu'il ne le prétend...

Rarement, un homme n'avait orchestré un tel battage médiatique autour de sa situation personnelle et juridique. Et encore moins, quand il s'agit de celui qui reste un fugitif... Le marathon des interviews menés par Carlos Ghosn depuis mercredi dernier est un véritable cas d'école. La mise en scène de sa personne, le choix des journalistes, les choix éditoriaux de certains titres qui ont privilégié l'aspect spectaculaire à sa cavale plutôt que le fond du dossier... Tout est sujet à débat.

Mais dans ce brouhaha, un aspect interpelle : le bilan particulièrement flatteur que Carlos Ghosn s'attribue en tant que patron de Renault, de Nissan et de l'Alliance.

Jean-Dominique Senard traité "d'incompétent"

Lors de sa conférence de presse, mercredi 9 janvier, la première depuis son évasion du Japon, Carlos Ghosn a tout simplement tiré à boulets rouges sur ses successeurs. Affirmant avoir laissé à Hiroto Saikawa, PDG de Nissan, "une entreprise rentable, forte de 20 milliards de dollars de cash".

Il s'en est également pris à Jean-Dominique Senard, qu'il accuse d'avoir abîmé l'Alliance Renault-Nissan avec des mots particulièrement durs: "franchement, il n'y a plus d'Alliance", a-t-il lâché avant de mettre en cause la méthode: "il semble que toutes les décisions soient prises par consensus. J'ai géré ces entités pendant 17 ans, je peux vous dire que le consensus ne fonctionne pas, il faut forcer les gens pour avoir des synergies". "Cela fait peur quand vous avez des gens pas compétents", a-t-il adressé à l'endroit de celui qui a été parachuté patron de Renault en janvier 2019, alors qu'il achevait son mandat à la tête de Michelin. Et de prendre en témoin les marchés: "le cours de Bourse de Nissan a baissé de 10 milliards de dollars" depuis son arrestation, a-t-il déclaré.

Sans parler de sa victimisation, lui qui aurait été pris en étau entre les intérêts politiques de l'État français, premier actionnaire de Renault, et les velléités nationalistes d'un Nissan pressé de retrouver sa "japonité".

Une stratégie de volume

Dès lors, Carlos Ghosn se donne-t-il le beau rôle? Si le redressement de Nissan, lors de sa reprise par Renault en 1999, est incontestable (et incontesté), son bilan réel à la tête de Renault fait débat.

Sur le papier, les résultats de Renault lui sont pourtant favorables. Le constructeur automobile français n'a cessé de battre ses records de vente, année après année. En 2018, le groupe Renault a vendu 3,9 millions de voitures dans le monde, soit pratiquement un million d'unités supplémentaires en dix ans. Le groupe a également largement accéléré son internationalisation en consolidant ses positions sur plusieurs marchés émergents comme l'Amérique Latine, la Turquie, le Maghreb, la Russie et l'Inde. Le lancement en Chine est en revanche un échec, mais qui est surtout la conséquence d'un mauvais "timing", puisque le marché chinois s'est brutalement retourné au moment où Renault avait commencé son déploiement...

En réalité, Renault a eu le vent en poupe en raison du rattrapage des ventes après la crise de 2009. Au même moment, le groupe a bénéficié de l'impact favorable de ses nouveautés comme c'est traditionnellement le cas quand un constructeur sort de nouveaux modèles. Renault a en effet déroulé un plan produit totalement rénové avec de nouveaux codes stylistiques notamment sous la houlette de Laurens Van den Acker. La marque au losange a saturé le marché de nouveaux modèles ; jusqu'à trois par an.

Les fondamentaux structurellement affaiblis

Cette stratégie volume a été portée par Carlos Ghosn tambour battant... En réalité, cette stratégie a dissimulé un affaiblissement critique des fondamentaux de Renault, telle une lame de fond. Renault a totalement raté la marche de la montée en gamme du marché. Ce qui a impacté la baisse de la valeur résiduelle des produits Renault au moment où les offres de location longue durée, favorisées par des taux d'intérêts très bas, ont pris une place prépondérante sur le marché du neuf.

Car si le renouvellement du design a été un succès (redevenu premier motif d'achat de la marque), sur la qualité perçue, Renault a pris beaucoup de retard, y compris sur son compatriote Peugeot. Renault n'a pas su recréer un univers de marque qui aurait permis aux clients d'aller chercher les meilleurs niveaux de finition. Pire que cela, le Français a collectionné les flops sur les segments supérieurs: Espace, Koleos, Talisman, Scenic... Le Kadjar, lui, a fait deux fois moins de volumes que son concurrent de chez Peugeot, le 3008, et surtout, il n'était pas disponible en finition haut-de-gamme...

Au final, la croissance des ventes du groupe Renault ont surtout été le fait des modèles d'entrées de gamme. D'ailleurs, les ventes de la seule marque Renault ont à peine augmenté entre 2008 et 2018. Avec 2,5 millions d'unités, la marque a gagné 100.000 immatriculations alors qu'à l'échelle du groupe, le volume supplémentaire de véhicules dépasse le million d'unités sur cette période. La croissance du groupe a donc été essentiellement portée par Dacia, une marque certes très rentable, mais sur des échelles de prix très inférieures au potentiel des segments supérieurs... Autrement dit, la part des ventes de la marque Renault dans le total du groupe est passé de 87% en 2008 à 64% en 2018. Et encore, cette part serait encore plus faible en excluant les modèles Dacia vendus sous la marque Renault et attribués à la marque au losange dans les calculs.

