Les mauvaises nouvelles s'enchaînent dans le secteur de l'automobile. Ce jeudi, c'est au tour de Nissan de publier de mauvais résultats, couplés à un « profit warning » et à d'importantes restructurations. Le géant nippon de l'automobile a fait état d'une nouvelle baisse des ventes au deuxième trimestre. Celle-ci chutent de 5%, à près de 3.000 milliards de yens (18 milliards d'euros), tandis que les analystes s'attendait à une baisse de 4%. Son bénéfice d'exploitation, lui, dégringole de 85% à près de 32 milliards de yens (190 millions d'euros). Il s'avère deux fois moins important qu'escompté. Sa marge opérationnelle se situe, pour sa part, à seulement 1,1%, contre 6,6% à la même période il y a un an.
En d'autres termes, c'est une sacrée douche froide pour Nissan et ses actionnaires. Son état-major a, dans la foulée, annoncé d'importantes restructurations pour retrouver le chemin de la croissance. « Face à la gravité de la situation, Nissan prend des mesures urgentes pour redresser ses performances et créer une entreprise plus légère et plus résistante, capable de s'adapter rapidement aux évolutions du marché », précise la direction dans un communiqué.
Nissan va, très concrètement, tailler à la hache dans ses effectifs. Le groupe annonce la suppression de pas moins de 9.000 postes. Nissan, qui dispose d'environ 133.000 salariés dans le monde, ne précise pas quelles géographies sont concernées. Le constructeur entend réduire sa production globale de 20%.