Renault lance un programme de stockage stationnaire

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Ce stockage stationnaire est conçu à partir de batteries de voitures électriques qui seront assemblées dans des conteneurs.
Ce stockage stationnaire est conçu à partir de batteries de voitures électriques qui seront assemblées dans des conteneurs. (Crédits : Groupe Renault)
Baptisé "Advanced Battery Storage", ce programme consiste à bâtir des unités de stockage d'une capacité de 60 MWh qui seront installées en France et en Allemagne. Objectif : faciliter l'intégration des énergies renouvelables au sein des réseaux électriques.

Fort de son succès avec la Zoé, le groupe Renault poursuit sa route dans le domaine de la mobilité électrique. Avec son programme "Advanced Battery Storage", la marque au losange se positionne à présent sur le créneau des installations de stockage stationnaire d'électricité exclusivement à partir de batteries pour véhicules électriques.

Point fort, ces unités auront, à terme, une capacité d'au moins 60 MWh. Soit la consommation journalière de 5.000 foyers. Une capacité qui, selon Renault, n'a encore jamais atteinte en Europe. Les premières installations seront réalisées début 2019 sur trois sites en France et en Allemagne. À savoir à l'usine Renault de Douai (Nord) et à celle de Cléon (Seine-Maritime) ainsi que sur une ancienne usine à charbon en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. La capacité de stockage sera ensuite progressivement étendue au fil du temps jusqu'à compter 2.000 batteries de voitures électriques. Le nombre nécessaire pour atteindre, voire dépasser, le seuil des 60 MWh.

Des batteries assemblées dans des conteneurs

L'intérêt, c'est gérer dans le mix énergétique les écarts entre la demande d'électricité et la production d'électricité à partir d'énergies d'origine renouvelable ou intermittente. Ce stockage stationnaire est conçu à partir de batteries de voitures électriques qui seront assemblées dans des conteneurs.

Le dispositif va utiliser non seulement des batteries en seconde vie mais aussi, en complément, des batteries neuves qui pourront venir en secours pour de futurs usages en échange standard, lors des opérations après-vente sur les voitures électriques en circulation.

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Relire la première partie : "Voiture électrique : l'Europe saura-t-elle livrer la guerre des batteries ?"

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Commentaires
a écrit le 13/10/2018 à 10:48 :
L'idée est cohérente, une batterie non chargée se détruit au fil du temps (faudra dans le marché de l'occasion refuser comme pour les vélos électriques les soldes de véhicules ayant trop trainé chez le revendeur, ou pas assez kilomêtrés, lol!)
a écrit le 12/10/2018 à 9:57 :
Une bonne façon d'utiliser les batteries devenues un peu "faibles" pour l'usage routier, à l'autonomie déjà réduite quand elles sont neuves.
Une évolution du smart-grid, pour atténuer l'intermittence des production énergies électriques, ça serait, pour les compléter, de prélever de l'énergie des batteries de voitures branchées au chargeur quand y une pointe de demande sur le réseau (soir) puis les recharger ensuite en heures creuses. Quand y aura plusieurs millions de véhicules électriques ça en fera de l'énergie stockée sur roues. Il faut que les boitiers de recharge puisse fonctionner dans les deux sens, et que ce soit géré (par Linky ? Il embarque des relais 'secs', me semble).

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