Résultat, au premier semestre 2019, la marge opérationnelle de Renault était de deux points inférieure à celle de PSA (hors Opel), alors même qu'il profite de 5 milliards d'euros de synergies avec Nissan. En outre, le groupe a d'ores et déjà annoncé en novembre que la marge opérationnelle pour l'année 2019 serait moins bonne qu'annoncée... Enfin, la chute des cours sur les titres Renault et Nissan avaient commencé avant l'arrestation de son patron. Quelques mois auparavant, le titre du français s'échangeait autour de 98 euros, contre 67 euros la veille de son arrestation.

Le bilan de Carlos Ghosn à la tête de Renault est donc très discutable. Il a mené une stratégie de volumes très offensive, utile pour gagner des parts de marché dans les pays émergents, mais qui n'a pas été vertueux d'un point de vue de la rentabilité.

Chez Renault, il y a eu une prise de conscience. Les deux derniers lancements de la marque, la Clio et le Captur, ont tous les deux intégré cette volonté de monter en gamme. Les designers ont travaillé la planche de bord et les matières afin de gagner en qualité perçue. Ils ont également modernisé leur système de connectivité.

Même sur la voiture électrique, dont Renault a été à l'avant-garde et souvent mis au crédit de Carlos Ghosn pour sa prise de risque, le bilan est contrasté. Certes la Zoé est l'une des voitures électriques les plus vendues en Europe, mais Renault n'a pas su creuser l'écart et semble désormais à la remorque du marché. Les concurrents ont ainsi lancé des gammes électriques autrement plus ambitieuses avec notamment des SUV 100% électrique à l'image de Peugeot, DS ou encore Volkswagen.

Le cumul des mandats de l'Alliance

Enfin, dernier point essentiel, la panne de l'Alliance contre laquelle Carlos Ghosn n'a cessé de pester en l'attribuant à Hiroto Saikawa. D'après lui, le japonais a monté l'affaire avec les procureurs japonais dans le seul but de neutraliser l'Alliance et un projet de fusion. Avant d'attribuer la responsabilité de cette déchéance à la mauvaise méthode de Jean-Dominique Senard.

En réalité, Carlos Ghosn est le seul responsable de la chute de l'Alliance. Son management, sa méthode qui a consisté à concentrer les pouvoirs et à neutraliser les contre-pouvoirs à travers une organisation pyramidale, en cumulant les postes de PDG (PDG de Renault, de Nissan, puis président de Mitsubishi) a sciemment mis l'Alliance dans une situation de dépendance autour de sa seule personne, et ce, malgré les critiques. Il a fallu que le gouvernement français exige un plan de succession pour que Carlos Ghosn s'y attelle... Soit trop tard, soit en se contentant de promesses incantatoires. En tout état de cause, Carlos Ghosn n'a préparé ni sa succession, ni la pérennité de l'Alliance au-delà sa propre personne. La chute de celle-ci était donc inéluctable dès lors que son patron n'était plus aux manettes. La stratégie qui consiste à saturer les médias de communication ne résiste pas à l'épreuve des faits.

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Commentaires
a écrit le 22/01/2020 à 10:57 :
Mesdames,messieurs bonjour

Je suis effaré par toutes les annonces contradictoires concernant Mr Carlos Ghosn et je ne cherche pas à le disculpé ou a l'inculpé ,avant de le detruire ou de l'enfoncè donnons lui accès à la possibilité de ce défendre et de s'expliquer.
Vue les affaires de nos propres dirigeants et vue les articles des médias sur Mr Carlos Ghosn je suis sur qu'il n'y a plus de démocratie et de justice dans notre pays ,nous sommes dans une république bananières .
Les médias sont a la solde du pouvoir !
Merci
a écrit le 17/01/2020 à 11:42 :
Pour moi, il est comme les patrons Français, confusion entre pouvoir et savoir, et impotence masquée par le travaille de ceux qui l'entoure!

Du coup, la qualité du patron Français est celui qui consiste a être responsable pour le statut et le salaire, mais peu pour les responsabilités lorsque le problème arrive!

pour dire qu'il est question de constat !
a écrit le 16/01/2020 à 21:08 :
Il est très facile de casser quelqu'un comme Carlos Ghosn. Regardez ce que fait Carlos Tavarès chez Peugeot c'est exactement la même chose sur le plan industriel et personne ne dit rien. Oui Ghosn a été sans pitié pour redresser le groupe et l'alliance mais c'est un vrai patron. Il a fait des erreurs mais qui n'en fait pas!!! Allez diriger un tel groupe et on verra si vous serez un bisounours. C'est très français de démolir les grands patrons. Prenez leur place ensuite on discutera!!!
a écrit le 16/01/2020 à 18:54 :
Encore une analyse superficielle!!!
Il faudrait connaitre ce qu'est une entreprise , sa gestion, son pilotage pour pouvoir analyser les performances de son manager
Les actionnaires et leur degré de confiance dans le groupe sont des indicateurs les plus pertinents pour juger la qualité le la gestion du groupe
Pour le reste de ce que les Japonais lui reproche attendons la suite et évitons de
porter un jugement
J’ai connu l’homme dans ma vie professionnelle ( chez Michelin au Bresil)et l’image que j’en garde est tres loin de celle que certains medias lui donnent
a écrit le 16/01/2020 à 4:37 :
Enfin la realite sur ce menteur se fait jour. Il etait temps.
a écrit le 15/01/2020 à 23:19 :
Une petite citation d'Obama sur Carlos ? Vous allez bien trouver ça avec un poil d'objectivité.
Je ne sais pas votre âge, mais avez vous vécu la période post Ghosn dans l'automobile ? Où vendre une Renault était synonyme de vendre une Dacia ? Sauf que Dacia n'existait pas... Et dire qu'une alliance allait se faire avec Fiat/Chrysler, créant tout simplement le numéro 1 mondial.
Faites un article intéressant : parlez nous de malus écologique matraquant l'essence, expliquez à vos lecteurs pourquoi le diesel a encore une belle décennie devant lui.
Au pire, une série de démonstration de l'incompétence de l'ANTS : malus 2020 appliqué aux immat de 2019, malus 2019 appliqué aux immat 2020.

Qualifies toi un minimum grand ;)

Un professionnel de l'automobile.
Réponse de le 17/01/2020 à 4:01 :
Exact, a la revente une renault ne vaut rien.
R-S7 six cyclindres a la vente ici depuis deux ans. Aucun client. Pourquoi ? Parce que c'est renault precisement. Elle va finir a la casse.
Depuis je roule hybride made in Korea. Ca marche tres bien.
a écrit le 15/01/2020 à 22:08 :
Ce papier est le prototype de ce qui peut rendre une information puante... : aucune objectivité, des vérités toutes faites, des propos sortis de leur contexte. Journaliste, vous dites ? Pouark !
a écrit le 15/01/2020 à 21:47 :
Enfin la bonne question. 20 ans de Renault dont 3 à travailler avec "l'Alliance" de Ghosn qui n'était juste qu'un énorme pipeau. Tous les chiffres nous les sortions au hasard parce c'était l'objectif, mais les Japonais n'ont jamais collaboré. Renault a beaucoup donné. Et quand Renault récupérait de Nissan, il fallait tout modifier car inexploitable. Non, celui qui a vraiment tout changé, c'est Schweitzer. Ghosn à tout cassé, notamment l'esprit de groupe et la motivation. Bravo pour cette vraie question d'un homme sui n'a jamais inspiré le respect chez Renault.
a écrit le 15/01/2020 à 21:20 :
Bien vu votre analyse iconoclaste sur le rôle "génial" de ce mandataire social en tant que PDG depuis 2005, après avoir été salarié et subordonné de L. Schweitzer de 1996 à 2005. Il a effectivement peu pénétré le marché chinois, retournement de conjecture comme vous dîtes, mais en leur laissant beaucoup de savoir faire et en ayant longtemps erré par un marketing inadapté (choix d'y vendre dans un premier temps des Captur alors que la néo-bougeoisie chinoise préférait des autos plus statutaires), aussi il préférait l'Inde où la même erreur de marketing c'est posée. Sa réussite pour sauver Nissan, il ne faut pas oublier la fermeture de 5 usines, le licenciement ou déplacement de plus de 20000 salariés, de nombreux suicides, la fin de l'emploi à vie, la fin de nombre de fournisseurs. Mais, cela n'aurait pas été suffisant sans un retournement de conjecture commerciale aux US et en Chine, des marchés essentiels pour Nissan avant que le renouvellement de gamme soit opérationnel.
Il ne faut pas oublier le refus de CG de lancer une gamme de véhicules hybrides Renault car il n'en avait que pour le VE et laissait les hybrides à Nissan.
N'oublions pas l'affaire de pseudo-espionnage où l'Etat et la justice ont sauvé le soldat C. Ghosn sous son chantage. S'il démissionnait, il annonçait sans lui la fin de l'Alliance, des pertes pour Renault et pour l'emploi. Affaire qui n'est depuis 2011 toujours pas claire. Cela concernait le développement des véhicules électriques, où CG aurait montré de la naïveté face à son partenaire Better Place et à sa maison mère Israël Corporation qui signait des accords dans le dos de Renault avec un constructeur automobile chinois et un distributeur d'électricité chinoise pour leur proposer le Quick Drop (système robotisé de remplacement des batteries sous des portiques en stations services) et le déploiement de bornes de recharge. Cette société israélienne proposant des centrales à énergies renouvelables en remplacement de centrales à charbon chinoises. Nissan aurait eu un rôle pour des essais sur taxis Dualis (Qhasqaï en Europe) à Tokyo en présence du patron de Better Place, situation qui aurait amené le N°2 de Nissan de l'époque à être le 4ème cadre qui devait être débarqué dans cette affaire de pseudo-espionnage. Il se verra destitué plus tard à un poste honorifique au CA de Nissan. Plus tard, les batteries Nissan-Nec et les usines de batteries prévues à Flins et à Cacia au Portugal en feront les frais au profit des batteries LG Chemical coréennes mais sans usine en France. Affaire qui, après rétro pédalage de Renault et de la France face au gros yeux de la Chine accusée d'espionnage en pleine négo pour des centrales nucléaires EPR, a été instruite pour escroquerie mais, depuis 2011, n'est toujours pas jugée en correctionnel à ce jour... Cette épisode n'a pas été très glorieux pour CG et depuis cette affaire il semble qu'ayant acquis une certaine invulnérabilité judiciaire et politique, sa cupidité ne se soit pas arrangée.
Sur Dacia, comme pour l'origine de l'Alliance, c'était L. Schweitzer qui a été visionnaire, sans oublier les ingénieurs de Renault comme feu Detourbet, Michel Balthazard par exemple et bien d'autres qui ont ou donnent encore toutes leurs compétences pour cette entreprise malgré les conjonctures mondiales très fluctuantes et difficiles. Cela dans un contexte souvent incohérent de surechères à l'empreinte carbone, à des normes drastiques et de taxation en France et en Europe qui peuvent être mortifères pour nos constructeurs français...
a écrit le 15/01/2020 à 20:06 :
Je trouve ce papier dégueulasse . Une commande ?
a écrit le 15/01/2020 à 19:50 :
"C'est avoir tort que d'avoir raison trop tôt", voici mon commentaire prophétique datant de Mars 2017, disponible sur le net :

Ghosn jouit d’une image presque christique dans la presse en tant que « sauveur de Nissan » dans un récit fantasmé et auto-alimenté par lui-même […]. Ce qu’il veut juste, c’est passer devant Toyota et Volkswagen pour montrer "qui a la plus grande", avant de partir à la retraite et achever ainsi sa légende de plus grand des patrons (d'où la course aux volumes donc). Ghosn est une imposture privilégiant systématiquement Nissan à Renault. Compte tenu du fait que c'est Renault qui détient Nissan (avec 42% des parts) et que c'est donc le plus grand actionnaire de Renault (à savoir l'État avec plus de 20%) qui est au final le maitre de l'alliance, Ghosn a subtilement et progressivement renversé le poids de l'alliance vers les Japonais (en leur accordant une grande autonomie, en menaçant l'État actionnaire de tout interventionnisme car sinon les Japonais ne seraient pas contents, en donnant les meilleurs marchés à Nissan notamment la Chine dans sa stratégie de couvrir toute la planète avec les différentes marques...) faisant ainsi des Japonais le plus grand contributeur et de loin de l'alliance en terme de volumes de véhicules et de résultats financiers (ndlr cf. évolution des 2 marques sur la période 2005-2019)

Tout cela pour un seul but : perdurer à son poste, tout contrôler et s'arroger tous les privilèges notamment en terme de rémunérations (8M + 8M = 16M.) auxquels l'État et les actionnaires français voyaient régulièrement d'un très mauvais oeil (ndlr cf. vote consultatif de l'Assemblé des actionnaires refusant une hause de remuneration de Ghosn que le Conseil d'administration n'a pas suivi, conseil d'ailleurs qui comptait la femme de Blair, un industriel de pharmacologie mais pas beaucoup d'ingénieurs ou de managers auto... un conseil à sa main en somme). Il a su par glissements successifs se rendre indispensable, mettre au pas tous les collaborateurs (d'où son arrogance et son mépris en interne) et faire le vide des éléments qui pourraient lui faire de l'ombre (Pelata et Tavarès en tête). [Edit : Monsieur pouvait ainsi voyager à son bon vouloir sur toute la planète à bord du Gulfstrem (jet-privé) de l'alliance et se reposer ainsi dans les innombrables villas achetées et mises à disposition par Nissan à Beyrouth ou Rio de Janeiro... certainement justifié dans le cadre de son travail de PDG n'est ce pas..)

En somme, voici la liste des raisons non-exhaustives qui auraient déjà dû pousser l’Etat à le virer et mettre Pelata ou Tavares à son poste, depuis bien longtemps :
– affaire d’espionnage bidon,
– investissement coûteux, irraisoné et trop anticipé dans l’électrique,
- création d'une co-entreprise (Nissan NEC) pour la construction des batteries, ayant coûté plusieurs milliards de cash (!) et qui a été abandonné en cours de routr car en retard technologiquement, pour se fournir désormais chez les Coréens de LG Chem,
- plateformes de la LEAF et de Zoé différentes (!) un comble alors que les économies d’échelle étaient une priorité pour la rentabilité du projet électrique,
- Renault dernière grande marque généraliste à débarquer dans le gigantesque marché Chinois depuis l’année dernière seulement (ndlr 2016) ! Incompréhensible !,
- Renault cantonné à des marchés difficiles (Inde…) et en crise (Russie, Brésil…) pendant que Volkswagen vend 2 millions de véhicules en Chine et à fait l’impasse sur l’Inde…,
- investissement à fond perdue dans un très grand malade, le Russe Lada (ndlr le retournement du marché n'étant toujours pas arrivé depuis), pendant que Fiat reprend Chrysler pour une bouchée de pain (Jeep, Dodge, RAM...) et génère aujourd’hui des milliards de bénéfices et que Nissan lui a droit aux grands marchés et à… Mitsubishi (Renault n'ayant pas participé à la monté au capital sur décision de Ghosn),
– absence de Renault sur le marché lucratif américain alors que Nissan pourrait l’y aider avec sa grosse part de marchés US et ses milliers de concessions,
– partenariat avec Daimler Mercedes qui a été fait au profit d’Infiniti (marque Premium de Nissan, partage usine au Mexique) plus que pour Renault qui en avait pourtant besoin, notamment en terme de motorisation pour son haut de gamme (Scénic, Espace, Talisman…) et moins pour sa citadine Twingo (moteur partagé avec les Smart, ainsi par ailleurs qu’un accès technique á l’électrique donné par l’alliance à Smart)… (ndlr à relativiser avec l'arrivé en 2019 d'un nouveau moteur commun de 1.6)

Enfin, ne pas oublier que c'est l'ancien patron Louis Schweitzer et non pas Ghosn qui est à l'origine du programme Entry du groupe (Dacia et gamme low-cost de Renault en dehors de l'Europe), avec l'ingénieur-mathématicien : le regretté Gérard Detourbet.

Tout ceci bien évidemment ne peut pas être soulevé par un gouvernement, absent et à l’ouest de toutes ces considérations, ni même par la presse qui vit en grande partie des annonces publicitaires qui leurs sont massivement achetés par les constructeurs automobiles…

[Édit 2020 : Voilà tout cela sans mentionner la cérémonie de Versailles "en l'honneur soit disant de l'alliance" qui s'est déroulé comme par hasard le jour de son 60ème anniversaire. Voilà un être qui s'est toujours senti au dessus de tout et de tous, teinté de l'arrogance des puissants et se défendant avec l'énergie et la conviction de quelqu'un qui croit sincèrement être dans son bon droit. Cet article de La Tribune, l'oeuvre d'un specialiste de l'industrie auto est de salut public (merci) et montre vraiment les défaillances de l'ensemble de la caste journalistique qui depuis bien trop longtemps n'est devenue qu'un simple relai du discours des puissants...]
Réponse de le 15/01/2020 à 20:30 :
Du grand n' importe quoi qui reprend les poncifs éculés qui surgissent souvent, trop souvent sur commande dans la presse spécialisée. Renault a été porté à la première place que l' échiquier automobile par un CG visionnaire ne vous en déplaise et largement premier dans l' électrique. Pendant ce temps nos voisins allemands avec leurs lunettes en culs de bouteilles fraichement débarqués du dieselgai!-gate s' essaient sûrement au scoubidou ? au lieu d' apprendre à dépolluer leurs autos. L' exposition est aujourd'hui' qui telle que leurs boites vont virer 40 000 personnes à partir de 2020 pour avoir loupé le coche de l' électrique pendant qu' ils se planquaient sous les nuages de ce même dieselgai!-gate en mode non c' est pas moi, mais c' est les autres, non c' est pas vrai, c' est des menteries. Alors entre les deux, je retiens le résilient C Goshn que les intrigues des uns et des autres n' ont toujours pas réussi à faire tomber et qui ne fait que commencer à les turlupiner.
Réponse de le 15/01/2020 à 20:33 :
Excellent, tout à fait d’accord ! Pour être précis et compléter un peu ce qui a été dit : les Japonais sont nationalistes, il suffit de voir le taux d’immigration (qui au regard de l’expérience Française n’est pas forcément une mauvaise chose).
Mais du fait de l’importance prise par Nissan dans le poids de l’alliance grâce à la politique prônée par Ghosn, les Japonais ont crû pouvoir s’émanciper de ceux qui les avaient pourtant aidé en 1999, en prenant l’excuse des droits de vote doubles du Ministre Macron pour se libérer de Renault avec la complicité de cadres, dirigeants et politiques au plus haut sommet de l’Etat Japonais. À l’image de ce qui s’est passé avec Alstom et pour lequel Macron devra un jour rendre des comptes, c’est une guerre économique qui nous est encore une fois livré ici...
a écrit le 15/01/2020 à 18:54 :
On peut conjecturer tout ce qu' on veut sur Gohsn, c' est lui qui a amené Renault à la pole positon en 2018 et l' aurait très probablement tenue si l' état français n' avait pas niqué les japonais de Nissan en doublant les droits de vote pour Renault dans l' Alliance. En résumé, non seulement Macron a niqué les japonais mais il est seul responsable des dégâts causés à Goshn et Renault. D' ailleurs tout ce que touche Macron descend aux enfers.
Réponse de le 15/01/2020 à 19:43 :
Cet article comme beaucoup d'articles dans ce pays essayent de discréditer CG alors qu'il y a belle lurette qu'il n'a plus rien à prouver. Les résultats sont là et ils sont têtus car ils montrent l'excellence de CG.
Tous cela pour masquer l'essentiel, à savoir que le seul et unique responsable de ce désastre s'appelle Macron comme l'a si bien démontré J.J. Netter : "Il faut remettre toute l’affaire dans son contexte. Les dirigeants de Nissan ont toujours eu du mal à reconnaitre qu’ils avaient été sauvés par un étranger. C’est de plus Emmanuel Macron, quand il était à Bercy, qui a organisé en 2015 la montée de l’état au capital de Renault en empruntant des titres au moment de l’assemblée et en instituant un droit de vote double sans même prévenir le président du groupe. Carlos Ghosn ne voulait pas à l’époque de fusion entre les deux entités Renault et Nissan, d’autant plus qu’il commençait à s’occuper personnellement de Mitsubishi. L’intervention d’Emmanuel Macron a créé encore plus de défiance de la part du management de Nissan. C’est encore l’état qui a nommé Thierry Bolloré aux commandes de Renault pour l’évincer 9 mois plus tard. C’est toujours l’état qui dans le cadre du rapprochement envisagé avec FCA a imposé sa position négative au conseil d’administration de Renault alors qu’il ne possédait que deux administrateurs, les quatorze autre ayant voté pour l’opération."
a écrit le 15/01/2020 à 18:48 :
Bravo à Nabil Bourassi :c'est lui qui nous avait alerté le 13 juin 2017 ici même avec son excellent article :" scandale explosif chez Renault-Nissan" , 2 ans et demi déjà , et le personnel politique français fait toujours semblant de ne pas savoir ce que Ghosn faisait de l'argent du groupe...
Réponse de le 15/01/2020 à 19:09 :
Tu t' es vu quand t' as bu à gueuler les poings à la lune et tout cabossé de partout ?
a écrit le 15/01/2020 à 18:43 :
"Notamment des SUV 100% électrique"...Quel est l' intérêt, de tels véhicules si ce n'est de les vendre chers? Ils n'ont aucune raison d'usage ou économique.
La voiture électrique ne peut être qu'une transition, elle se devrait d'être simple, peu chère, fonctionnelle.
a écrit le 15/01/2020 à 18:35 :
Bravo à Nabil Bourassi :c'est lui qui nous avait alerté le 13 juin 2017 ici même avec son excellent article :" scandale explosif chez Renault-Nissan" , 2 ans et demi déjà , et le personnel politique français fait toujours semblant de ne pas savoir ce que Ghosn faisait de l'argent du groupe...
a écrit le 15/01/2020 à 18:03 :
Vous oubliez que la conception et le développement des derniers produits Renault (Captur et Clio) datent de l'ère Ghosn ! Donc Renault lui doit cette nouvelle stratégie de montée en gamme (même si trop tardive).
a écrit le 15/01/2020 à 16:45 :
Lorsque l'alliance battait des records de profit, personne ne posait la question de l'efficacité de la gestion Gohsn. On vantait ses mérites, ses méthodes étaient plébiscitées, enseignées dans les meilleures universités et faisaient l'objet d'ouvrages d'experts etc...

Maintenant que le Japon et la France l'ont viré, ils veulent le faire passer pour un mauvais dirigeant.

C'est proprement scandaleux.
Réponse de le 15/01/2020 à 18:42 :
Non, il y a eu des points forts dans sa géstion (synergies) mais beaucoup de points faibles qui sont bien résumés dans l'article.
Politique du bas de gamme, investissements très importants dans l'electrique sans que cela ne debouche sur un avantage competitif au moment où ça demarre vraiment, faiblesse globale de la marque Renault, dépendance autour de sa seule personne...
Le changement de PDG aurait été necessaire de toute façon.
Réponse de le 15/01/2020 à 19:31 :
seuls les 1er de cordée, en gros les "experts" et les enseignants des "meilleures universités" et les pseudo-politiques a l'Elysée ou au gouvernement, peuvent avoir plébiscité la manière d'exercer la gouvernance d'une "alliance", ce mot est important
contrairement à ce que pense M. Ghosn, il s'agissait d'une "alliance", et donc on ne se comporte pas en maître absolu dans une "alliance"
concernant le refus de Ghosn d'un poste chez GM (et là il s'agit de ma part d'une opinion), c'est qu'il n'a pas eu le courage de s'attaquer à ce challenge, GM avait besoin d'un excellent "cost killer" à l'époque (ce qu'était Ghosn) car en faillite mais ghosn savait qu'il ne tiendrait pas très longtemps après la restructuration :
pour rappel c'est le maitre de la comm (Ghosn) qui le dit lui-même :
Carlos Ghosn a confirmé ces propos dans un entretien accordé à CNN : « Il m’a proposé le poste et j’ai décliné. Pour une raison simple : l’industrie automobile traverse l’une des pires crises de son histoire (…) Ce n’était pas le moment de partir »
je pense que Ghosn est un excellent exécutant mais pas un dirigeant visionnaire
et comme dis dans cet article, rien que le fait qu'il corrèle la baisse de la cotation boursière à son départ montre qu'il a juste un égo surdimensionné (depuis avril 2018, Renault avait perdu 30% de sa valeur quand il s'est fait arrêter en novembre 2018, Mitsubishi et Nissan avaient elles aussi vu leur cotation gravement se dégrader sur la même période)
Merci M. Bourassi enfin un journaliste qui se pose des question
a écrit le 15/01/2020 à 16:42 :
A la lecture du bouquin de Matthieu Suc Renault nid d'espions le comportement de C Goshn s'apparente à celui de Kermitt et les 40 voleurs !!!
a écrit le 15/01/2020 à 16:42 :
A la lecture du bouquin de Matthieu Suc Renault nid d'espions le comportement de C Goshn s'apparente à celui de Kermitt et les 40 voleurs !!!
a écrit le 15/01/2020 à 15:36 :
Que voilà un article qui fait du bien!Une analyse à froid,un autre son de cloche,rare mais quand on l’entend c’est signe d’un peu plus d’impartialité .
Quand a carlos le forum est ouvert,même depuis Beyrouth.....et sans conseillers de com,ça coute cher et dans ce cas précis a exactement l’effet inverse au but recherché ! ça fait mauvais genre.
a écrit le 15/01/2020 à 14:00 :
Tout le monde a cru en CG au début comme cost killer charismatique, mais le doute s'est installé depuis avec la pseudo affaire d'espionnage et les éliminations successives de prétendants au trône. CG s'est pris pour le démiurge de l'alliance avec les travers qui vont avec (Versailles, structure suspecte aux PB). Il ne faut jamais oublier qu'un PDG est un salarié qui s'il mérite quelques égards ne doit pas s'arroger des pouvoirs léonins sinon il s'expose silencieusement à la rancoeur et in fine à la vengeance de ses plus fervents thuriféraires.
a écrit le 15/01/2020 à 12:47 :
pendant 17 ans il c'est fait un cocon bancaire pour lui , plus je regarde sa tête dur les photos plus il na pas d'honnêteté ,il crois ses mensonges ,il est inintéressant ,Ghosn ne mérite aucune retraite ,il n'est pas en France , le Liban est à la ruine endetté jusqu'au coup , l'état ne sais plus quoi faire ,en plus la cerise sur le gâteau ,Ghosn débarque sans cri égard )=)=)=)=)=
a écrit le 15/01/2020 à 12:13 :
Bon article du point de vue français. On peut aussi penser que la stratégie était de faire du Renault, voiture du peuple, à l'échelle planétaire et notamment en visant les pays émergents. Nissan était aussi nativement positionné sur cette stratégie. Quant à la collaboration opétationnelle interentreprise, une méthode bien connue est le holding industriel, une autre est l'unicité des équipes managériales. Quand les liens capitalistiques sont illisibles avec des participations croisées, des attributions préférentielles de droit de vote, des susceptibilités nationalistes exacerbées, l'unicité du management, plus simple à gérer, moins bureaucratique, paraît préférable. Mais aucune des modalité ne peut éliminer les trahisons.
a écrit le 15/01/2020 à 12:02 :
Il faut bien distinguer le chef d'entreprise pragmatique et qui a su faire monter des compétences remarquables en terme de pilotage que Carlos TAVARES a su mettre en application chez PSA et le personnage qu'il est devenu depuis qu'il a refusé justement le poste chez GM.
Il refuse le poste en 2009, il fait sauter PELATA en 2011, il modifie l'exécutif en profondeur au détriment de présence japonaise, il batit une stratégie de volumes au détriment des marges, se contentant des dividendes versés par Nissan sur les dernières années. Pour moi, il y a vraiment deux périodes GHOSN. Et la dernière, à l'image de son interview, est clairement teinté d'égo-centrisme vers la personnalisation de sa réussite et non celle du groupe dont il porte la charge d'execution.
A sa décharge, l'affaire des droits de vote double et l'électrification.
a écrit le 15/01/2020 à 11:46 :
vu l'etat ou il a emene son groupe, on peut difficilement penser que c'est du au hasard
a écrit le 15/01/2020 à 11:34 :
Ah, la machine à déboulonner les idoles se met en marche. On ne se demandera pas sur le"conseil" de qui, cela mettrait encore un peu plus de boue sur les murs. Il est évident que personne ne peut tout réussir, dans un parcours aussi long que celui de Carlos Ghosn, mais encore eut-il fallu le dire à temps à temps, ce qui ne fut pas le cas lorsqu'on relit les anciens commentaires laudatifs des media français à son égard. Mais fidèles à leur habitude, ils enfourchent volontiers les trompettes de Jéricho, lorsque la viande est un peu moins fraiche, et plus facile à mâcher. Toute la différence entre le chasseur discret et le charognard bruyant.
Réponse de le 15/01/2020 à 14:20 :
Chut, vous avez raison, mais il ne faut pas dire que les médias francais crient haro sur le baudet lorsque la bête est à terre.
Il fallait déboulonner Goshn il y a trois ans en prennant en coöpte sa personnalité. Le ministre de l'économie d'alors, (Mais qui cela peut-il bien être) ne s'y est pas réellement attelé il avait mieux à faire et lorsqu'il s'y est mis cela a été mal fait. on reconnais la méthode pied nickelées, pur produit d'une grande école francaise située à Strasbourg.
a écrit le 15/01/2020 à 11:03 :
Bravo pour cet article courageux car la communication actuelle de Carlos G. mérite d'être nuancée.
L'Alliance a commencé avant Carlos G. mais il faut lui reconnaître le mérite d'avoir su la développer et d'avoir ainsi contribuer à internationaliser davantage Renault et Nissan.
Cependant la course aux volumes pour la seule gloire du PDG qui visait le titre de n°1 mondial est stupide si elle oublie que dans un monde capitaliste, il faut d'abord être durablement rentable.
Et Carlos G. n'a jamais montré qu'il avait la passion des belles voitures, d'où son désintérêt pour le premium (Infinity n'est pas en forme) et pour la montée en gamme des marques généralistes.
La situation actuelle de l'Alliance est difficile et Carlos G. en est largement responsable car les plans "produits" se préparent 5 ans avant les sorties de véhicules. Mais, en tant que Français, on ne peut que souhaiter le redressement rapide de l'Alliance car elle est devenue vitale tant pour Renault que pour Nissan ou Mitsubishi.
Et pour conclure : pourquoi Renault n'a-t-il toujours pas remplacé M. Bolloré ? Ce poste serait-il non stratégique ?
a écrit le 15/01/2020 à 10:58 :
Je trouve la presse francaise bien complaisante à l'égard de Carlos Ghosn.
Bravo a Mr Bourassi d'avoir eu l'audace d'afficher un point de vue distinct. J'ai passé 17 ans dans le groupe Renault. Personne ne peut retirer à Carlos Ghosn le bilan de redressement de Nissan mais N Bourassi a parfaitement raison pour la suite.
J'ajoute que je lis la presse économique depuis 25 ans et je n'ai aucun souvenir qu'un CEO de ce niveau la ait fait des déclarations planétaires pour indiquer que le groupe dont il a eu la marche n' plus ni plan produit ni technologies. D'un point de vu industriel, ce n'est pas sérieux car les produits et les technologie se développent sur des cycles de plusieurs années.
Et en supposant même qu'il ait raison, la déclaration de C Ghosn représente un véritable trahison morale vis a vis de dizaines de milliers de salariés dont il a eu la charge pendant 20 ans. C'est immoral. Carlos Ghosn ne peut plus figurer au Panthéon des grands patrons.
a écrit le 15/01/2020 à 10:32 :
Quel mauvais patron, en effet! Pourtant j'ai lu que la General Motors lui avait fait une proposition; il ne devait donc pas être si mauvais. Par ailleurs, avoir l'Etat français comme actionnaire d'un côté et des japonais très à cheval sur les convenances de l'autre n'est certainement pas une sinécure. En attendant, combien le peuple français a-t-il perdu dans la montée au capital de Nissan?
Réponse de le 15/01/2020 à 11:58 :
GM, l'entreprise qui a perdue 20 milliards en 15 ans avec Opel ! Je ne suis pas sur que ce soit une référence même si GM reste un très grand constructeur. Le marché américain est également moins concurrentiel et contraignant en terme de norme que le marché européen, ce qui aide quand même pas mal GM sur ce grand marché US. Pour le reste, effectivement, entre l'état français actionnaire et le protectionnisme voire plus du Japon, il faut quand même reconnaître à Gosn la qualité d'avoir tenue autant d'année sans trébucher.
Réponse de le 15/01/2020 à 11:59 :
GM, l'entreprise qui a perdue 20 milliards en 15 ans avec Opel ! Je ne suis pas sur que ce soit une référence même si GM reste un très grand constructeur. Le marché américain est également moins concurrentiel et contraignant en terme de norme que le marché européen, ce qui aide quand même pas mal GM sur ce grand marché US. Pour le reste, effectivement, entre l'état français actionnaire et le protectionnisme voire plus du Japon, il faut quand même reconnaître à Ghosn la qualité d'avoir tenue autant d'année sans trébucher.
a écrit le 15/01/2020 à 10:09 :
A force de parler de lu,i les médias nous gonflent tout en gonflant sa grosse tête! Quand cela va t'il finir?
a écrit le 15/01/2020 à 10:09 :
Certaines personnes ont du mal à comprendre ce qu'elles lisent : monsieur Bourassi commente des faits avérés, en quoi cela vous pose-t-il problème ? D'autre part, comme je l'ai déjà dit, quand une personne se soustrait à la jutice, de quelque pays que ce soit, c'est au mieux un fugitif, mais surement un renégat qui met en scène sa propre personnalité pour faire oublier les véritables faits de gestion. Avoir monter un des premiers groupes mondiaux automobile, oui c'est bien, être convenablement rentable, c'est de très loin ce qu'il y a de mieux... Toyota par exemple n'a pas disputé la première place au groupe VW pour préférer assurer sa rentabilité. L'alliance est un colosse aux pieds d'argile et sa construction est tout aussi étrange : pas de comité de surveillance capable de faire contre pouvoir au PDG ? dans une structure d'une telle importance, c'est très bizarre. Airbus possède un tel organe qui est indispensable pour éviter les potentielles dérives d'une équipe dirigeante qui deviendrait mégalomane. Tout le monde doit rendre des comptes, sauf chez CG...
a écrit le 15/01/2020 à 9:57 :
Je trouve votre article très à charge contre Ghosn. Je ne crois pas qu'il ait traité Senard d'incompétent. Il visait plutôt l'état actionnaire et ses cohortes de technocrates qui le représentent au conseil d'administration de Renault, qui n'ont pas de compétences d'industriels et prennent des décisions dont ils ne seront pas tenus responsables.
a écrit le 15/01/2020 à 9:17 :
Bonjour,

Pour avoir de tels propos, quelle est l'expérience de Monsieur Nabil Bourassi en gestion d'entreprise ?

Merci

Excellente journée

Christian PIRE
Réponse de le 15/01/2020 à 13:57 :
Commentaire insipide de votre part...car s'il ne fallait parler que de ce que l'on a exercé alors un instituteur ne pourrait plus faire cours dans beaucoup de domaines...et vous mêmes ne pourriez pas commenter un article de journal n'étant pas vous même journaliste
Réponse de le 15/01/2020 à 16:21 :
Je ne savais pas qu'il fallait avoir été
- ingénieur être journaliste automobile
- politiciens pour être journaliste politique
- créateur de mode pour être journaliste de mode
- cinéaste pour être journaliste cinéma
- militaire pour faire du journalisme de guerre
....
C'est juste le principe du journalisme de rapporter des faits sans avoir spécialement les compétences techniques dans ledit domaine.
Donc Mr Bourassi fait son travail de journalisme , ne vous en déplaise
a écrit le 15/01/2020 à 8:37 :
Non ce n'est pas ça la question, la question c'est de savoir s'il méritait autant de faveurs de nos dirigeants politiques de là à lui louer Versailles pour son mariage mégalomane.

On est bien chez les fous mais ne rigolons pas si Ghosn est parti les dirigeants politiques lui ayant accordé ce délire sont toujours là eux.
a écrit le 15/01/2020 à 8:24 :
C'est un point de vue qui peut-être inversé point par point. L'avenir nous le dira !
Réponse de le 15/01/2020 à 9:08 :
non, c est argumenté. Ghosn n a pas ete visionnaire chez renault. Sur la voiture electirque il s est fait doubler par un nouveau venu (tesla) . Sur la voiture autonome il est carrement absent.
Dacia est une initiative d un de ses predecesseur (Schweitzer) il ne fait que recueillir les fruit du passé. Et comme l explique l article, il a privilegie le volume a la qualité, d ou les pb de renault maintenant...
Le fait qu il soit megalo et qu il ait voulu tout concentrer entre ses mains n est aussi pas niable. c est sur que vouloir se construire une position indeboulonnable est humain mais c est surement pas l interet de la societe.

Quant a sa vision de l alliance, ca ne m etonne pas que les japonais lui ait savonne la planche. si vous pensez que vous obtenez quelque chose des gens uniquement par la contrainte, vous etes comme Staline et vous allez souvent mal finir

Pour l echec chinois, on peut pas trop lui en vouloir. C est sur qu il auraiut pu y penser plus tot mais arriver au moment ou le marche se retourne c est aussi pas de chance

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